CAUTERETS
Classément chimique....... Sulfurées sodiques. — physique. ....., Thermales.
— géographique ... Hautes-Pyrénées.
Analyse chimique.
LA RAILLIÈRE. k
lit. Sulfate de soude ..,.. 0.044917 1. 0.004 Chlorure de sodium .. 0.049576 ————— | Acide silicique....... 0.061097 gr. Barégines sé ai DONUT...... eee ve +": 0.094487 | Potasse caustique... traces. LES NES ES 0,000%15 | Ammoniaque...,.....
--Soude caustique. ..... 0.003396 7 …{Sulfure de sodium... . 0.019409 s 0.182718 (LONGCHAMPS.)
On ne va guère à Cauterets que pour sa santé. Quoique située dans ‘la jolie vallée de Lavedan, cette station thermale est "à 907 mètres au-dessus du niveau de la mer et ne possède guère
1 Chemin de fer de Paris à Bordeaux, de Bordeaux à Peau et de Peau à Cauterets en passant par Luz et Pierrefitte.
‘pour l'exercice des malades que la grande route de Pierrefitte et la promenade du Parc. Sans doute Cauterets n’est pas deshérité de ces sites charmants dont les Pyrénées sont si riches, et il suffit de nommer le lac de Gaube, la Grange de la reine Hortense et les Cascades du pont d’Espagne ; mais ces sites sont à de grand: distances et d’un accès quelquefois difficile, surtout pour des asmathiques et des rhumatisants.
Les plaisirs du monde y sont également inconnus, et les suscès obtenus à Cauterets n’y sont point dus aux distractions et aux amusements qui ailleurs prennent une si large part dans la vie des eaux. |
Pourtant l’établissement thermal est propre et commode ; il possède douze sources servant à alimenter 130 baignoires et 44 douches, dont la chaleur varie de 30 à 48°50.
Les douze sources, toutes distantes du village, se doivent diviser en deux groupes : les unes à lorient du bourg, les autres au midi. Les premières sont désignées par les noms de César, des Espagnols, de Pause, de la Reine, de Brazaud et de Rieumiset ; les secondes sont connues sous les noms de /a Raillière, du Pré, du Petit-Saint-Sauveur, du Bois, des Œufs" et de Mahourat.
L'établissement du village est alimenté par les sources de César et des Espagnols, qui y ont été amenées d’une grande hauteur. Dans le trajet qu’elles parcourent, ces eaux perdent une partie de leur principe sulfureux ; ainsi César, à son point d’émergence (200 mètres au-dessus de l’établissement) marque au sulfhydromètre 11°,5 de sulfuration, et ne marque plus à son arrivée à l’établissement que 7°,5:; les Æspagnols, au lieu. d'émergence (150 mêtres au-dessus de l'établissement) marquent 12°,5, et à l’arrivée dans l'établissement l'eau 1 ne marque plus que 9 degrés.
“Mais cet inconvénient est grandement compensé par les avantages que l’on retire des bains de pied à courant continu que ces travaux d’embellissement ont permis d’éteblir ; la durée de ce bain ne dépasse pas 10 minutes et constitue un nouvel agent thérapeutique précieux.
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Les sources de César et des Espagnols sont les plus excitantes de Cauterets; leur activité les fait particulièrement em- « ployer dans Je traitement des maladies qui ont besoin dêtre fortement douchées : rhumatismes, scrofules, dermatoses, etc. La source de la Raïllière, située à 1600 mètres de Cauterets, a été mise récemment en facile communication avec le village et doté d’un établissement contenant 17 baignoires, des douches et une buvette. — C’est la source la plus renommée de Cau- ferets. —Son eau, dont la température est de 38°,65, jouit d’une grande réputation dans le traitement des catarrhes chroniques, des affections du larynx et de la phthisie commençante ; mais la longue expérience de M. Buron, médecin de l’établissement, rectifie ce qu'a de trop exagéré cette dernière opinion et con- firme ce que savent tous ceux qui se sont un peu occupés des eaux minérales, que la phthisie fuberculeuse est toujours aggravée par la médication thermale : « Nous ne saurions trop répéter, dit M. Buron, dans l'intérêt de la science et de l’huma- nité, que les eaux sulfureuses des Pyrénées, entre autres, la source de la Raïllière tant célébrée contre les maladies de poiurine, n'ont réellement d'efficacité que dans cet état morbide où la phthisie paraît imminente, mais sans complication de tu» bercules ; car j'ai la certitude, fruit d’une longue expérience, que lorsque les tubercules ont fait‘quelques progrès, si faibles qu'ils soient, les eaux sulfureuses des Pyrénées ne peuvent qu'en hâter le développement et la marche. »
Thérapeutique. — Les maladies qui sont traitées à Cauterets peuvent se classer dans l’ordre suivant d’après leur fréquence : catarrhes bronchiques chroniques, rhumatismes musculaires et fibreux, gastralgies, laryngites et pharyngites chroniques, der- matoses, rhumatismes articulaire et nerveux, asthmes secs ner- % veux, entéralgies, hémophthisie passive et métastatique, et état morbide qui paraît disposer à la phthisie tuberculeuse.