‹ Les eaux minérales de la FranceChapitre 154 sur 173 · NÉVROSES · texte numérisé non relu

NÉVROSES

Les névroses appartiennent à cette classe d’affections qui ré- ‘clament impérieusement la médication thermale. L'économie, profondément troublée tantôt dans sa sensibilité (hystérie), tantôt dans sa motilité (chorée) et tantôt dans son élément moral (hypocondrie), a besoin tout à la fois des propriétés physiques ct chimiques des eaux, et de la bienfaisante influence des heureuses conditions qui se rencontrent aux stations thermales.

Le système nerveux demande à être distrait, qu'on nous passe l'expression, des souffrances morales et physiques qui l’assiégent, et pendant que de douces jouissances ramènent l'esprit du malade vers des idées d'espérance et de bonheur, il faut appeler à la surface cutanée la surabondance d’influx nerveux qui entretient la névrose.

Pour arriver à ce but, les routes sont différentes : tantôt on s’adressera aux sources faibles et peu minéralisées, telles que Suint- Sauveur, le Vernet, Bourbon-Lancy, Baugnères-de-Bigorre, ete.; tantôt, au contraire, il sera utile de produire une forte dérivalion, et alors on recourra à A, Atlevard, Foncaude, Ussat, Lamalou, etc.

Le traitement externe, on le comprend, aura jei le pas sur la médication interne. Les bains, les douches y joueront un grand rôle, soit par leur température, soit par leur durée, soit par leur force ; souvent même, pour que la secousse soit plus énergique, on appellera à son aide la douche écossaise, dont Paction dérivatrice est si puissante, grâce aux alternatives rapides du chaud et du froid.

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