PARALYSIES MÉTALLIQUES
Les progrès de la science ct de Pindustrie tendent à rendre lesparalysies métalliques de plus en plus rares. Cependant diverses professions sont encore condamnées à l'emploi de ces agents meurtriers, le plomb et le mercure surtout, et fournissent encore chaque année de nombreuses victimes au martyrologe de l'industrie.
Les malheureux ouvriers frappés ainsi de paralysie trouvent dans les eaux chlorurées sodiques, Balaruc, Bourbon-l'Archam bault, Plombicres, Uriage, etc., des ressources précicuses, que leur offrent aussi les eaux sulfurées à haute température, telles que Ar, Luchon, Amélie, Vernet, ete, etc.
PARALYSIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE. (Voir Atrophie
musculaire progressive.)
PARALYSIE MUSCULAIRE RHUMATISMALE, (Voir Rhumatisme et Afrophie musculaire rhumatismale.)
PARALYSIE PARAPLÉGIQUE.
On donne d’une manière générique le nom de paraplégie à la paralysie des membres inférieurs. De même que l’hémiplégie emporte toujours l’idée d’une lésion organique du cerveau, de même la paraplégie suppose une altération de la moelle épinière,
Cependant 1l est. loin d’en être toujours ainsi.
Les membres inférieurs péuvent être frappés de paralysie sans que la moelle épmière présente la moindre altération dans son tissu ; on prend alors la lésion fonctionnelle pour une lésion organique. |
Ces paraplégies sont dites paraplégies essentielles.
Nous les avons successivement passées en revue sous les noms de paralysies consécutive, hystérique, infantile, localisée, etc. ; nous n’y reviendrons pas ici.
En cette place, nous ne devons nous occuper que des paralysies liées à une lésion de la moelle épinière, et que nous appellons paraplégiques, de même que nous avons conservé l’épithète d'hémipiégiques aux paralysies dépendant d’une lésion cérébrale,
L'étude physiologique et pathologique de la moelle épinière est couverte encore de trop d’obscurités pour conduire à des indications thérapeutiques précises. Il est incontestable, en présence des difficultés presque insurmontables que présente le diagnostic, qu'on a dû rapporter à une lésion organique du cordon rachidien bien des troubles purement fonctionnels de la motilité et de la sensibilité, et que par suite une confusion regrettable a dû s’introduire dans la thérapeutique.
Nous n’essayerons pas, dans les limites et les conditions de cet ouvrage, de jeter quelque jour sur une question aussi complexe.
Mais, sans sortir des bornes qui nous sont imposées, nous
dirons que les eaux minérales paraissent ant contreindiquées dans les cas où la paralysie tient à une cause mécanique, telle que déplacement des vertèbrès, tumeurs intra ou extra-rachidiennes, etc.
Cependant M. Lhéritier prétend avoir réussi quelquefois, avec les eaux de Plombières, à dissiper des paralysies dépendant de déviations rachidiennes ou de caries vertébrales.
La myélite où inflammation de la moelle épinière est, le plus ordinairement, l’affection-mère des paraplégies. L'état aigu de la myélite est une contre-indication formelle à l’emploi des eaux minérales,
Mais, lorsque les symptômes d’acuité se sont dissipés, on pourra avec avantage recourir aux eaux chlorurées sodiques fortes (Balaruc, Bourbon-l’Archambault, Bourbonne, Lamotte, Niederbronn), oy aux eaux suifatées (Évaux, Miers, Bagnèresde-Bigorre, Ussat, Bagnoles, etc.) , ou aux boues minérales (Saint-Amand), où aux eaux chlorurées sodiques faibles à haute température (Plombières, Néris, Bourbon-Lancy, Luxeuil, ete.)
Les bains de mer doivent également trouver place dans cette énumération, et M. Gaudet assure avoir eu à se louer souvent des bains de mer froids accompagnés de copieusés affusions.