‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition auChapitre 19 sur 60 · I MUNICH · texte numérisé non relu

I MUNICH

tig. M. — ProQI de Hanich [partie inrérieure de 11 ttlle| et de It villée de l'Iur puisnt par Bur. A. Argile lertiatre imperméable (Flini], G. Grarier diluTieq qui lui eit superposé et qui conlient une nippe d'eau douce, le proBl eat indiqué par la ligne NN qui alimenle la WHirce S, alnii que de nombreui piiiU ; plUEieun ronge* ff en ont Cait reconnaître les allures. I.ci baulaun sont i une échelle 100 tois plui grande que les distance* boriionUlet.

M. Gumbel, quand les érosions du plateau de gravier atteignent l'argile sous-jacente nommée /Itnz, comme il arrive

dans les vallées de l'Isar et du Mangfall, il se produit une source (fig. 40) .

La figure 41 montre comment cette disposition se repro-

ScatMideOi^defc

Echelle

1 2 5 vKm

Fig. 41. — Disposition de trois groupes de sources aux environs de Munich, appartenant à la

Tallée de l'Isar el au Gleisenthal, d'après M. Gumbel.

duit dans trois groupes de sources appartenant à la vallée de risar et au Gleisenthal, qui ont été spécialement étudiés, au point de vue de l'alimentation de Munich.

HoUaiide. — A part la nappe phréatique du terrain diluvien, on rencontre çà et là, dans les collines de gravier diluvien de la Hollande, des sources à des niveaux très différents. Elles paraissent être toujours en relation avec

des couches argileuses, qui arrêtent l'eau de pluie, et à la surface desquelles cette eau s'écoule, pour apparaître au jour sur le flanc des collines. Beaucoup de sources tarissent dans les étés secs ; elles disparaissent parfois à la suite de déboisements et on les a souvent compromises, en perçant la couche d'argile qui les soutient.

iMmdjnm et ae* eaviroM. — NoH Seulement le gravicr constitue aux environs de Londres un réservoir souterrain facilement accessible, mais au nord de la Tamise, plusieurs petites vallées qui coupent le gravier pénètrent dans l'argile de Londres, de telle sorte qu'une partie de l'eau de ce réservoir s'échappe à la jonction des deux terrains et donne naissance à plusieurs sources, dont plusieurs étaient autrefois très réputées, telles que celle de Bagnigge Well, Notywell, Clerkenwell, etc.

— A Oxfords dont nous avons déjà cité la nappe phréatique, page 42, un grand banc de gravier supporté par l'argile dite d'Oxford, ayant de 1°,50 à 6 mètres d'épais-

OXFORO

^•^' '^^ m |7hPU <y^'*»)^f ^'^f!t 3£Sly^ ChemeU.Riv

Fig^. A% — Coupe montrant la situation du dépôt quaternaire, auquel est subordonnée la nappe d'eau phréatique d'Oxford. A, argile dite d'Oxford ; NN, niveau de la nappe phréatique.

settr, est très perméable; on suppose que sur 0",68 d'eau de pluie annuelle il en passe au moins 0'°,30 pour une surface d'environ 3 kilomètres carrés (fig. 42).

* D'après H. Prestwich.

iriaade' — Lcs dépôls Superficiels, p H nci pale ment de (fW/l^, sont si étendus en Irlande qu'en raison de leur perméabilité, ils constituent un réservoir d*eau important. Tel est le cas dans quelques portions des comtés de Kilkenny, Garlow, Kildare, Wicklow et Dublin, où ils recouvrent des roches granitiques. Quand on fait un puits sur une colline de driit, on peut prévoir la profondeur à laquelle ce puits atteindra Teau, d'après le niveau des sources qui se montrent sur les flancs de la colline.

raierme*. — La plaine de Palerme est d'une étonnante fertilité, par les produits d'horticulture nombreux et variés qui s'y récoltent successivement, jusqu'à dix à douze fois dans une même année et sur un même sol. Le bassin palermitain qui, à cause de cette heureuse circonstance, est

n PALERME «,

iViS ^

Echelle de» lantfiienre

FcheJle des luLiUenr»

soo

Fig. 43. — Coupe montrant la disposition de la nappe aquifère dans la plaine de Païenne. A, argiles écailleuscs bigarrées (éocëne moyen). A\ argiles quaternaires. C, calcaire quaternaire (panchina). NN, niveau de l'eau phréatique. L'échelle des hauteurs est double de celle des longueurs.

appelé la coucha (TorOy est formé par un dépôt de calcaire quaternaire {panchina) qui repose sur des argiles du même âge. Celle-ci supporte un niveau aquifère dont la profondeur varie de 10 à 20 mètres, et c'est à ce niveau que sont foncés des puits munis de norias (fig. 43).

« D*après M. HuU.

t D'après M. Giordano.

iip««i\ — Les Osar constituent en Suède la formation aquifëre par excellence. Ces anciens dépôts glaciaires se présentent souvent sous la forme de collines allongées, presque exclusivement constituées par des sables et des

Château d'UPSAL. . |

Eig. 44. — Disposition de la source jaillissant an-dessus du château d'Upsal. Gr, granité; m, ancienne moraine de fond ; g, gravier (Os) ; a, argile glaciaire ; g\ sable ; a', argile postglaciaire; S, source. Échelle ^,1^

graviers stratifiés. Au pied de ces Osar se trouvent des sources excellentes, dont l'origine ressort clairement de la figure 44, relative à la source renommée qui jaillit au-dessous du château d'Upsal.

ObflcrvaUoii relaUve * des Uifii Toleaitlqaes ■UnUillés. — Il y

aurait lieu de signaler ici des sources qui jaillissent de tufs volcaniques stratifiés, par exemple aux environs de Rome. Mais, à cause de leur liaison avec les déjections volcaniques non stratifiées, il a paru préférable de les réunir à celles-ci, au paragraphe 2 du présent chapitre.

Terrains stratifléB

m. — Une partie de la région de la Haute-Alsace située au sud d'Altkirch, connue sous le nom de Sundgau, est formée de collines de graviers (fig. 45).

* D'après H. Tornebohm.

Quel que soit son âge, pliocène ou quaternaire, ce dépôt de cailloux absorbe les nombreux cours d'eau descendant vers Test^., Gomme il est superposé à des couches tertiaires imperméables de l'âge delà molasse, il en résulte des sources très nombreuses et très abondantes, qui jaillissent dans presque toutes les échancrures du terrain. Aucune région de l'Alsace n'est plus riche en sources. Ainsi, dans la vallée de la Largue, creusée dans le gravier, elles sont très fréquentes depuis Manspach jusqu'à Seppois-le-Haut; il en est

Fig. 45. — Gisement habituel de* sources du Stundgau (Alsace). A, aïKj^iles et grés tertiaires; A', limon et sables argileux jaunes mélangés de quelques lits de cailloux; G, grandes assiseï de cailloux mélangés de sable ; Q, loess qui constitue le plateau.

de même dans celle de l'Ill. Telles sont celles de Tagsdorf, Schwoben, Hausgauen^ Hundspach, Knoernigen, Michelbach-le-Bas, Bourchwiller, Folgensbourg, Steinsultz, Obermanspach et Niedermanspach, Wallighotten, etc. Sur la lisière Est du Sundgau, les belles sources de Blotzheim sortent par une trentaine d'orifices et seraient assez volumineuses pour faire marcher des moulins. Dès que les ruisseaux formés par ces sources arrivent dans la plaine, ils disparaissent en s'infiltrant dans le gravier diluvien.

Bombes. — Daus les Bombes (Ain) , des sables et des graviers attribués au pliocène supérieur sont superposés à des marnes; il en résulte de nombreuses sources, très abondantes et à des altitudes qui varient de 170 à 330 mètres '.

Divers puits profonds vont chercher l'eau potable dans

' Daubrée. Bulletin de la Société géologique de France^ 2* série, t. V, p. 165. * D'après une obligeaDte communication de M. Tardy.

des sables fins, à travers une puissante superposition de marnes et d'argiles bleues et noires. Ces argiles et marnes, causes de la formation des innombrables étangs de cette région, ont une telle épaisseur qu'aucune source ne peut provenir d'une argile qui lui serait inférieure.

Au-dessous de cette première nappe, il y en a deux autres, dans le pliocène moyen et le pliocène inférieur.

BMtbers pr«s d« Bouzwmer. — Uu CXemplc dcS pluS simplcS

de la formation des sources est offert par celle qui jaillit à la base de la colline isolée du Bastberg, près de Bouxwiller (Alsace).

Cette colline est terminée par un cône de gros cailloux de calcaire jurassique, qui sont supportés par le terrain tertiaire palustre, comme l'indique la figure 46.

Dans cette localité, le calcaire d'eau douce est très fissuré, de telle sorte que l'eau y pénètre avec facilité et s'y meut dans les cavités de la roche ; mais elle est arrêtée par les couches argileuses qui supportent le calcaire et recouvrent le lignite. Les sources auxquelles donne lieu cette nappe jaillissent de la base du calcaire d'eau douce, près de l'entrée de la galerie d'écoulement de la mine. Le fond du bassin formé par le plongement des couches s'incline vers le nord-est ; c'est précisément à l'extrémité de la rigole que forme le fond ou le thalweg de ce bassin aquifère et au point le plus bas du calcaire, en «, que s'opère le déversement de la nappe souterraine.

La galerie principale, ouverte pour l'exploitation du lignite, rencontrait la couche calcaire à 60 mètres du jour, mais à un niveau supérieur de 0",90 à celui qu'occupe ordinairement la nappe souterraine. Aussi l'eau ne sortait par celte galerie qu'à la suite des grandes pluies et des fontes de neige, lorsque les orifices des sources ne pouvaient plus

suffire à débiter toute l'eau qui arrive dans le réservoir. Lorsqu'au printemps le dégorgeoir de la galerie fournissait beaucoup d'eau, on regardait comme probable que les sources seraient abondantes pendant Tété.

C'est aussi du terrain tertiaire que dérivent les eaux qui,

Conpe suivant mn»

BASTBERO BOUXWÎLLCR

Fig. i6. — Disposition, en plan et en coupe, des sources des environs de Bouzwiller. 1, fabrique d'alun; 2, église catholique; 5, tuilerie; i, puits dit Machinen-Schacht ; 5, puits d'aérage de la machine k vapeur ; 6 et 7, puits d'aérage. La longue ligne noire courbe et bifurquée partant de la Tabrique d'alun, représente les galeries principales d'eiploitation du lignite ; S, source sortant du calcaire d'eau douce à son contact avec l'argile A lignite ; S', source plus faible; S", source volumineuse, sortant du calcaire oolithique.

à partir de 1844, ont fait invasion dans l'intérieur delà mine de Bouxwiller. Jusqu'au 6 février 1844, les travaux inférieurs à la galerie principale avaient toujours été secs, lorsqu'un petit suintement se manifesta, non loin du pied du plan incliné, au toit d'une galerie déboisée et déjà en partie affaissée. Bientôt l'abondance de l'eau s'accrut, au point que quarante-huit heures après le commencement de l'irruption, il en était déjà arrivé 2500 mètres cubes. L'eau

COiNTACT PRODUIT PAR LE FAIT SEUL DE LA STRATinCATION. 79

ne tarda pas à gagner la galerie d'écoulement et cessa par conséquent de s'élever; le 27 février, l'affluence n'était plus que d'environ 170 mètres cubes par 24 heures. Ce n'est que le 7 novembre 1847, c'est-à-dire trois ans et demi après l'inondation, que l'on est parvenu, grâce à une machine à vapeur de 6 chevaux, à dessécher complètement et à restaurer les travaux inférieurs ; mais depuis lors on n'a pu les empêcher d'être noyés de nouveau qu'à la condition de faire mouvoir journellement les pompes.

Gomme l'indique la figure 46, les orifices souterrains qui versent l'eau dans la mine sont verticalement placés au-dessous du cône de cailloux du Baslberg. Cette eau parait donc principalement provenir des infiltrations qui se font, à partir de la surface, dans les cailloux et dans le calcaire d'eau douce. A la suite d'éboulements produits par l'exploitation, le toit argileux du lignite, qui était imperméable, tant qu'il était massif, a probablement été rompu, et l'eau s'est frayé une voie à travers les fissures.

Le débit quotidien des pompes a varié, en 1851, entre 204 et 1410 mètres cubes ; c'est du l''^ au 9 avril, à la suite de pluies continues, que se trouve le maximum. L'eau affluait presque en totalité sur un espace très restreint. Pour en saisir d'un seul coup d'œil le régime, j'en ai représenté les variations depuis 1846 jusqu'à 1852, dans une figure où les temps sont comptés comme abscisses, et les volumes comme ordonnées^

A moins d'invasion d'eau par de nouveaux orifices, comme celles qui ont eu lieu en juillet et en novembre 1851, c'est en général à la fin de l'hiver que Teau arrivait avec la plus grande abondance* Le régime des eaux souterraines suit de

* Description géoldgiqub dtt Bas-^Bbin, 1855j

80 CONTAa DES ROCHES PERMÉABLES ET DES ROCHES IMPERXÉABLES.

près celui des eaux météoriques ; trente ou quarante-huit heures après une forte pluie torrentielle, on voyait augmenter le volume d'eau dans la mine. Quand le terrain était déjà imprégné d'eau, il suftisait même pour cela de quinze à dixhuit heures, ainsi qu'on l'a constaté en décembre 1849, pour une fonte subite de neige. Ces derniers chiffres expriment donc le temps nécessaire pour que les filets d'eau arrivent de la surface à une profondeur de 30 mètres. L'eau qui affluait d'abord était chargée de limon ; elle ne se clarifiait que plus tard. Le volume annuel des eaux de la mine n'avait pas diminué avec les années ; les canaux, par lesquels l'eau se déversait dans les travaux ne paraissaient donc pas s'obstruer.

L'isolement du Bastberg permet de calculer une limite supérieure de la quantité d'eau météorique qui peut pénétrer dans les réservoirs souterrains auxquels la mine devait son eau ; on arrive ainsi, en la répar lissant uniformément sur tous les jours de l'année, à un volume maximum de 753 mètres cubes. Or, la quantité d'eau réellement enlevée par les pompes était moyennement égale, à peu près, à la moitié de ce chiffre. Le reste de l'eau de pluie et de neige que reçoit le sol , ruisselait à la surface du Bastberg, ou s'évaporait, ou enfin alimentait les sources extérieures.

Ces dernières sources ont ordinairement leur plus fort volume en novembre et en janvier ; leur plus faible écoulement a lieu de juillet à septembre. Le minimum annuel est d'autant plus petit que l'hiver a été plus sec, et surtout qu'il est tombé moins de neige, remarque qui est applicable à un grand nombre de sources.

Depuis le mois d'octobre 1850 jusqu'au 23 mars 1851, deux des trois sources de Bouxwiller ont complètement tari, fait qui n'avait pas été observé de mémoire d'homme. 11 est

probable que cet arrêt n'aurait pas eu lieu, si la mine n'avait pas soustrait une forte quantité d'eau au réservoir commun. Pour obvier autant que possible à une telle pénurie, on a foncé, à côté des fontaines, des puits qui s'alimentent dans la nappe du calcaire oolithique, laquelle est inférieure de 25 mètres à celle du calcaire tertiaire *.

Mmmmim de Paris \ — Grâcc à la perméabilité des calcaires de Beauce et des sables de Fontainebleau, les sources qu41s alimentent sont toutes situées au fond des vallées les plus profondes, à peu de hauteur au-dessus de la ligne des thalwegs ; les vallées et les autres coteaux sont complètement secs et arides. Elles sont quelquefois très importantes et alimentent, à l'exclusion de toutes les autres eaux, le pays d'Hurepoix et la partie de la Beauce dont les deux versants sont dirigés vers la Seine au-dessus de Paris.

Les marnes vertes qui recouvrent le gjpse ou celles qui sont intercalées dans les terrains gjpsifères arrêtent la plus grande partie des eaux pluviales absorbées par les sables de Fontainebleau, sur la rive gauche de la Seine, et sur la rive droite, par les meulières et les calcaires de Brie. De là les sources innombrables qui donnent aux coteaux des vallées de la Brie et de la banlieue de Paris et de Versailles leur caractère de fraîcheur et leur aspect pittoresque. Tout près de Paris, le contact des marnes vertes et des meulières, dites de Brie, détermine sur les flancs de toutes les vallées de la Brie, de la forêt de Fontainebleau et des environs de Versailles un niveau d'eau visible de loin à la végétation caractéristique qu'elle nourrit (Villc-d'Avray, Meudon, Bellevue, Louveciennes, Brunoy).

* Deêcription géologique du Baa-flhin,

* D'après fielgrand

Les terrains perméables, compris entre les marnes vertes et l'argile plastique, ne donnent que des niveaux d'eau d'importance secondaire; tels sont les faibles suintements fournis par raifleurement des sables moyens, sur les coteaux de la Marne.

Des niveaux d'eau beaucoup plus importants se rencontrent dans le groupe de l'argile plastique, surtout dans les régions, comme le Soissonnais et une partie de la vallée de la Marne, où cette formation est épaisse et comprend des couches sableuses.

Une partie des sources qui servent, depuis les travaux de BelgrandS à l'alimentation de Paris, et particulièrement les sources de la Brie, donnent des exemples de plusieurs de ces nappes subordonnées aux terrains tertiaires.

Telles sont, sur la rive gauche de la Seine, les belles sources de la Juiue et de l'EcoUe, qui donnent de Teau excellente à la base des calcaires de Beauce; celles des deux petites rivières, le Durlein et la Voulzie, qui traversent la ville de Provins, et les grandes sources de la vallée de TYères, telles que celles de Briant. Dans la vallée de la Marne, on trouve de grandes et bonnes sources. Le Soùrdon, affluent du Cubry, est alimenté par la très belle fontaine du Soùrdon qui jaillit sur le territoire de Saint-Martin d'Ablois et débite en vingt-quatre heures environ 8000 mètres cubes d'excellente eau. Entre le Cubry et le Surmelin se montrent de belles sources, notamment à Dormans. C'est dans le bassin du Surmelin, sur le territoire de Pargny, canton de Condé, que se trouvent les célèbres sources de la Dhuis, qui a donné son nom à l'aqueduc de dérivation de Paris; elles jaillissent au lieu dit le Moulin de la Source (fig. 47). La vallée du Petit-Morîn renferme un très grand

^ Les eaux noUvelle$, t. lY, p. iOO*

nombre de petites sources situées en amont et en aval de Moiitmirait. Le bassin du Grand-Morin en contient de très fortes, notamment celle du Moulin-au-Comte ou te Comte, située au fond de la vallée, entre Esternay et la Ferté-Gaucher: celle de la MeiUeraye, à quelques kilomètres en aval du Moulin-au-Comte, jaillit dans l'intérieur même d'un moulin. Entre LaFerté-Gaucher etCoulommiers, sur la commune de Saint-Reray,se montre une des plus grandes sources

de II Dbuii. vuo prise à Pargiiy, canton de >it et amorce àa hr» giucbc.

du bassin de ta Seine, la fontaine de Chailty; elle est située au fond de la vallée, à gauche du Grand-Morin, qui d'après Belgrand débitait en octobre 1857 environ 45 000 mètres cul>es d'eau en vingt-quatre heures. Un groupe de très belles' sources jaillit dans le parc de Mauperlhuis, au bord de l'AutMtin, affluent du Grand-Morin.

Malgré l'importance des sources de ta vallée du Grand- Morin, fietgrand n'a pas songé à les conduire à Paris, parce

que les plus importantes, celles de Ghailly et de Mauperthuis, sont à une trop faible altitude.

C'est ainsi qu'on a été conduit à choisir Teau de la Dhuis et des autres sources du bassin du Surmelin pour alimenter Taqueduc des services haut et moyen de Paris.

EaviroBs de iaom. — AUX euvirous de Laon, la couche d'argile plastique placée sous laglauconie grossière qui constitue la base du calcaire grossier, a de 0°',40 à 1 mètre d'épaisseur. Elle s'abaisse plus ou moins, tantôt dans une direction, tantôt dans une autre, en formant des espèces de bassins irréguliers, vers la partie inférieure desquels se rendent les eaux pluviales, après avoir filtré au milieu de la masse perméable superposée, pour s'échapper ensuite au dehors. Cette couche aquifère alimente les puits de la ville, ainsi que 29 sources réparties sur le pourtour de la colline, d'un produit estimé à 185 mètres cubes d'eau par vingt-quatre heures. C'est donc à la présence de cette couche mince d'argile que la ville de Laon doit d'exister^

¥aUée de la fiaromie'. — Lcs terrains diluvicus de la vallée de la Garonne, aux environs de Toulouse, forment deux plateaux, le premier d'une altitude de 13 mètres, le deuxième de 28 mètres au-dessus du fond de la vallée proprement dite. Ces deux plateaux se composent essentiellement de cailloux roulés, et ils recouvrent le terrain tertiaire qui, étant argileux et imperméable, arrête les eaux d'infiltration.

C'est dans ces conditions que se trouvent des sources abondantes que Ton voit jaillir au bord du plateau de Lardenne et de Saint-Simon, sources qu'on avait eu l'idée de capter pour les conduire à Toulouse.

1 J^'ATchiBcMémotresdelaSociétégéologiquedeFraiice, l»'sêrie,t.V, p. 26G-267J842. * I/'ymerie. Géologie de la Haute-Garonne.

Baviroiis de Bna«Ile•^ — Dans Ics couchcs tertiaires des environs de Bruxelles, il existe une alternance, au moins deux fois répétée, de roches perméables et de roches imperméables, disposition très favorable à la formation de nappes d'eau : d'abord une série imperméable, celle des argiles de Landen et d'Ypres ; puis, une série perméable, constituée par des sables variés qui se montrent au Mont Panisel, à Bruxelles, à Laeken, à Tongres, au Rupel ; puis une couche imperméable, l'argile rupelienne; enfin une nouvelle série perméable formée des sables du Bolderberg, de Diest et de l'Escaut; de nombreux détails sur ce sujet ont été récemment publiés par M. Ru tôt*. (Voir plus loin, dans le chapitre iv, une figure à ce sujet.)

m de i^ondres'. — Un petit uombro de collines peu élevées du London-Clay, au voisinage de Londres, sont recouvertes par des lambeaux de sable de Bagshot, comme, par exemple, Harrovr, Hampstead et Highgate, tous sièges d'ancienne habitation. Les sables qui, dans ces localités, atteignent une épaisseur de 10 à 24 mètres, sont très perméables et apportent une ressource en eau, au moyen de puits suffisants pour une population limitée.

Les vingt à trente mètres de sable et de gravier appartenant aux couches tertiaires inférieures qui supportent le London-Clay et qui recouvrent la craie, sont aussi très perméables; comme ils sont associés à quelques lits d'argile imperméable, ils déterminent un ou deux niveaux d'eau.

F«n«eBffeid9 iHjru\ — SuT le rcvers oriental des Alpes

* D'après H. Verstraeten.

s EipUcation de la carte géologique de Bruxelles.

' Prestwich. Addresa of the Geological Society, 1851.

^ Stur. Oi^emmti des couches aquifères de Fursienfeld,

centrales s'étend un pays de collines, formé de couches tertiaires qui sont aquifères dans plusieurs de leurs parties, notamment dans les couches à ccrithes et dans les couches à congéries ou tegel qui leur sont superposées; celles-ci renferment des sables aquifères subordonnés à de l'argile.

Telle est la disposition dans la ville de Furstenfeld, où les habitants ont des puits de 25 à 55 mètres de profondeur installés sur les couches sableuses du tegeK

La figure 48 indique par des chiffres romains la superpo-

pimmiimo

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Fig. AS. — Dispotition des couches aquifères prés de la ville de Furstonfeld (Styrie).

sition de six niveaux aquifères; la profondeur de quatre d'entre eux, au-dessous du niveau de la rivière, est marquée par des chiffres arabes. Plusieurs puits ont fait jaillir l'eau très abondamment jusqu'à 5 mètres de hauteur, mais ils se sont progressivement amoindris.

Les sables subordonnés aux terrains stratifiés de tous les âges donnent fréquemment lieu à des nappes d'eau, aussi bien que les terrains tertiaires. Nous nous bornerons à citer trois exemples appartenant aux terrains crétacés.

La PaiMiye (Yoo«e)*. Les sablcs vcrts OU fcrrugincux, dits de

Rmilin. Géologie de V Yonne,

la Puisaye, qui supportent des couches argileuses, fournissent plusieurs nappes d'eau. Il y en a une principale à leur base, immédiatement sur les argiles à grandes exogjres, à Test de l'Yonne. Mais à l'ouest, dans la Puisaye, la puissante assise des sables de ce nom renferme, à diverses hauteurs, des couches interrompues d'argiles, qui donnent des niveaux d'eau partiels fort utiles pour l'approvisionnement d'eau du pays; les puits y sont en général peu profonds. Les sources sont réparties dans une zone assez large, qui passe par la forêt de Pontigny, Appoigny, Toucy» Saint-Sauveur-en-Puisaye; il y a aussi de petites sources ferrugineuses sur quelques points. C'est cet ensemble de nappes qui, se prolongeant sous la craie, alimente les puits artésiens de Paris, dont la profondeur dépasse 500 mètres.

— Les sables verts inférieurs superposés au gault, renferment une nappe d'eau importante dans le bassin de Paris, notamment dans la Haute-Marne. C'est ainsi que les nombreuses sources qu'ils fournissent alimentent l'Aisne et la Chée.

Torrent d'Ansin. — L'cxploitatiou de la houillc daus le nord de la France a fait reconnaître dans le terrain crétacé une espèce de lac souterrain, d'un caractère tout particulier, dont l'épuisement, d'ailleurs incomplet, a bien fait reconnaître le régime.

Sur les points où le poudingue crétacé connu sous le nom de tourtia ne repose pas directement sur le terrain houiller, on rencontre à la base des morts-lerrains^ des dépôts arénacés très aquifères ; tels sont les sables inférieurs qui donnent naissance au torrent d'Anzin et la couche épaisse de sables fluides traversée au puits Saint-Alexandre de.Strepy-

Bracquegnies et à la fosse Bonne-Espérance de la société de Saint-Waast, centre du Hainaut *.

Cette couche n'est connue au-dessus du terrain houil- 1er que sur un espace très limité. Elle forme, d'après M. Dormoy, une courbe ovale ayant son grand axe dirigé de l'est m degrés nord à l'ouest 15 degrés sud, de Saint-Waa^t à

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Echelle

Fig. 49. — Plan du lac souterrain subordonné aux sables supérieurs du terrain houiller et connu sous le nom do torrent d^Amin. La ligne pleine indique le contour du lac avant les travaux d'épuisement, c'est-à-dire vers 1810; la ligne ponctuée représente le contour actuel (d'après M. l'ingénieur des mines Oiry).

Denain, sur une longueur de 7750 mètres et son petit axe dirigé du nord au sud, d'Oisy à Prouvj- sur 4375 mètres de longueur. C'est ce que montre la figure 49, que je dois à l'obligeance de M. Olry, ingénieur des Mines, ainsi que les détails suivants, relatifs au torrent d'Ànzin.

La superficie occupée par cette couche est de 26 500 kilomètres carrés. Son épaisseur varie de 2 à 3 mètres jusqu'à

Evrard. Traité pratique de l'exploitation des vnnes, 1. 1, p. 232.

14 mètres ; elle est, en moyenne, de 9 mètres. Cette couche renferme beaucoup d'eau * et forme un véritable lac souterrain, tout à fait distinct, de la nappe des assises calcaires qui lui est superposée et dont il est séparé par la masse énorme des dièves. Il est aussi beaucoup plus gênant que lui ; car le torrent se trouvant au-dessous des couches argileuses, on ne peut empêcher ses eaux de pénétrer dans les exploitations. Des puits spéciaux et de puissantes machines à vapeur sont consacrés à l'épuisement, auquel on travaille depuis vingt ans à Denain, et depuis quarante à Saint- Waast.

Gomme la couche ne doit recevoir que peu d'infiltrations, il est possible qu'on arrive un jour à son assèchement complet, si, en raison même de l'absence de communication avec la surface qui le prive d'alimentation, ce réservoir ne cesse de s'appauvrir.

Avant le début de l'exploitation, les sables aquifères de cette couche occupaient une étendue superficielle d'environ 24**''',374; en 1867, la zone mouillée était réduite à 18'-*«-,335; elle n'était plus au 1" décembre 1880 que de 13^-'-,225.

Sur la figure, on a représenté le périmètre correspondant aux sables du torrent, et celui qui comprend aujourd'hui la partie occupée par les eaux.

Trois fosses d'exhaure ont servi spécialement à prendre les eaux directement sur la nappe du torrent. Ce sont les fosses Bon-Air, Vedette et Chabaud-Latour. Elles ont été successivement mises en chômage, la première en 1843, la seconde en 1847, et la troisième en août 1868 (cette dernière avait commencé à épuiser les eaux en 1845)*. En outre, les

* EnTiron 40 pour 100 de son Tolume, d'après diverses expériences.

« Dormoy. Topographie touterraine du bassin houUkr de Valenciennes^ p. il7.

fosses d'Herin» Ernestine, Joseph Périer et l'Enclos ont contribué à assécher le torrent, dont les eaux pénétraient dans les travaux, malgré les massifs de garantie conservés dans les couches de houille. Les fosses Lomprez et Dutemple ont aussi tiré un peu d'eau, mais beaucoup moins que les pré* cédentes.

On peut évaluer ainsi les quantités d*eau dont la nappe se serait successivement appauvrie :

Années 1856 745.000 mètres cubes

Arrêt de la fosse Chabaud-Latour.

Total en 1 3 ans . . . 1 . 229 . 000 mètres cubes.

Actuellement on tire par an environ 206 000 mètres cubes produits accessoirement par les fosses Joseph Périer, l'Enclos et Hérin. Ce chiffre se répartit de la manière suivante : Joseph Périer, 109 000; l'Enclos, 73 000; Hérin, 24 000 mètres cubes.

Lors des premiers travaux , on était moins bien outillé qu'aujourd'hui pour creuser les puits ; le mode de fonçage à niveau plein n'était pas connu, et la nappe d'eau constituait un obstacle des plus sérieux à la traversée des mortsterrains entre Saint- Waast et Denain. D'autre part, on devait réserver dans les veines de charbon, contre le torrent, des

CONTACT PAR DES ACQDENTS POSTÉRIEURS. 9i

massifs de réserve assez épais. D'ailleurs, l'épuisement de toutes les fosses en exploitation contribue indirectement au même résultat, puisque la nappe, comme on vient de le voir, n'est pas séparée du terrain houiller par des couches imperméables et y pénètre par des fissures.

Les massifs de garantie réservés contre le torrent corres* pondent à une hauteur verticale de 40 mètres.

Le bord de la nappe passait par Bon-Âir en 1843 et par Vedette, en 1847, époques auxquelles ces deux fosses ont été successivement mises en chômage.

En résumé, il est incontestable que le lac souterrain, dé* signé sous le nom de torrent d'Anzin, a considérablement diminué d'importance, comme s'il n'avait pas d'alimentation. Ses bords se sont retirés, au point de laisser à sec la plus grande partie de la région de terrain houiller, actuellement occupé par les travaux. Cet assèchement a surtout été produit ayant 1867, mais depuis lors il a été continué, quoique plus lentement, et il se poursuit même aujourd'hui.

g 2. CONTACT PRODUIT PAR DES ACCIDENTS POSTÉRIEURS A LA STRATIFICATION OU A LA FORMATION DES ROCHES.

Roches Imperméables désagrégées sur place.

Le granité et le gneiss, ainsi que les roches cristallines qui leur sont associées, sont en général imperméables, au moins lorsqu'ils ne sont pas traversés par des fissures assez peu serrées pour donner passage aux eaux. Le percement du Saint-Gothard a été mentionné plus haut comme une preuve de cette assertion (fig. 1, p. 10).

Toutefois ces roches massives sont souvent désagrégées et

réduites en une sorte de masse incohérente, qu'on appelle arène. Cette désagrégation, à laquelle les agents atmosphériques ont souvent pris une part active, est surtout fréquente dans le voisinage de la surface, et les matériaux qui en résultent se sont accumulés de préférence dans certains plis du sol. Comme ces derniers sont fréquemment de nature perméable, ils s^imprègnent d'eau, et donnent ainsi naissance, dans les dépressions de la roche vive, à des réservoirs quelquefois peu étendus et, par suite, à des sources.

Le plateau granitique de la France centrale et les régions qui s'y rattachent offrent de nombreux faits de ce genre.

Ainsi, comme Belgrand Ta montré, le sol du Morvan présente un nombre extrêmement considérable de petites sources dans les dépressions ou plis qui se montrent partout, aussi bien sur les flancs des coteaux que dans le fond des vallées. Mais, en général, il n'y en a pas de considérable. Ces petites sources sont susceptibles de tarir à la suite des sécheresses.

Dans plusieurs de ces régions, le point d'émergence de la source est presque invariablement marqué par un dépôt tourbeux plus ou moins important, où les habitants vont capter la source pour l'amener au hameau.

Irlande. — Ccttc influcncc dcs arèucs superficielles est habituelle aux pays granitiques. Nous mentionnerons l'Irlande, où sur des étendues considérables, et jusqu'à de grandes profondeurs, le granité est à l'état d'arène ou de growan^ suivant ce mot populaire d'origine celtique. De là, d'après M. HuU, des réserves d'eau comparables à celles que contiennent si souvent les alluvions superposées à la même roche.

HébÊÊÊtfm de divers âffe«. — Malgré la différence de nature

qui les sépare du granité, les roches schisteuses de tout âge présentent des circonstances analogues.

OtoMmUm aw l'éparpUlencat dea popnlaUoM. — Dc la multiplicité et de l'éparpillement des sources dans les pays granitiques et schisteux résultent la multiplicité et l'éparpillement des habitations, comme Cuvier l'avait déjà remarqué.

Uuel que soit le terrain en présence duquel on se trouve, des éboulis se rencontrent si fréquemment sur les flancs des

ont l'irrirée au jour «ut déplacée par Jo la grando oolilho; Jw. marnes oiforlo; Cl, calcaire i «slartei; («, calciiro

coteaux ou vers leurs bases, qu'ils sont à prendre en considération sur le régime des eaux.

Des sources que l'on rencontre dans les terrains imperméables, tels que le granité et le phyllade, sortent quelquefois des éboulis perméables, dont les actions désagrégeantes de la surface les recouvrent peu à peu.

C'est ainsi que la source du Creux-du-Vent {fig. 50) dans les montagnes du Jura neuchâtclois, qui est alimentée par les calcaires oxfordiens, jaillit à la base des (parues

M ROLE DU COHTACT DBS ROCHES PERHËADLES ET IHPERMgABLES.

oxrordiennes par suite d'un grand éboulement d'environ 500 mètres.

D'autre part, la figure 51 représente une disposition fréquente le loagdes collines, formées d'une alternance de calcaire ou de grès et d'argile, comme on le voit dans les étages jurassiques.

De tels glissements déplacent fréquemment le niveau normal des sources, qui, suivant la nature perméable ou imperméable des éboulis, peuvent baisser ou élever leur apparition au jour.

Par suite de circonstances de ce genre, le fond des vallons

ic comme li digue d'un roservuir d'ciii, |»uvant donner lieu 1 la source S. Eiciiipli! pris dans Hcurlhe-et-HowlIe, par H. BraotODier.

est souvent recouvert, même dans les points oii il n'existe pas de traces d'alluvions, de débris anguleux et peu cohérents. C'est ainsi qu'à une faible profondeur, il circule souvent, dans cette couche meuble, des eaux invisibles à la surface du sol. Des travaux peu dispendieux, ne s'étendant qu'à 5 ou 6 mètres de profondeur, peuvent y ramener ces eaux latentes.

Quand l'eau de pluie tombe, des surfaces conveses font diverger les filets liquides qui se rassemblent dans les sur* faces concaves, et ces dernières deviennent de véritables hatsim de réception.

CONTACT PAR DES ACQDENTS POSTÉRIEUftS. 95

C'est généralement vers le haut des plis concaves du terrain, c'est-à-dire à la naissance des thalwegs, que Ton peut rencontrer l'eau latente des terrains meubles. Un court examen du modelé du sol suffit en général pour déterminer la position de l'entaille à faire. Perpendiculairement à la ligne du thalweg des vallées, on pratique une rigole transversale que Ton approfondit jusqu'à ce que les eaux y découlent.

Des caractères de ce genre ont été mis à profit de toute antiquité et dans bien des pays, et c*est à la suite de leur étude approfondie que l'abbé Paramelle' a formulé des règles qui Tont souvent conduit au succès.

Boues glaciaires.

Les boues glaciaires, en se plaquant sur les roches, déterminent, de même que des éboulements, des dérivations de sources. Un cas de ce genre a été signalé dans l'Âlbisbrunn, pour des eaux qui sortent de la molasse.

Scories, coulées de lave et autres déjections volcaniques incohérentesi

vacuolalres ou fissurées.

€>&ÊÈtm ée s cories; exeniplea an laeCItaiiiboa, an lae da Boaehct, A ¥aai«ae, * Fayal et A Saa Higacl. — > En divCrS HCUX, IcS

déjections volcaniques incohérentes et essentiellement poreuses donnent lieu à des filtrations du même genre que celles des terrains de transport et des éboulis.

Le lac Chambon (Puy-de-Dôme), en s'infiltrant à travers les scories du Tartaret, prés Murols, produit de nombreuses sources.

« L'art de découtrir le» sourcee, ^ édit., p. 141, 182 et 190«

96 ROLE DU COiNTÂCT DES ROCHES PERMÉABLES ET IMPERMÉABLES.

Le lac du Bourget (Haute-Loire), qui est creusé dans un cône volcanique, n'a aucune issue apparente. Sa forme est à peu près celle d'une ellipse, dont le grand axe est de 825 mètres et le petit de 700 mètres. Sa plus grande profondeur, qui correspond au milieu du lac, a été trouvée de 28 mètres. D'après Henri Lecoq, ce lac présente cette particularité qu'on n'y voit pénétrer aucun filet d'eau, et que nulle part on n'en voit sortir la moindre trace. Il faut admettre des sources intérieures et abondantes au-dessous de la surface de l'eau, tandis que le trop plein s'échappe à travers les bords scoriacés du cratère. Telle serait l'origine des sources abondantes qui jaillissent au pied du cône volcanique. Une source dont l'eau a été conduite à la ville du Puy a sa naissance auprès du village de Vourzac et dans un petit vallon parcouru par le ruisseau qui en porte le nom, à un peu moins de 7 kilomètres de la ville, à l'altitude de 850 mètres. Elle apparaît dans le terrain basaltique au pied d'une butte de scories de forme allongée *.

D'après M. Fouqué, à Fayal, au fond du cratère, est un réservoir d'eau fermé, de 80 mètres environ de diamètre, dans lequel on peut descendre par un canal vertical de 15 mètres de profondeur. Le réservoir d'environ 80 mètres de diamètre et de 30 mètres de hauteur est sans issue ; mais il paraît alimenter une source qui forme un ruisseau descendant sur Horta.

Le lac situé dans l'intérieur du cratère Sete Gidades, à San Miguel, se déverse par infiltration à travers ses parois et donne lieu à plusieurs sources, dont la principale coule vers le sud. Dans la même île, la digue qui termine le lac de Furnas alimente une source et un ruisseau, sur le passage des sources chaudes.

' D*apré8 M. Tournaire.

CO.tTACT PAR DES ACCIDENTS POSTËRIEURS.

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B^MetFoKi«Mai(rM7-d«-n«Me). — Lcs eaux pluviales qui

98 ROLE DU GONTâGT DES ROGBES PERMÉABLES ET IMPERMÉABLES.

pénètrent à travers les coulées volcaniques modernes, ainsi qu'à travers les pouzzolanes et leurs scories, se réunissent sous les matériaux poreux, en suivant les mêmes vallées, sous la protection des courants et s'échappent abondantes à leur extrémité. De belles sources de cette catégorie se rencontrent dans le département du Puy-de-Dôme*.

Aux environs de Clermont (fig. 52), les sources de Royat et de Fontanat sortent d'une coulée qui s'est épanchée vers l'est du Puy de Dôme. Elles reçoivent et abritent une partie de l'eau qui est absorbée par la masse imposante du Puy de Dôme et la laissent échapper sur plusieurs points de leur trajet. Parmi toutes ces sources, on peut mentionner l'énorme quantité d'eau qui jaillit à Fontanat, où l'on voit partout sortir de la lave des filets d'eau vive. Au-dessus de Royat, il y a également une source très abondante et à Royat môme (fig. 53), dans une grotte charmante, sous une lave prismée, jaillissant de lapillis et de scories par sept ouvertures, les eaux ont entraîné une partie du terrain meuble sur lequel reposait la lave. Un peu plus bas, à l'extrémité de la vallée, s'ouvre une dernière grotte qui fournit le plus d'eau, et alimente la ville de Clermont. L'ouverture de cette grotte a été également creusée par les eaux sous le courant de lave.

La quantité d'eau qui sort de la lave, depuis Font-de-l'Arbre au-dessous de Fontanat, jusqu'à l'extrémité de la coulée, est énorme. Lecoq évalue en moyenne à 1560 litres par seconde, soit 134000 mètres cubes par 24 heures, le volume d'eau qui sort de cette longue coulée.

Le Puy de Dôme par sa grande surface, par la nature poreuse de sa roche constituante, et surtout par son action réfrigérante, est la cause principale de cette alimentation.

* D'après lien ri Lecoq, Eaux du plateau ccnlraL

CONTACT PAR DES AUIIDENTS POSTËRIEI'RS. 99

C'est à la coulée de lave qui part de sa base, et non à celle

astique d'où tort la source deRoya

de Gravenoire, qui descend aussi jusqu'à Royat, qu'il faut attribuer l'énorme volume d'eau de ces sources.

AiiacBMi, ccjmm m atMHtye (r*7-d«-I>«iDe). — Du cûté Occidental du Puy-de-lWme, d'autres coulées partant du Piiy de Côme el peut-être aussi du petit Puy de Dôme, ainsi que celles de Barme et de Monchié, fournissent aussi des sources qui présentent une sorte de symétrie avec celles de Royat et de Fonlanat{fig. 54).

La masse et l'étendue de la lave du Puy de Cdme permettent aux eaux pluviales de s'y infiltrer abondamment. Elles

si

sortent très volumineuses à Pontgibaud, au point de refroidir les eaux de la Sioule.

De toutes ces sources» d'après M. Paul Gautier, préparateur à la Faculté des sciences de Glermont, la plus puissante est peut-être celle d'Allagnat (fig. 55) ; elle sort d'un cirque dont les parois, formées de schistes anciens, supportent d'épaisses coulées de basalte, recouvertes de lave moderne. Tout près de cette première source s'en trouve une autre, un peu moins abondante, celle du Grand- Pré, dont les eaux se réunissent plus bas à celles d'Allagnat et de Geyssat.

La source de Geyssat est moins forte que les deux premières. Elle s*échappe au-dessous de Téglise du village, au milieu d'éboulis de la coulée de Gôme et de blocs de roches anciennes.

L'étang de Fung a été desséché il y a une vingtaine d'années et transformé en prairies. Seules les sources subsistent et sont captées en partie par une levée de terre gazonnée, de forme circulaire (fig. 56). L'eau arrive du fond de cette vasque par trois crevasses très profondes, que les habitants appellent des puits, et leur débit varie suivant les années. A côté de la pièce d'eau se trouvent d'autres

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CONTACT PAR DES ACCIDENTS POSTÉRIKORS. ' ;/ .10i

fissures moins importantes, qui sont également des poîafs. d'émei^ence de sources. ■'' }

Le groupe de Mazaye (fig. 57) est constitué par trois.soxirces. Deux sont de force moyenne et sourdent, l'une sous l'église et l'autre entre Mazaye-Haute, qui est bâtie sur la

- Cirte ita btiiin

coulée, et Mazaye-fiasse, qui est située au pied de cette même coulée. Ces deux sources diminuent beaucoup, et disparaissent même en temps de sécheresse. La troisième, qui est la plus puissante, alimentait autrefois un petit étang, aujourd'hui desséché, et sert de force motrice à deux roues à augets,

lOS ., ftplfi DO CONTACT DES ROCHES PERMEABLES ET IMPERMÉABLES.

^ftfnnant ensemble quatre paires de meules. Cette source -.e'&l iutarissable et varie peu. Elle se trouve placée sur une -l'inflexion qu'a dû subir la coulée, à son extrémité infé- ' heure, pour suivre le thalweg de l'ancienne vallée. La lave offre au-dessus de la source un éperon qui semble s'être solidifié subitement en ce point ; la portion de coulée qui continue dans la vallée est mince et peu importante.

Fig. EG. — Vue de Fung : 1, granité ; <

Aatro ItteMHtéa dn défttrtcmicmt 4m Pn7-de-Dtaae I Cr«v«aelre,

ParioB, La Nbc^k, MaBiUlmKjrtt,Ui TwrtarelV — Le Puy de Grave-

noire, à 3 kilomètres de Clermont, avec son cône de scories, émet des sources limpides sur le trajet de ses laves, notamment celle qui alimente le village de Beaumont, et la grande source de l'Oradou qui sort aussi de la lave.

L'un des principaux canes de scories de la chaîne des Puys, le Puy de Pariou, produit aussi plusieurs sources qui descendent jusque dans la plaine, assez près de Clermont.

< Une grande partie de c«t article est «nprunié but pnblieitions de Lccoq.

Déjà, près de la montagne, sort la fontaine du Berger, In source la plus élevée et la plus froide; prii une autre, au hameau de Chez-Vasson. I.a coulée se divise en deux branches; l'une d'ellesdescendà Villars et l'on .en voit jaillir une belle source, au-dessous du village, dans une prairie; un peu plus bas, une autre dans le bois; enfîn à Fontpiort sort.

une source considérable à l'extrémité de la coulée. L'autre branche passe au Gressigny et abandonne, après plus de 12 kilomètres de longueur, à Nohanent, un véritable ruisseau où cette source a fiié le séjour des blanchisseuses.

Entouré de plusieurs cdnes de scories qui, probablement, conduisent leurs eaux sous ses laves, le Puy de la Nugère

104 ROLE DU œNTilGT DES ROCHES PERMËARLES ET IMPERMÉABLES.

représente, suivant l'expression de Lecoq, le plus bel appareil volcanique de TAuvergne. Des sources très pures et très abondantes s'échappent sur plusieurs points ; la plus élevée est celle de Yolvic.

La coulée de lave de Montsineyre descend rapidement à Compains, et, en passant à Ghaméane, elle émet une très belle source qui se précipite avec la lave au fond de la vallée. Cette eau est dirigée sur les pentes irrégulières que les flots de laves ont formées en descendant à Compains.

Le volcan du Tartaret a donné naissance à une coulée de lave très étendue qui passe à Murols, à Sachapt près de Saint- Nectaire, à Ghampeix et ne s'arrête qu'à Neschers. Des sources très belles sortent sur plusieurs points de cette coulée et ont été sans doute la cause déterminante de la position de plusieurs villages. Les plus belles sortent de la lave à Sachapt et arrosent de larges touffes de callitriches, fixées sur des scories qui couvrent le fond des ruisseaux et dont la température reste la même en hiver et en été.

EatmicoM (Ardéehe). — Daus des couditious Semblables une source jaillit devant Entraigues (Ardèche), sur la rive droite de la Volane, vers la base de la coulée et dans une sorte de grotte.

Btna, Tereeira et SMl«orl■^ — Dos sources très fortes jaillissent des matériaux scoriacés vers la base de l'Etna. Tel est le Fiume-Freddo, près Giarra, dont la température très basse fait supposer que son alimentation se fait à un niveau fort élevé.

A Terceira, c'est une disposition analogue : l'eau entre dans un boyau formé au pied d'une coulée.

' D'après M. Fouqué.

Santorin ne possède aucune source ; Tile étant recouverte d'une couche de ponces épaisse en moyenne de 20 mètres, les eaux de pluie y disparaissent et s'écoulent vers la mer, sans laisser de traces à la surface. S'il était nécessaire, on pourrait sans doute les capter vers le bas par une tranchée.

^ — Il nous parait préférable de ne pas scinder ce qui se rapporte aux eaux de Rome, sauf à y comprendre des nappes d'eau et des sources qui n'appartiennent pas, en totalité, aux déjections volcaniques incohérentes.

Rome est située au milieu d'un plateau élevé de 40 à 60 mètres, au-dessus la mer, et sillonné par des ravins plus

Fig. 58. — Constitntioo géologique de la campagne romaine, montrant la disposition des soarces principales de la contrée. T, tufs diveri; P, pounolanes; T.. tuf incohérent; Ti. tuf solide litholde ; Tg. tuf volcanique granulaire ; NN, niveau de la nappe. — D'après M. Giordano.

ou moins escarpés, dans lesquels coulent le Tibre et ses affluents. Les collines de la campagne romaine n'en sont que des restes ou lambeaux. Or ce plateau est constitué par des tufs volcaniques, en assises presque horizontales et plus ou moins épaisses. Ces tufs, dont les éléments ont été projetés de volcans sous-marins ou sur les bords d'un ancien estuaire, ont une texture et une solidité assez différentes dans les différentes couches. Une assise de tuf solide employé comme pierre de taille {lufo lUoide)^ de 10 à 15 mètres de puissance, alterne avec du tuf moins solide et avec des assises tout à fait incohérentes de pouzzolane. Cette dernière (fîg. 58) est

* D'après une obligeante commanication de M. Giordano.

naturellement fort perméable et donne Heu à une nappe d*eau souterraine qui alimente plusieurs sources et des puits à un niveau assez constant, inférieur à 25 mètres d'altitude.

A quelque distance de la ville, s'élèvent des cônes volcaniques plus récents, recouvrant les tufs. Ils sont formés par des assises inclinées de cendres (lapilli) associées à des laves. Le plus grandiose de ces cônes est celui dit Latial ou d'Àlbano, à Test de Rome, couvert de villas et de villages, tels qu'Albano, Aricia, Nemi, Marino, Frascati, Rocca di Papa, etc. — Un tel cône est très perméable, et les eaux pluviales en sortent à l'état de sources plus ou moins abon dantes et généralement assez pures.

Au nord de la ville, à 2 kilomètres environ hors de la porte du Peuple, la source gazeuse renommée dite acqiui acetosa S sort au pied des Monts Parioli, formés de tufs volcaniques et de travertins, avec un volume d'environ 60 mètres cubes par 24 heures. A 3 kilomètres et demi au sud de la ville, près de la voie Appienne, dans le petit vallon de la Caffarella, Vacqim mnta est également gazeuse froide; un peu plus bas, les restes d'une ancienne nymphée romaine s'élèvent près d'une autre petite source où, d'après la tradition, Numa venait consulter la nymphe Égérie et qui ont inspiré Byron.

Les Trois Fontaines {acqux sahix), près de l'abbaye de ce nom, dans un petit vallon au sud de Rome, ont été captées et conduites sous trois autels dans l'intérieur de l'église de l'abbaye : c'est ce qui a fait croire à trois fontaines différentes, qu'on a même dit avoir des températures difl*érentes et auxquelles une tradition religieuse a donné jadis une certaine célébrité.

Sur les flancs du Janicule jaillissent la plupart des

* Le pape Alexandre VU y fit bAtir un temple par Bemini.

sables superposés aux argiles pliocènes, les sources dites Lanmiamij Pia^ Innocenziana; au pied du mont Vatican, la source délie Api; à la base du Quirinal, les sources dites de Saint-Félix del Grillo, etc.

Le sous-sol de la ville basse, formé par des décombres, est traversé par des eaux assez abondantes s'écoulant librement au Tibre, qui n'est pas encore endigué. Une partie de ces eaux est due à la perle des aqueducs distribuant l'eau à la ville. Ledit écoulement souterrain donne souvent lieu à des mouvements dans les fondations des maisons, dont les murs se crevassent assez facilement.

L'eau Vergine dite de Trem, du nom de la fontaine mo-

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Fig. 59. — Source de VAcgua Vergine,

numentale qui est formée par cette eau dans la ville, est l'ancienne Yirgo, si estimée pour sa pureté (fig. 59). Elle surgit du petit vallon de Nona, qui débouche sur la gauche de l'Aniene, à 10 kilomètres de Rome et à 22 mètres d'altitude. C'est une couche de pouzzolane, surmontée par les assises de tuf lithoïde fendillé, qui la fournit. Cette eau peut être considérée comme le drainage d'une partie du cône Latial, ainsi que le fait comprendre la figure. La source est captée et conduite à Rome par un aqueduc de 16 kilomètres, en grande partie souterrain; le volume qui arrive aujourd'hui n'est évalué qu'à 65 mètres cubes par 24 heures, tandis qu'originairement il devait être au moins double.

L'eau Felice^ à peu près l'ancienne Aleomfidrina, provient du captage de plusieurs sourees, aussi à Test de Rome, aux environs de Colonna, au pied nord du grand volcan Latial et dans les mêmes terrains volcaniques, consistant en une alternance de tufs et de laves.

Le niveau moyen de ces sources atteint 100 mètres d'altitude ; aussi l'eau arrive à la ville au niveau de 60 mètres en entrant par la Porta Maggiore, où elle utilise plusieurs arcs d'un ancien aqueduc *. Le volume d'eau n'est pas considérable, environ 21 mètres cubes par 24 heures. Elle alimente à Rome d'abord la fontaine du Mosi, la belle fontaine du Quirinal, celle du Triton et passe enfin au Transtevere.

Les sources Vergine ou de Trevi et Felice contribuent à l'alimentation des aqueducs modernes de Rome.

Il en est de même de l'eau Paola, qui provient du lac Bracciano, c'est-à-dire aussi de roches volcaniques.

Quant à l'eau Marcia, qui est conduite par quatre aqueducs % elle est fournie par des roches calcaires de l'Apennin et elle nous occupera plus loin.

Plus loin de Rome, le lac de Vico (Romagne) mérite aussi d'être mentionné. Ce lac', bien qu'ayant un émissaire appelé Rio Yicano, qui fait la richesse de la vallée le Ronciglione, alimente un grand nombre de sources venant sourdre sur les flancs des monts Gimino. Toutes celles de l'est vont, comme celles du même côté du massif de Bolsena, se jeter dans le Tibre à diverses hauteurs, tandis que celles des autres points des deux massifs convergent, en forme de raquette, vers la Marta, qui court à l'ouest se jeter dans la mer Tyrrhénienne, entre Monte Alto et Coineto.

*■ L*aquedue moderne de 33 kilomètres de longueur est l'œuvre du pape Felice Peretli, dit Sixte V, dont il porte le nom.

* n ne subsiste plus que quatre des dix aqueducs de la Rome antique. ' D* Armand. Eaux minérales de Viterbe, 1852, p. 0.

CONTACT Par des ACCIDENTS POSTÉRIEURS. 109

iriuide — Les sourccs sont fréquentes sur les confins des massifs de roches éruptives, ainsi que dans ces roches elles-mêmes, lorsque des masses de tuf y sont interstratifiées. Ainsi Pallas Hill, comté de LimerickS qui est composé de mélaphyre carbonifère, avec quelques lits de tuf, est célèbre pour ses nombreuses sources, qui cependant ne sont pas seulement dues aux lits de tuf subordonnés, mais dont quelques-unes sont dues à des paraclases qui disloquent et rejettent ces roches.

HéUwwKwie *. — Quoique le Haut-Yogelsberg soit pauvre en sources fortes et pérennes et qu'il y en ait un peu davantage vers la partie basse, son sol est presque toujours humide. La division du basalte en plaques ou en colonnes et sa nature poreuse, ainsi que l'existence d'un sous-sol argileux résultant de la décomposition des roches volcaniques, permet aux eaux atmosphériques de s'étendre assez uniformément. Plusieurs districts de sources sont décrits dans différentes régions '.

Syrtef Sources ém P«tlt Joordaln. — A BauiaS, l'uue dcS

grandes coulées basaltiques qui couvrent tout le Jaulan et qui descend dans la vallée, contourne le pied du Jebel-es- Scheikh et s'étale dans la plaine d'Arb-el-Huleh, en laissant échapper des masses d'eau souterraines qui, après s'être frayé un chemin sous cette coulée, vont sortir à Banias et à Tell-el-Kadei : elles y sont connues sous le nom de sources du Jourdain *. La source de Dan est souvent mentionnée dans la Bible et dans Josèphe.

« D'après M. HuU.

* Tasche. Géologie de Scholten, 1869.

^ Page 16 de l'ouirage précité.

^ Lortet. ExplorcUion géologique de la mer MortCt p. 101, avec une figure de cette

Rejets aocompagnant les failles

Par le rejet qu'elles ont produit, les paraclases ou failles ont juxtaposé parfois des couches inperméables, qui établissent alors un barrage; de là, un arrêt brusque de la nappe, dont Teau est contrainte de se déverser, avec un débit souvent très fort.

Celte disposition doit être fréquente dans la nature ; mais on ne peut le constater avec certitude que grâce à des circonstances assez exceptionnelles, par exemple, lors de l'exécution de travaux souterrains.

Pour éviter des répétitions, nous placerons ici. parmi les roches perméables, celles qui doivent cette qualité aux nombreuses fissures dont elles sont traversées et dont il sera spécialement question plus loin.

Envirottsde i^ondim \ — La faille qui passc au nord de Loudun (Vienne), avec une direction Nord-Ouest à Sud-Est (fig. 60), rompt subitement la continuité des couches crayeuses, à la hauteur de Veniers, Glaunay, Maulay et Nueil. En interrompant le plan incliné régulier des étages superposés, à la manière d'un mur infranchissable, cette faille a, entre autres résultats, celui de faire remonter leurs eaux sur quelques points. C'est à cette circonstance que l'on peut attribuer le volume qui est considérable de la fontaine de Son, comparativement aux eaux fournies par le sol crayeux supérieur ; car cette source émane très probablement des grès

source, pL IIL — DanTille prétend que les objets jetés dans le lac Pbiala, situé au milieu des coulées du Jaulan et qui parait être un ancien cratère, reparaissent à Banias, aux sources apparentes du Jourdain.

* De Looguemar. Arrondissement de Loudun^ 1860<

verls abaissés et interrompus par les étages jurassiques, qui les forcent à rejeter au dehors ies eauï infiltrées dans leur épaisseur, avec assez d'abondance pour faire tourner des moulins, à peu de distance de leur origine *.

La même figure peut représenter la disposition du soussol de Trois-Moustiers, vers lequel se dirige la même faille. Toutefois c'est surtout l'oxford clay inférieur à Àmmottttes anceps qui constitue le sous-sol de la plaine entre

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