‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition auChapitre 45 sur 60 · TERRA · texte numérisé non relu

TERRA

appro-

d'où

OB9RRTAn05S.

DB LA 800RCB.

ximative.

TOBB.

!«ort la source.

moires.

degrés C.

Source du pied du Dastberg

(OouxwiUer)

Calcaire d'esu

Source de Wingen, près de

douce.

M rf^ 1 M M I BH LM M •••*•■■••■■■ •*■■

Grés bigan*é.

UiicMkiIk teférienr

Source de Niederliaslach....

Source de Durstell

Muschelkalk.

Source dite Sandbrunnen, à

l'ouest du Klingenthal ....

•;rè8 des Vosges.

Source de Siewilier

Muschelkalk.

Source de lloegen

Grés des Vosges.

Source de llaricnbronn, près

Cette source

Lobsann

Idem.

sort sur la faille terminale du grés des Vosges.

Source de Erlenhof, près Thaï .

Idem.

Source de Iloncourt, prés Ville.

Sekidê et InnitiM.

Source de Neufbois

Grés rouge.

Source dite Teuteisbrunnen,

dans la forêt de Ville

Idem.

Source prés de l*etersbacli.. .

Muschelkalk.

Source de Meissengotte

TemiiéetnnliM.

Source de la Moder, & M oderfeld

Grés des Voi^ges.

Source située au pied du Hoh-

kœnigsbourg (revers sep-

tentrional)

Terrain houillei

SourcedelaminedeGrandron-

Calcaire

C'est une des

taine, près Framont (Vosges)

de transition.

sources les plus

Source de la base du HohkoB-

fortes du pays.

nigsbourg (autre que celle

désignée plus haut)

Grés des Vosges.

Source du lluhwald, h la mon-

tée du Champ du Feu . . .

Granité.

Autre source située non loin

de la nrécédente

Syénite.

Source abondante cortaut df

la galerie de Terlingouttc

prés Framont (Vosges) ....

Gki àe tniatîM.

Source de la base du Climont.

Grés des Vo^gc^.

Autre source de la base du

Climont

Idem.

Source du SchœfTerlagcr au

Hohwald

Granité.

Source à 1 kilomëti eau sud

de la maison forestière de

la Rothkich (Champ du Feu) .

Syénite.

Source de la Katzmatt (Champ

du Feu)

Diorite.

Source de la Uagel (Ch. du Feu]

Granité.

Source de la maison foresliéri'

de la Rothlach (Gh. du Feu; .

Idem.

La plupart de ces sources qui arrivent au jour sans se mélanger à des eaux superficielles, subissent seulement dans leur température, pendant le courant de Tannée, de faibles variations qui, en général, ne dépassent pas quelques dixièmes de degré. Une seule observation peut donc déjà faire connaître approximativement la température moyenne d'une source placée dans ces conditions, surtout si son volume est considérable.

Il n'en est pas ainsi de celles qui sortent des sables diluviens ou tertiaires, dont les réservoirs sont peu profonds; plusieurs d'entre elles dérivent en effet d'infiltrations d'une rivière ou d'un ruisseau peu éloigné. Tel est le cas pour une ligne de sources qui sortent des terrains tertiaires supérieurs, entre Bischwiller etSoufflenheim, et qui sont alimentées par des infiltrations de la Moder; quoiqu'elles soient très abondantes, la température de ces sources varie, selon les saisons, de 8%5 à 12%5, c'est-à-dire avec une amplitude de 4**.

Voici quelques faits généraux qui ressortent des chiffres consignés dans le tableau des observations :

l'aies sources situées, soit dans la plaine et les collines basses de l'Alsace, soit dans les vallées des Vosges et de la Forêt Noire, ne diffèrent en général, dans leur température moyenne que de 0%8 au plus, lorsqu'elles sont à des altitudes très rapprochées et à égale hauteur au-dessus du niveau de la mer. Il est remarquable de trouver autant d'uniformité dans la température d'eaux qui jaillissent de terrains les plus variés dans leur nature, leur relief et leur exposition.

La température moyenne des sources situées dans la vallée lu Rhin, entre 180 et 260 mètres de hauteur au-dessus de la mer, et entre les latitudes de 48%20' et 49% est de 10%5, valeur qui correspond à une altitude moyenne de 212 mètres.

La grande nappe d'eau qui imbibe le gravier de la plaine du Rhin possède à Strasbourg, d'après des observations

faites en 1846 et 1847, une température moyenne d'environ I0%2, qui est un peu inférieure à celle des sources proprement dites.

â"" On peut juger, par un simple coup d'oeil, de la manière suivant laquelle diminue la température des sources, a mesure que l'on s'élève, en examinant la fig. 188. Dans la courbe

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Fi^. 188. — Tableau praphique de )a température des sources de la vallée du Rhin et de a chatne des Vosges. La courbe représente la ligne thermométrique des sources ordmatres; les lettres a, ^, c, </, e, f, correspondent aux tem]iératures de quelques sources qui sortent de dislocations; a, Kûttolshcim; fr, papeterie de Reichshoffen ; r, Cliâtenois; d^ Soultz-les- Bains; e, Niederbronn; /, Wasselonne.

les abscisses représentent les températures, et les ordonnées, les altitudes au-dessus de la mer.

La ligne déterminée par l'ensemble de ces points s'éloigne notablement de la ligne droite, ce qui montre qu'ici le décroissement dans la température des sources n'est pas tout à fait uniforme à mesure que Ton s'élève. Dans la plaine, et dans les collines de hauteur inférieure à 280 mètres, le décroissement n'est à peu près que de 1** par 200 mètres; de 280 à 360 mètres d'altitude, la diminution est beaucoup

plus rapide : elle est de 1° par 120 mètres; à partir de 560 mètres, et jusqu'à 920 mètres, ledccroisseuientredevieut le même que dans la plaine, c'est-à-dire 1" par 200 mètres. C'est quand on quitte le sol à ondulations douces pour passer aux pentes abruptes des montagnes que le décroissement devient plus prononcé.

5° Dans la région de la vallée du Rhin sur laquelle s'étendent les observations, et à toutes les hauteurs, il y a excès de la température moyenne des sources sur celle de l'air. En effet, si l'on rapproche les températures moyennes de Strasbourg, Carlsruhe, Bàleet FribourgS on trouve que la température moyenne de l'air dans cette partie delà vallée du Rhin, et à l'altitude de 212 mètres, est très rapprochée de 9%9 ; à cette hauteur, la température des sources, qui est de 10%5, excéderait donc celle de l'air de 0%6.

Cet excès paraît croître avec la hauteur, de même qu'il arrive avec l'augmentation de latitude; ainsi à Saint-Biaise, dans la Forêt Noire, à 771 mètres de hauteur, la température de l'air est de 5%20*; la température moyenne des sources situées à la môme altitude est de 6%8; elles surpassent par conséquent de 1**,() la température de l'air. D'après de Ilumboldt, un excès de température de môme sens s'observe dans les contrées centrales de l'Europe, où il tombe plus d'eau en été qu'en hiver; l'inverse a au contraire lieu dans les régions méridionales, qui reçoivent à peu près toute leur

* Voici de quelles données on peut partir :

Hauteur. Température moyenne.

Strasbourg 144 90,8

Carlsruhe 118 10»»,5^2

Bftle 260 ««,«2

Fribourg 280 9",75

Moyenne 203 0»,89

Les valeurs relatives aux trois dernières localités sont empruntées à l'ouvrage de Walchner : Handbuch der Oeoffnoêie, 2* édition, p. 188.

* Walchner. M Ame ouvrage,

i2K TEMPÉRATURE DES SOURCES ORDINAIRES.

pluie pendant la saison d'hiver, ainsi que Humboldt Ta observé le premier*. Léopold de Bueh pensait également que ces différences sont en rapport avec les quantités relatives de pluie qui tombent dans chaque saison \ Cette inégale répartition de la pluie suivant les saisons, quoique ayant une influence évidente, ne paraît pas contribuer seule à élever la température moyenne des sources au-dessus de celle de l'air, dans les régions froides où la température de Tair est pendant plusieurs mois au-dessous de zéro. En effet, Teau qui tombe pendant l'hiver à l'état de neige, et souvent à quelques degrés au-dessous de zéro, ne s'introduit pas dans le sol avec sa température primitive ; elle ne s'écoule vers les réservoirs des sources qu'après s'être préalablement échauffée, au moins jusqu'à zéro, aux dépens de l'atmosphère, qu'elle refroidit en outre, en lui empruntant aussi la quantité de chaleur nécessaire pour se fondre. De là une seconde cause, qui s'ajoute à la première dans les latitudes moyennes et élevées, pour élever la température des sources comparativement à la température moyenne de l'air.

A mesure que l'on s'élève dans les régions montagneuses, où il tombe annuellement une forte proportion de neige, la température des sources paraît donc diminuer moins rapidement que celle de l'air.

On verra que la température des fontaines artésiennes est supérieure à la température de la surface, et que l'augmentation de température est en général en raison d'un degré centigrade pour 20 ou 30 mètres de profondeur. En laissant de côté les sources qui sortent de failles ou du terrain basaltique, il est remarquable de ne pas rencontrer dans les terrains stratifiés de sources dont la température dépasse la

* Annales de Gilbert, t. XXIY, p. 46.

^ Léopold de Buch. Description physique des (les Canaries. Traduction française p. 81 et suivantes.

TEMPÉRATURK; des sources ordinaires. 429

température moyenne de Tair de plus de 1%6; pour la plupart, la diflerence est môme au-dessous de 1". Cela parait résulter de ce que les réservoirs des sources sont généralement peu profonds.

¥ Au milieu de l'uniformité générale de la température des sources, le massif du Kaiserstuhl, dans le duché de Bade, présente une anomalie remarquable.

Ce petit groupe montag.ieuxqui surgit de la plaine du Rhin entre les Vosges et la Forêt Noire, jusqu'à une hauteur de 558 mètres au-dessus de la mer, ou de 380 mètres au-dessus de la plaine, a, suivant la plus grande dimension, un diamètre de 15 kilomètres. Il est très riche en sources : c'est, avec les sables tertiaires supérieurs du Sundgau, la région de la plaine du Rhin la plus riche en sources que je connaisse. Ce fait rappelle celui observé par M. le comte de Mandelslohe en Wurtemberg, où les nombreux pointements basaltiques se distinguent par de belles sources.

Considéré dans son ensemble, le Kaiserstuhl se compose d'une roche riche en pyroxène, que l'on désigne ordinairement sous le nom de dolérite et qui appartient à la famille du basalte. Celte roche très fissurée en tous sens est en outre perméable par elle-même sur différents points, par suite de ses boursouflures; elle permet donc aux eaux météoriques de s'y infiltrer avec facilité. Aussi des sources, dont beaucoup sont fort abondantes, jaillissent du fond des vallons et de leurs principales ramifications; elles sont particulièrement nombreuses vers la limite du basalte et du loess, qui forme vers le bas une sortede batardeau; elles sortent, soit de l'un, soit de l'autre terrain, entre 200 et 280 mètres d'altitude; je n'en ai point observé qui soit à un niveau de plus de 100 mètres au-dessus de la plaine. Leur volume varie en général peu sensiblement de l'hiver a l'été, et, par suite, leur température doit aussi avec les saisons faiblement varier.

Températures de quelques sources du massif basaltique du Kaiserstuhl,

duché de Bade.

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