FILONS MÉTALLIFÈRES
L'étude du régime des eaux nous a donné l'occasion de signaler (tome I, p. 280 à 289) la situation sur des filons métallifères des sources thermales de Plombières, de La Malou, de Néris, de Bourbon-La ncy, de Sylvanès, de TrébaSj de Balaruc, de Badenweiler^ de Kautenbach, de Freyberg, de Carlsbad, de la Tolfa, et de Hammam-Rhira en Algérie.
Dans ce dernier pays on pourrait citer également celles de Guelma^ qui ont 52% à proximité des filons de plomb; celle qui jaillit à Milianah d'un filon de cuivre pyriteux très récent, puisqu'il coupe le terrain tertiaire moyen"; celles de Hammam-N'baïls, province de Constantine, sortant du terrain crétacé, à côté du gîte de zinc auquel elle a donné son nom '.
Parmi les nombreuses failles qui traversent les contreforts du Morvan, il en est une qui termine le massif vers l'ouest, en faisant buter le terrain jurassique inférieur contre les
* Fournel, t. I, p. 187.
* Ville. Notice wr le* provinees d'Oran et d Alger ^ p. 193. ' Annaleê dee mines, 0* série, t. XX, p. 24.
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terrains porphyriques. Elle donne passage aux sources de Saint-Honoré, à son intersection avec un filon de porphyre (ligure 28), et sur le prolongement des filons barytiques el
Flf. 18. — Plan dm Murcei thermale* S S de Kiiul-Uiuioré (Niéire). y, ennite; :. Olonc da parpbirre ; Tp, lemin terlialre lupérjsuri A, illuvions; K F, tiillc thurmilc. — D'ipr^i H. VMiia.
fluorés du Vernay. On trouve en effet de nombreuses veinules pyrîteuses avec quartz corné dans le porphyre de
Fljc. tt.— Source thcrmiIeS rencontre dini la mine de Buel-Setaa.enConiiiaiillM. Scb, Khiitei dils killdj; ï, dfke de porphyiei t f, QIdd miuiurère coupA et rejeté pir le DIdd f (. — D-iprti II. Àrlhur Pbilllpi.
l'établissement, et de la fluorine derrière les bains, au pied même de l'escarpement'.
> Vilain. BuIttliH de la Sociéié giologirptt, 3* série, 1. Vil.
FILOKS MÉTALLIFÈRES.
En Comouailles, les travaux exécutés à la mine de Huel- Seton, près Camborne, ont fait jaillir à une profondeur de 292 mètres une source thermale à 55° qui profite du
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flion, à un point où il est coupé par un lilon croiseur (fig. 29).
Le filon de Comstock, figures 30 et 31, dans l'État de Nevada, est célèbre par l'énorme quantité d'argent et d'or
180 CONDITIONS DA:iS LESQUELLES LES EAUX SOUTERRAINES S'ÉCHiUrFENT.
qui en est sortie depuis 1851, époque où il a été attaqué, valeur qui au 50 juin 18S0 s'élevait à 1550 millions de francs.
La température des eaux qui affluent dans les travaux a toujours été assez élevée : ù la profondeur de SOS mètres elle a atleint 70°. En même temps le volume des eaui devenait extrêmement considérable et s'élevait annuellement à 4 200 000 tonnes'. C'est, pour le dire en passant, un grand obstacle à l'exploitation ; car la température de l'air des galeries atteignant 47% les mineurs ne peuvent y tra-
vailler que peu de temps et moyennant un rafraîchissement artificiel obtenu à l'aide de blocs de glace, ainsi que par une pluie d'eau froide convenablement dirigée. Pour écliaufîor à partir de la température moyenne du lieu une telle quantité d'eau, ainsi que l'air qui circule dans les galeries, il faudrait, d'après le calcul de M. le professeur Church, de rOhto, une quantité totale de 55 560 tonnes de charbon.
On s'est demandé si cette chaleur provenait de l'oxydation de pyrite ou de la kaolinisation de la roche voisine. Il parait
• Forth Annual report oflke Vniled Slalet geological Swvfy, ISU, p. 3D3.
* OuTnse précité, mluroe de 1ST0.