EAUX PHRÉATIQUES DES DURES
Les nappes d*eau que renferment les sables des dunes présentent des dispositions qui s'expliquent, d'après ce qui précède, avec cette circonstance qu'elles subissent l'influence des marées.
. — En Gascogne, les eaux pluviales qui tombent à la surface des dunes pénètrent immédiatement dans le sol
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Echelle des longueurs
Echelle des hauteurs
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Fig. SO. — Coupe de la chafne des dunes, à la hauteur de l'étang de Cazau, au sud d'Arcachon, passant par le point culminant qui atteint 89 mètres. Elle montre approximativement la disposition ondulée de la nappe phréatique, disposition qui est d'ailleurs Tariablc suivant les saisons. ~ L'échelle des hauteurs est six fois celle des bases.
sans ruisseler à la surface. Elles sUnfiltrent dans le sable et \ont former une nappe, dont la surface supérieure est ondulée comme celle des dunes, mais avec des ondulations beaucoup moins prononcées (fig. 50) et dont les formes varient d'ail-
* D'après une obligeante communication de M. Raulin.
leurs à la suite des pluies et des sécheresses. Considérée en grand, celte surface n'est pas horizontale; car au niveau des hautes mers, dans le voisinage immédiat de l'Océan, elle s'élève dans l'intérieur de la chaîne des dunes à 15 ou 20 mètres d'altitude.
Cette nappe est alimentée, soit exclusivement parles eaux pluviales, soit en partie par les eaux des étangs. Ses eaux sont douces par suite de la poussée constante, tant des eaux pluviales supérieures que des eaux des étangs et des marécages échelonnées jusqu'à la côte.
Les puits situés à la pointe de Grave, et vers la limite de la chaîne, à la hauteur de Porge, ne fournissent que de l'eau douce, môme lorsque, par suite de leur profondeur, ils descendent jusqu'au niveau moyen de la mer, et que par suite de leur faible éloignement, leur niveau éprouve des fluctuations en rapport avec celles des fortes marées. A Arcachon les puits ne donnent que des eaux douces, même ceux qui sont assez rapprochés de la plage.
HoUande. — Il cu cst dc même dans les dunes littorales de la Hollande, où la nappe souterraine (fig. 31) est encore
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Fig. 31. — Nappe d'eau des dunes de la Hollande, d'après M. Van Ertboro. A, argile superposée à la tourbe T et aux sables tertiaires et supportant le sable des dunes D, où l'eau phréatique affecte une surface ondulée NN.
limitée par une surface courbe qui d'ordinaire suit plus ou moins régulièrement les ondulations de la surface du sol. Ce fait a été mis en évidence par les sondages exécutés dans les dunes de Wassenaar, lors des études qui ont eu lieu
pour amener Teau des dunes dans les villes de la Hollande méridionale.
Celte même conclusion ressort également de ce que la nappe souterraine qui fournit Teau à la ville d'Amsterdam est à environ 2 mètres au-dessus du niveau des canaux du Rynland. La nappe se trouve donc dans les dunes généralement plus haut que la surface des eaux libres dans les alluvions marines ou dans les tourbières basses du voisinage immédiat, et beaucoup plus près de la surface du sol que dans les collines de gravier diluvien.
Est 4*osteBde^ — Lcs duucs qui rcposcut sur les alluvions maritimes, aux environs d'Ostende, recèlent une couche
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Echelle des hauteurs
Fig a — Coupe montrant, d'après M. Verstraeten, eomment l'eau d'inOllration des dunca subit l'influence des marées aux environs d'Ostendo. A, alluvion des polders; R., sable saturé d'eau de mer; E^, sable saturé d'eau douce ; i>,. sable des dunes. N N, nÎToau cooTcxe de la nappe pbréatique.
aquifèrede ce genre (flg. 52), dont M. Verstraeten a étudié les relations avec l'eau marine : les oscillations de celle-ci sont de 4 à 5 mètres.
« Verstraeten. Eaux alimenlairea de Belgique, 2« partie, p. 54.