‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 161 sur 397 · Arch. nat. Y. 9523, 15 sept.-3 1 déc · texte numérisé non relu

Arch. nat. Y. 9523, 15 sept.-3 1 déc

6. Arch. delà Seine. Bilans, cart. 38, bil. du march. de bois Monbelet, déc. 1773.

7. The Growth of a great Firtn, et autres publications de la maison Waring et Gillow. — Thieme et Becker. Allgemeines Lexicon der bildenten Künstler. Leipzig, t. XIV, p. 46-47.

Oxford Street, sur l’emplacement même où existent aujourd’hui les magasins de ses continuateurs « Waring et Gillow».

Richard, fils du précédent, ajouta encore à la renommée de la maison. Né en 1734, il fut élevé en France, au collège de Douai, et s’adonna spécialement à l’étude de l’architecture. On lui doit les plans de la douane de Lancastre et d’autres édifices de cette ville ; mais il appliqua surtout ses talents à la décoration des intérieurs. Associé avec son père depuis 1757, il lui succéda jusqu’en 1780.8011 commerce fut maintenu par ses fils Robert, Richard et Thomas, puis par ses petits-fils George et Richard. Ce dernier se retira en 1830, ayant cédé ses établissements à la firme Waring, deLiverpool; il mourut nonagénaire en 1866.

Les Gillow passent pour avoir construit les premières tables de salle à manger s’agrandissant par le milieu, au moyen de coulisses et de rallonges. Le fait est possible, bien qu’en général ces fabricants ne se soient guère montrés des novateurs. Ils auraient plutôt eu des tendances à retarder sur la mode. Moins jaloux de s’enrichir par une vogue passagère que de mériter une réputation durable, ils préféraient s’en tenir à des formules éprouvées qui assuraient l’élégance et la perfection de leurs travaux.

GINDON. Voy. Guidon.

GIRARDOT (Jean), menuisier-ébéniste à Paris, reçu maître le 19 novembre 1738 ', exerça rue Saint-Nicolas, puis rue de Charenton, au moins jusqu’en 1771. Il confectionnait des armoires et commodes ordinaires, à la fabrication desquelles il apportait peu de soins, si l’on en juge par les procès-verbaux que les jurés de sa communauté dressèrent contre lui à plusieurs reprises pour la mauvaise qualité de ses ouvrages \

Le menuisier Jean-Baptiste Girardot, que l’on suppose fils du précédent, obtint la maîtrise le 18 décembre 1776 3 et s’établit rue Feydeau, où il demeurait encore en 1791 4. Les Petites Affiches du 2 janvier 1779 signalaient un beau bois de lit à la polonaise en vente chez cet artisan.

GIROUX (Jacques), menuisier-ébéniste à Paris, né en 1736, reçu maître le 19 novembre 1766, mort le 7 juin 1801 s. Après avoir résidé rue Traversière, il transporta son atelier dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine. Il livrait au commerce des commodes et buffets en bois de noyer6.

GIVERNE (Denis) était maître ébéniste à Paris, rue de Grenelle-Saint-Honoré, en 1734^.

GODEFROY (Godefroy PRZIREMBEL, dit). Voy. Przirembel.

GOLLE (Corneille), issu d’une famille hollandaise, travaillait à Paris comme menuisier en

1. Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y. 9324. 5. Id. , ibid. Q8. 55, 18 prairial, IX. Liste générale..., 1782-

2. Id. Y. 13228, 11 nov. 1741 ; Id. Y. 14419, 27 avril 1771. 1789.

3. Liste générale des Mes Men.-Ébén. de Paris, 1782-1789. 6. Arch.de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2904. Journal

4. Arch. delà Seine. Enregist. Tables des Dèc'es. Q8. 20, décès des frères Presle, tapissiers (1787).

de sa femme, Marie-Louise Delorme, 19 avril 1791. 7. Arch. nat. Y. 12136, 20 sept. 1734.

ébène dans les premières années du dix-huitième siècle. Il était fils de Pierre Golle, un des ébénistes de Louis XIV, mort en 1684, et frère de Jacob Golle, graveur en taille douce1.

GOODISON (Benjamin), fabricant et marchand de meubles à Londres, fut attaché au service de la Cour britannique entre 1729 et 1766 h II enrichit le mobilier royal de cabinets, bureaux et autres ouvrages en acajou poli et en bois laqué dans le genre chinois. On remarque parmi ses fournitures une grande table ovale, de 9 pieds de long sur 7 de large, pour le jeu du Roi à Windsor.

GORGU (Claude), menuisier parisien, reçu maître le 18 juillet 1770, travailla durant une vingtaine d’années, d’abord dans la cour de la Juiverie, et ensuite rue du Gindre 5. Il a laissé des sièges de bonne fabrication courante, marqués C. GORGB.

GOSSELIN (Antoine), notable ébéniste, né à Sarton, près d’Amiens, en 1731, mort à Paris le 16 décembre 1794 +. Venu de bonne heure se fixer dans la capitale, il gagna la maîtrise le 9 juillet 1752, fut juré de sa communauté de 1772 à 1774, adjoint aux syndics en 1777, syndic l’année suivante, et continua de siéger au bureau de son corps, comme député ou administrateur, jusqu’à la Révolution s. Ce fabricant, qui exploitait un atelier très actif6, rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue de Charonne7, est cité avec honneur dans Y Almanach général des Marchands du Royaume. On lui doit de beaux meûbles signés GOSSELIN, sans initiale de prénom. Le Musée industriel de Christiania possède de lui une commode en marqueterie datant de la fin du temps de Louis XV, et dont les décorations comportent un paysage habilement traité dans de jolis tons clairs.

Adrien-Antoine, fils du précédent, devint maître ébéniste pendant la jurande de son père le 9 novembre 1772 8. Il quitta Paris bientôt après, pour s'installer à Versailles, rue Duplessis. Entre 1785 et 1790, le Garde-meuble lui commanda un grand nombre d’armoires, commodes, tables de toilette et tables à jeu, destinées aux châteaux de Versailles et de Saint-Cloud9. Ce maître exécuta pour M. de Calonne une « table à l’anglaise, à roulettes, le milieu du dessus dormant, les côtés se levant et s’abaissant, le tout couvert d’un maroquin bleu à vignettes dorées10 ». En 1789, il fit pour M. Necker un grand serre-papiers en acajou, qui offrait onze casiers et deux tablettes d’entre-jambes 11 .

1. Jal. Dict. crit. de Biographie et d’ Histoire. Paris, 1872, p. 146. — A. Maze-Sencier. Le Livre des Collectionneurs, p. 37. — H.'Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 219-220.

2. Record-Office à Londres. The Miscellaneous Accounts. Vol. 4493454.

3. Liste générale des Mes Men.-Ebcn. de Paris, 1782-1787. — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 37, faillite du tap. Ch.-Ant. Richard, 1772 (souslenomde « Gorju »).

4. Arch. de la Seine. Enregist. Tables des Décès. Q8. 52, 26 frim. an III. — Annonces, Affiches et Avis divers, an III, p. 1436. — Cf. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 221.

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