Liste générale des Afcs Men.-Ebén. de Paris
DURAND. — En 1790-1791, un artisan de ce nom était « ébéniste de l’hôtel du Gardemeuble » à Paris, où il dirigeait un petit atelier pour l’entretien et la réparation du mobilier de la Couronne. Il touchait à ce titre des appointements annuels de 1.200 livres \
DURAND (Bon), dit Bondurand ou Durand Je jeune, pour le distinguer de son frère Antoine, qui exerçait la même profession comme ouvrier libre1 2, gagna la maîtrise à Paris le 18 février 1761 3. Il épousa plus tard une fille de l’ébéniste Cordié 4 5. Son atelier, situé rue de Charenton, vis-à-vis la rue Saint-Nicolas, prospéra jusqu’à la Révolution s. On connaît quelques ouvrages très estimables signés B. DURAND, tels qu’un petit secrétaire en marqueterie, avec abattant et porte à coulisse, ayant figuré dans l’ancienne collection Vial6.
DURAND (François), ébéniste parisien, établi rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 49, sous le Directoire et le Consulat, produisait des meubles d’un certain luxe, en acajou chenillé et en bois jaune à filets d’amarante 7 .
DURAND (Hugues) était maître ébéniste à Grenoble vers le milieu du règne de Louis XV8.
DUSAUTOY (Jean-Pierre), ébéniste parisien, né en 1719, mort le 17 janvier 1800 9. Longtemps ouvrier libre, il ne devint maître que le 1er septembre 1779 IO, à l’âge de soixante ans, mais continua de travailler avec succès dans sa vieillesse, cour Saint-Joseph, rue de Charonne Son estampille, I. P. DUSAUTOY, se rencontre assez souvent sur des meubles en acajou d’une élégante simplicité, comme une petite table chiffonnière qui dépend des collections de Chaalis. Un plus grand nombre de ses ouvrages présentent des marqueteries d’un aspect un peu sec, accompagnées de frises ou de bordures en bois noir et jaune, formant par alternance des dessins à rayures, chevrons et damiers. On voit dans le palais de Stockholm deux secrétaires de ce genre acquis par le roi Gustave III du vivant de leur auteur. Une paire d’écoinçons, décorés de motifs d’architecture et qui proviennent du même atelier, font également partie du mobilier de la Couronne de Suède au château de Drottningholm I2.
Sur la liste des Vainqueurs de la Bastille, figurent les compagnons ébénistes Étienne Dusautoy l'ainé et son frère Nicolas-François13, que l’on suppose fils de Jean-Pierre. Celui-ci laissa