À MES AMIS
:, Rene PA dr à MERS = % t : w . a L L AT $ LA } , \ Se, Ê d ] À MES MAITRES DE LA FACULTE::
iS ù Ti = = 3 v} 4 l ; RS à e PR Te TT ; i e à F ; ÉEA eh UE Mere A MON PRÉSIDENT DE THÈSE .
M. le Professeur GARRIGOU À Chargé de cours d'hydrologie et de minéralogie à la Faculté de Médecine AE : | et de Pharmacie. FRS A $ Û | L à À ‘ Y Es ï , !
di .
x: \ ‘ % \ he 7 \ ag L Ke Re.
BÉ NEUT LIRE
Je me fais un devoir très agréable de remercier ici tous mes maîtres de la Faculté.
M. le professeur Garrigou, qui m'a inspiré ce travail etm'a fourni les documents nécessaires pour le mener à bonne fin, a bien voulu m'honorer de la même bienveillance qu'incessamment il avait brodigué à mon frère, et c'est une double dette de reconnaissance que j'ai contracté envers lui. }
M. le professeur Dupuy, dont l’enseignement et les conseils m'ont été si précieux, peut être assuré de ma plus vive gratitude.
En M. le professeur Suis j'ai a remercier un maître bienveillant à qui je suis attaché par les plus vifs sentiments de sympathie.
M. le professeur agrègé Gérard a été mon premier maître à la Faculté; il a complaisamment guidé mes premiers pas dans l'étude de la chimie en m'accueillant au Laboratoire des cliniques de l'Hôtel-Dieu et ne m'a jamais ménagé ses conseil éclairés ; aussi, suis-je tres heureux de lui exprimer, en même temps que ma reconnaissance, mes remerciements les plus sincères.
M. le docteur Ribauf, chargé des conférences de pharmacie, m'a prouvé toute sa sympathie en me choisissant comme préparateur. J'ai à cœur de lui affirmer mon profond attachement.
A M. Th. Soulé, aide d'anatomie à la Faculté de Médecine, j'exprime mes plus chaleureux remerciements pour l'amabilité avec laquelle il m'a accordé ses talents de dessinateur.
PÉSSEN EUROS ULEFMILÉES
Les Pyrénées commencent, surgissent au fond du golfe de Gascogne, pour aller se terminer au cap Creux, dans la Méditerranée.
Au Nord, leur domaine géographique est circonscrit par la Garonne et la dépression du canal du Midi; au Sud, par la vallée de l’Ebre.
Longtemps, les descriptions de cette chaîne ont été erronées; autant on a visité et décrit le versant français, autant le versant espagnol est demeuré oublié. Il a fallu des touristes intrépides, pris parmi des savants, qui, observateurs consciencieux, ont peu à peu donné des descriptions exactes, basées sur Les cartes qu’ils avaient pu dresser.
Dans sa description, M. Schrader nous enseigne que, tandis que sur le versant français les chainons s’étendent en pentes douces, en surfaces inclinées qui dominent-les vallées, en pointes effilées ou dentelées qui surmontent ces pentes, et partout répandus végétation et paysages, rappelant ceux des Alpes, avec moins de hauteur, mais non moins de beautés pittoresques; sur le versant espagnol tout change; tout y prend un aspect rude, brutal, cyclopéen, formidable : escarpements, blocs, remparts de plusieurs lieues de longueur,
créneaux démesurés, épaulements qui d’un jet vont des
es 41}
prairies aux neiges, contrastes de verdure intense et de nudité repoussante, d’eau ruisselante et de sécheresse africaine, de glaciers bleuâtres et de roches couleur de feu.
Dans cet immense et grandiose massif montagneux, naissent des sources thermales nombreuses, surtout répandues dans les sites délicieux de notre versant français. Et dans ces sources hydro-minérales tous les groupes sont représentés : eaux sulfurées, eaux sulfatées, eaux bicarbonatées, eaux chlorurées, eaux ferrugineuses. Elles s’éloignent en certains points des crêtes principales pour naître dans des chaînons accessoires ou des systèmes de collines qui se rattachent à la chaîne par leur origine et leur constitution géologique, ne s’en éloignant que par gradation et ne s’en séparant par aucune délimitation bien tranchée, Ces sources, avec leurs propriétés, offrent au thérapeute des ressources nombreuses; mais pour choisir au milieu de ces richesses, il doit avoir des connaissances précises sur leur valeur respective. Car, si, par leur abondance, leur position dans un site plus ou moins remarquable, certaines sources ont conquis toutes les faveurs et ont été le point de départ de mouvements commerciaux et le berceau de stations grandioses devenues trop souvent plus mondaines que médicales, à côté d’elles il en est d’autres qui doivent être placées sur le même rang au point de vue scientifique. Les eaux sulfatées qui plus particulièrement nous occupent, prennent dans les Pyrénées une extension considérable et sont TAûEe ésentées dans toute l’étendue de la chaîne.
Tous les praticiens qui ont suivi des malades en médecine thermale se sont rendus compte, qu'à côté des effets relevant des eaux elles-mêmes, on en voit d’autres qui sont de puissants adjuvants et qui relèvent des facteurs extrinsèques : altitude, climat, hygiène. Aussi débutons-nous, dans notre travail, par l’étude de ces importants facteurs. Nous donnons ensuite un rapide
AN
> aperçu géologique, afin d'expliquer le gisement des sources ; nous étudions la manière de recueillir les eaux, c’est-a-dire la manière dont on les utilise ; enfin, nous exposons leur action physiologique et thérapeutique, et nous essayons de faire entrevoir quelle est la spécialisation plus particulière pour chaque station.
Pour rendre notre travail pius intéressant et pour lui
donner un relief de nouveauté, M. le professeur Garrigou a bien voulu nous donner de nombreux détails inédits empruntés à ses manuscrits sur les sources que nous allons étudier.