OU DÉPOSÉES CHIMIQUEMENT PAR ELLES
Les eaux souterraines, qu'elles soient à Tétat liquide ou*à rétat de .vapeur , dissolvent ou déposent des substances variées.
L'eau de source la plus limpide n'est, pour ainsi dire,
jamais chimiquement pure. Elle tient en dissolution diverses
substances, dont les plus répandues sont les suivantes : des
gaz, oxygène, azote, acide carbonique ; des chlorures ; des
sulfures; des carbonates; des nitrates et des silicates —
sels à base de chaux, de magnésie, de soude, quelquefois
de potasse; des substances organiques.
Malgré la présence constante de ces corps dans les eaux,
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on réserve, par opposition au nom de sources potables ou ordinaires j et sans que la délimitation des unes et des autres soit toujours bien nette, celui de sources minérales à celles qui, en raison de la nature ou de la proportion de leurs principes salins, peuvent être employées comme agents thérapeutiques. Ce même nom d*eaux minérales est souvent étendu aux eaux qui, sans contenir une proportion remarquable de substances dissoutes, présentent une température élevée, les rendant susceptibles d'applications analogues. On les qualifie plus justement d'eaux thermales.
Celles-ci présentent souvent une constitution chimique encore plus variée que les sources froides. Cependant il est des cas où la proportion de substances étrangères qu'elles tiennent en dissolution est très faible et bien inférieure à celle de beaucoup d'eaux potables. C'est ainsi que les sources si fréquentées de Plombières, de Gastein, de Pfeffers et de Barèges ne contiennent par litre que O^'jS, 0«',3, 0«',12 et 0'',11 de matières dissoutes; tandis qu'il en existe dans les sources de Belleville, à Paris, 2*^,52; on peut en trouver dans certaines eaux de pluie jusqu'à 0^',H par litre.
A mesure que l'analyse chimique devient plus précise, le nombre des corps reconnus dans les eaux souterraines ou déposés par elles va en augmentant.
Nous énumérerons succinctement ceux qui sont actuellement connus.