‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 149 sur 397 · Arch. nat. Y. 14435, 10 janv · texte numérisé non relu

Arch. nat. Y. 14435, 10 janv

10. Arch. de l’Egl. luth, de Paris. Reg. des mariages célébrés à l’Amb. de Suède de 1764 à 1S06, p. 19. Maiiage de Jacob Füss et de Marie-Catherine Stumpff, 2 juillet 1769.

11. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 95, bil. du march. Trintzius. — Alm. du Commerce de Favre et Duchesne, an VII. — Alm. du Commerce, 1806, sous le nom de « Foux ».

C^JAILLIARD florissait à Orléans sous le règne de Louis XVI. Le Calendrier historique de TOrlêanois pour les années 1783 et suivantes le nomme parmi les artistes qui honoraient cette province. Son atelier, situé rue du Bœuf, paroisse Saint-Paterne, disparut vers 1787. On peut mentionner, comme exemple de ses travaux, un petit meuble d’entre-deux revêtu de fines marqueteries à décor d’ornements et paysages, qui se trouve chez le marquis de Chanaleilles, au château de la Renardière, près d’Ardon (Loiret). Sur le devant de cette pièce l’inscription suivante est calligraphiée au burin: Taict à Orléans, le 5 Janvier 1780, par Gaillard, 'Ebéniste rue du Bœuf . L’une des faces latérales porte la signature d’un ouvrier nommé Dubreuilhy.

GAILLIARD (Antoine), menuisier parisien, reçu maître le 19 septembre 1781', exerça rue Saint-Nicolas jusqu’à la Révolution, puis transporta sa boutique rue de Charenton, n° 18. Il vivait encore dans les dernières années de l’Empire. Cet artisan fabriquait avec succès des bois de lits et de sièges1 2. Au début de sa carrière, il eut des démêlés avec les syndics des peintressculpteurs qui l’accusaient de contrevenir aux privilèges de leur corps 3. Vers la même époque, le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld-d’Enville le fit travailler pour le château de La Roche-Guyon, où sont conservés quatre fauteuils en cabriolet signés par ce maître. Plus tard le Garde-meuble impérial lui demanda des mobiliers de salon et de salle à manger destinés au service des grands-officiers de la Couronne4. On a relevé son estampille : A. GAILLIARD, sur d’assez nombreuses pièces datant du temps de Louis XVI. L’une des meilleures est un fauteuil en gondole, sculpté de rubans, qui faisait partie de la vente Pihouée (juin 1906).

GALET (Jean-Baptiste) fit enregistrer ses lettres de maîtrise au Châtelet de Paris le 13 mai 1754 s. Après avoir habité rue Sainte-Marguerite6, il exploita une fabrique et un magasin de meubles dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine7. En 1780, ayant perdu sa femme Marie-Catherine Leblanc 8, il se retira des affaires et succomba peu après, au mois de novembre 1 784 9. L Almanach général des Marchands du Royaume le citait, vers la fin du règne de Louis XV, comme un des principaux ébénistes de la capitale. Son atelier semble en eflet avoir été très actif. J’ai souvent rencontré l’estampille I. B. GALET sur des ouvrages d’un bon style, mais d’une qualité assez modeste, tels que des secrétaires en pente, poudreuses et bureaux de dame, présentant des placages unis ou des marqueteries à fleurs.

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