‹ Les eaux souterraines à l'epoque actuelle: leur régime, leur température, leur composition auChapitre 48 sur 60 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

On rencontre çà et là des sources dont la température est évidemment supérieure à la température moyenne du lieu et, par conséquent, à celle des sources ordinaires du pays. Ce sont des sources dites thermales.

Contrairement à ce que Ton suppose ordinairement, il n'est pas nécessaire que des sources soient relativement chaudes^ ou même tièdes, pour être comprises dans celte catégorie. D'après ce que Ton connaît sur la relation de température des sources en général avec celle du sol, on doit déjà considérer comme thermales celles dont l'excès thermométrique est de 2 degrés ^

Les sources que Ton doit qualifier de thermales ne se séparent pas toujours avec netteté des sources ordinaires : dans bien des contrées il y a entre elles des intermédiaires. Tel est le cas pour les sources du massif volcanique du Kaiserstuhl, comme on l'a vu au chapitre précédent.

< 0)1 peut faire une réserve pour les contrées polaires, sur lesquelles on n'a encore que peu de données.

Il en est de même pour de nombreuses sources de l'Algérie, dont rintérêt particulier justifiera les détails qui suivent.

M. Ville * a signalé le premier la grande abondance des sources d'eau potable qui émergent du sein du bassin crétacé, avec des températures plus ou moins élevées.

Voici quelques déterminations de températures et de débits pour les sources thermales des environs de Constantine et quelques autres.

TKMPélUTURE. DÉBIT PAR SEC05I»B.

degrés. litres.

Source de Sidi-Himoum 55 2 à 5

Source de Salah-Bey 28 45

Source de Sidi-Rached 28,3 4

Source de la rive gauche du Rhumel,

à 3 mètres au-dessus du lit . . . 28 18

Source d'Aïn-Rabah 30,5 50

Source du Hamma 33,1 700

Source d'Aïn-Bou-Merzoug 23,7 900

Les eaux du Hamma constituent une véritable rivière qui fait mouvoir plusieurs moulins. Celles d'Aïn-Bou-Merzoug, encore plus volumineuses, ont été amenées par les Romains à Constantine, au moyen d'un conduit dont on voit encore quelques restes .

Dans l'oasis de Chelma*, située à proximité de fiiskra, vers l'est, les sources principales émergent au fond d'entonnoirs où l'eau fait bouillonner les sables.

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