AU CHILI
Gauquenes 47
Toro (Coquimbo), altitude de 3258 mètres 63
Tinguiririca, altitude de plus de 1200 mètres ... 96
EN OCÉAKIE :
Igabo (Albay), ile de Luçon (Philippines) 56
Savu-Savu (îles Fidji) (source bouillante)
On voit que, comme les volcans, les sources thermales se présentent aux latitudes les plus diverses; on eu trouve en Islande, au Kamtschatka, au Groenland où jaillissent vers le nord-est, à Ounastot, d'après le capitaine Graah, des sources atteignant 42'.
Il en existe aussi à toutes les altitudes. Ainsi, au Thibet, à 4700 mètres, des sources bouillantes sont associées aux geysers qui ont été mentionnés plus haut (p. 567) : leur température est de 84\ correspondant à TébuUition de l'eau à cette hauteur. Au sud de Tanla, M. de Orzewalski a récemment signalé, à l'altitude de 4877 mètres, des sources de 52° centigrades. De même dans les Cordillières on en rencontre au delà de 4000 mètres.
D'un autre côté, le bassin de la mer Morte en renferme qui jaillissent bien au-dessous du niveau de l'océan.
Le bassin des mers, sous lequel est le siège de nombreux volcans, doit lui-même servir de réceptacle à de nombreuses sources thermales.
Quant ù ia vapeur qui se dégage, soit mélangée d'eau
liquide, comme dans les geysers» soit seule comme dans les solfatares et les volcans, nous n'en dirons ici que peu de mots.
La force considérable de projection des geysers montre que la vapeur d'eau acquiert une température notablement supérieure à 100 degrés, dans les réservoirs où elle s'accumule. On a, en effet, observé 127 degrés dans le canal d'ascension du Grand Geyser en Islande.
Dès que l'eau volcanique parvient dans les parties superficielles du globe, c'est-à-dire là où nous pouvons la soumettre à nos mesures, et par suite de la détente qu'elle a éprouvée, elle a déjà perdu la plus grande partie de sa chaleur. Mais en voyant l'intimité de son mélange avec les matières fondues, qui constituent les laves et d'où elle s'exhale lentement, durant leur refroidissement, on est contraint d'admettre que dans les profondeurs, elle a eu la même température que celles-ci. C'est même à son intervention, à plus de 1000 degrés thermométriques, sous une énorme tension, qu'il est légitime d'attribuer l'ascension des laves dans les canaux volcaniques, ainsi que la force avec laquelle elle projette des blocs volumineux et d'autres matières solides.
A la suite de la description de la source de Sassenage (p. 117 à 119), il paraît utile de donner la vue, d'après une photographie, de la caverne qui lui donne issue.