‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition auChapitre 31 sur 60 · LITHOCLASES ASSOCIÉES A DES POINTEMENTS DE ROCHES ÉRUPTIVES · texte numérisé non relu

LITHOCLASES ASSOCIÉES A DES POINTEMENTS DE ROCHES ÉRUPTIVES

parée du massif du Bechlaou que par une dépression étroite. La faible épaisseur de ces dépôts récents a permis d'atteindre les eaux minérales au moyen de galeries et de sondages peu profonds (fig. 157).

En outre, des fissures des microgranulites du versant nord du Bechtaou, auxquelles se rattachent les porphyres précédents, livrent passage à des sources froides» dont cinq donnent ensemble 570 mètres cubes par 24 heures.

g 2. — LITHOCLASES ASSOCIÉES A DES POINTEMEMTS DE ROCHES ÉRUPTIVES

Les cassures, qui sont nombreuses dans Técorce terrestre, ne le sont pas moins à proximité des roches éruptives.

Il n'est pas aussi naturel qu'il peut le paraître tout d'abord de faire une catégorie spéciale pour les sources qui jaillissent à proximité de ces pointements de roches, comme par exemple la source salée de Salies (Haute-Garonne) située au pied d'un typhon d'ophite (fig. 138).

Cependant nous citerons un exemple bien connu de ce genre de gisement.

«ard. — Les liions de fraidronite et les dykes quartzeux jouent dans le terrain granitique du Gard le rôle de drains naturels. Les eaux superficielles s'infiltrent dans les fentes de Tune des salbandes, quelquefois dans toutes deux. Par une galerie à travers banc qu'on perce sur le filon, on donne une issue aux eaux. C'est là une pratique courante dans les arrondissements de Lasalle et de Saint-Jean du Gard. Aussi, dans les Cévennes* les habitants, connaissant fort bien ce

^ Emilien Dumas. Géologie du Gardy t. III, p. 58.

378 ROLE DES lITHOaASES DE DIVERS ORDRES.

phénomène, désignent ces filons sous le nom de caraU ou conducteurs d'eau.

C'est surtout aux environs de Saint-Jean du Gard, où ils sont nombreux, qu'on a su utiliser les filons aquifères. Lorsque, d'un point élevé, on jette un coup d'oeil sur les pentes des montagnes qui entourent cette commune, on est

j. 138. — Vue de Sitles (fliul«-Cironiie). montrant l'arihito l«ee la lource uléc qui jilllil (ar a colline â* Saint-Hirlory. 1, lille de Saliei. t, ancienne égliie. 3, ancien château, l, ruinei le Saint-Pierrs. S, Tonliine uUe. 6, carrière de moclloo) sénaniena. — D'aprte M. LtjmtTic,

frappé de voir çà et là, répandus avec une espèce de régularité, de petits jardins échelonnés sur les hauteurs ; c'est qu'à chacun de ces jardins correspond une petite source naturelle s'échappant d'un même filon.

Cette observation a été mise à profit et a donné l'idée ingénieuse de percer dans le granité des galeries horizontales, dirigées perpendiculairement à la direction de ces filons, qui remplissent l'office de barrages souterrains; ce sont

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comme des puits artésiens horizontaux. Ces travaux ne sont pas coûteux, parce qu'en général, ils sont pratiqués dans un granité friable et décomposé, mais assez solide pour que la voûte se soutienne sans le secours d'aucun boisement.

En 1840, un percement de ce genre entrepris dans la commune de Saint-Jean du Gard, au domaine de la Fabrique, rencontra un grand nombre de filons dont chacun fournit son contingent d'eau. Cette galerie, Tune des plus longues qu'on ait pratiquées dans la contrée, a 150 mètres environ et elle fournit un volume d'eau qui surpasse celui des plus belles sources granitiques de ce canton. Aussi de semblables travaux ont été depuis lors exécutés dans la même commune, sur un grand nombre de points. Au hameau de Saillan, après avoir percé un filon, on a obtenu une belle source, assez abondante pour arroser une propriété dix. fois plus considérable que celle pour laquelle on avait entrer pris ces recherches. Dans le domaine des Pommarèdes, une forte source a été également rencontrée par le même procédé.

Ces conditions se retrouvent dans un grand nombre de localités granitiques des Cévennes.

Dans la même commune de Saint-Jean du Gard, domaine de Yitrac, il existe une source thermale, sortant d'une manière bien évidente, d'un filon de quartz, et à côté, à une distance de deux ou trois mètres à peine, on voit avec étonnement surgir du même filon une source d*eau froide. On expliquerait ce contraste en admettant qu(i les eaux de la première source, après être descendues à une profondeur assez grande pour y acquérir leur température, remontent, en suivant une nouvelle fissure placée entre le dyke et le terrain granitique, tandis que la source d'eau froide est simplement le résultat d'infiltrations superficielles.

ROLE DES LITHOaASKS DE D[V£RS ORDRES.

§ 5. — HÔLE DES LITHOCLABES ASSOCIÉES A DES FaonS HÉTALLIFËRES

vmbmi pionbièrca. — A Plombiëres, le grès bigarré est séparé du granité par un poudingue quartzeux très grossier, qui paraît le représentant du grès des Vosges. Le fond de la vallée est entaillé dans un granité porpliyroïde, quelquefois

parsemé d'amphibole, qui forme une partie de la chaîne des Vosges.

De nombreux filons coupent le flanc gauche de la vallOe de Plombières, dans la région d'où jaillissent les principales sources tièdes ou savonneuses. Le percement de la galerie des sources tièdes, et une tranchée qui a été faite pour la rectification de la route nationale de Metz à Besançon, ont fait reconnaître, vers 1856, la disposition de ces filons.

Les filons dirigés à peu prèsN, O.àS.E se composent principalement de quartz et de spath fluor. Certains filons sont presque exclusivement formés de fluorine; dans d'autres le quartz prédomine. C'est précisément de ces filons que jaillis-

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