BADE
Echeilr des lon^ieurs Echelle des hauteura.
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Fig. 33. — Coupe montrant les conditions géologiques dans lesquelles jailliasent les sources thermales de Bade (grand-duché de Bade). 1, schistes de transition; H, grés houiller ; G, grés rouge (rothliegcnde) ; y, granité qui forme un pointement cunéiforme, conjointement avec les schistes, dans cette partie de la vallée. — D'après M. F. Sandberger.
du nord de la Forêt Noire paraissent, comme celles des Vosges méridionales, avoir été préparées par des fractures en rapport avec les pointements d'où jaillissent les eaux thermales.
Dans la chaîne des Pyrénées, le granité forme, comme on le sait, de nombreuses protubérances qui se sont fait jour au travers de roches stratifiées d'âges divers. C'est surtout sur la limite terminale de cette roche cristalline et des schistes anciens que se montrent les sources thermales si nombreuses de cette chaîne. A Bagnères de Luchon, elles sortent d'une zone d'enchevêtrement de roches granitiques et de schistes micacés, probablement métamorphiques et
184 COSOmOSS DANS LESQUELLES LES EAUX SOUTKRnAlNES S'ÉCHAUrPENT.
pour la plupart dans it: granité. Elles jaillissent par une série de lithoclases dirigées en moyenne N. 27' 0. C'est dans ce massif que des galeries de captage ont été exécutées avec un développement considérable, de manière à atteindre la plupart des sources à leur point d'émei^ence. La plus chaude, la source Bayen, a 66*.
Les sources des Eaux Chaudes dont on vient de parler, comme jaillissant d'une faille, méritent d'être mentionnées
Fig. 51 — Plin dM tonrcei de CiulereU. y, granile; I, l«rr>in da Iraniitioii métamorphique i
A, illuvlon. La ligna ali eil dirïtiée lud 70* auetl. — D'ipréi une connu uoica lion obligcinta do H. Gennau.
ici, une masse de granité intercalée formant une des parois de cette faille.
A Cauterels (Hautes-Fyrénécs)' les sources thermales dont la température varie de 45 à 54* se divisent en deux groupes (fig. 54 et 55).
1* Le groupe des sources du sud, comprenant ta Rail> 1ère, le petit Saint-Sauveur, le Pré, Mauhourat, les Œufs et le Bois. Toutes ces sources jaillissent du terrain granitique. Les travaux faits autrefois à la source de Mauhoura
■ D'aprta une obUgeanM communication de H. Genrean.ioginlnir en chef detraJOH.
CASSURES DIVERSES; POLtTESEMS CU.lElFORUES. 185
ont établi que le granité y était recoupé par trois séries de diaclases parallèles.
2* Le groupe des sources de César, de Pauze et des Elspagnols, situé au sud-est de Cauterets, sur le versant de la montagne du Bois. Ces sources ont leurs points d'émergence dans le terrain de transition métamorphique, ptiyllades, calcschîsles, etc., qui recouvre te granité de la montagne deRiart. Le terrain de transition, qui est à ciel ouvert sur
t'Ig. K. — Coape dirige* du H.-E. a I, lerriJa da traniUion méUmorii taux mloérdea. — ITiprés H. Gcamu.
le versant de la montagne du Bois, se cache sous des atterrissements, à la hauteur de César-Vieux. Les suintements des eaux sulfureuses qui s'élèvent de la roche de transition ont cimenté les atterrissements superposés à cette roche et les ont rendus imperméables comme on l'observe, d'après H. François, à l'aval de beaucoup de sources sulfureuses sodiques des Pyrénées. A ce groupe se rattache la source de Rieumîzet.
D'après d'Archiac', toutes les sources thermales des Cor-
■ Mimoin* de la SociéU géologique, t. TI. 1856, p. 430.
bières et celles de la vallée de TÂude, depuis les volumineuses sources d'Alet ou Aleth et de Campagne jusqu'à Ginols dans le bassin de Quilian, comme celles des Bains de Rennes, dans la petite vallée de Sal, sont en rapport avec des dislocations ou des failles traversant des roches secondaires ou tertiaires inférieures et semblent en être la conséquence. En ce qui concerne en particulier les deux sources thermales de Campagne, il n'est pas douteux qu'elles ne soient liées aux dislocations du groupe d'Âlet.
En appendice, nous placerons, d'après M. Choffat S les nombreuses sources thermales qui, en Portugal, jaillissent au voisinage d'éruptions d'ophite et de teschénite. Elles se présentent dans des vallées anticlinales, bordées presque toujours par des collines appartenant au jurassique supérieur, dont le fond est occupé par des roches rouges à quartz bipyramidé et mica, rappelant les phénomènes dits ophitiques bien connus en Espagne et sur le versant français des Pyrénées.
Parmi les sources sortant de fractures évidentes nous mentionnerons encore celles de Pfeffers ou Pfàffers, près de Ragatz, qui jaillissent au fond de la fracture si sauvage et si imposante où mugit la Tamina. D'après Escher, ces sources sortent de schistes et de calcaires nummulitiques, à la fois par des diaclases que Tœil peut suivre jusqu'à plus de 150 mètres de hauteur, à cause de l'oxyde de fer qui les enduit, ainsi que par les surfaces de séparation des couches, sur une longueur de plus de 150 mètres. Il est à noter que la sortie des sources n'est qu'à 2 kilomètres du sommet de la Calanda.
I Bulietm de la Société géologique, 3* série, t. X, p. 284, 1882.