ANDRÉ-LOUIS GILBERT
Secrétaire en marqueterie, à motifs d’architecture. (anc. coll. de Mme C. Quémaux).
JEAN GOURDIN père.
Fauteuil Louis XV en noyer ciré et canné. ( Musée des Arts décoratifs) .
JEAN GOURDIN fils.
Fauteuil sculpté dans le goût de Delalosse. {Musée des Arts décoratifs).
Josse, dit Gosselin le jeune, frère d’Antoine, passa maître le 29 décembre 1768. Établi rue de la Verrerie, il exerçait encore en 1785 \ Son estampille J. GOSSELIN a été relevée sur une commode en mosaïque à quadrillages de l’ancienne collection du Dr Delthil1 2 3.
Deux ébénistes portant le même nom patronymique travaillaient au faubourg Saint- Antoine sous le Consulat et l’Empire. On les trouve cités l’un et l’autre dans les archives du Gardemeuble pour des fournitures d’ouvrages en noyer 5.
GÔTZ (Martin), né en 1745, mort le 31 juillet 1802 4, appartenait peut-être à une famille alsacienne, dont un membre fut syndic des menuisiers de Strasbourg en 1694 5 . Ayant acquis la maîtrise à Paris le 4 février 17846, il exploita rue du Faubourg Saint-Antoine, dans la cour de la Boule Blanche, un atelier de « menuisier en miroiterie » 7. Après 1790, il se retira rue Amelot, où il termina ses jours.
GOURDIN, famille parisienne de menuisiers en meubles.
Le plus ancien, Jean, florissait rue de Cléry, près de la rue Saint-Philippe, entre 1737 et 1763 8. On lui doit de beaux sièges signés PERE * GOURDIN. Au musée des Arts décoratifs, il est représenté par un fauteuil en noyer canné et ciré, les pieds enlacés de rinceaux9 (planche XXVI). Plusieurs ouvrages portant sa marque font partie du mobilier royal de Suède io.
Jean-Baptiste, fils aîné du précédent, reçu maître le 26 mars 1748 ”, s’établit près de son père, dans la même rue de Cléry, au Nom de Jésus 12 . Cet habile artisan, dont les talents furent employés par le prince de Soubise exerça jusqu’en 1776 ‘4. Il a laissé son estampille : I. GOURDIN sur des pièces d’un très noble caractère et d’une excellente facture, comme deux marquises qui passèrent en vente dans la succession de Mme Lelong (avril 1903) et une grande bergère à oreilles de l’ancienne collection Alphonse Kann'hLe roi d’Angleterre possède, au château de Windsor, une suite de dix fauteuils faits dans l’atelier de Gourdin l’aîné l6. Notre planche XXVI montre de lui un beau siège sculpté d’entrelacs, qui se trouve au musée des Arts décoratifs.
Michel, dit Gourdin le jeune, frère du précédent, obtint ses lettres de maîtrise le 3 mai 1752 1 7. Il exerça également rue de Cléry — sans doute dans l’ancien atelier paternel — durant une trentaine d’années. D’après Henry Havard, il aurait été un des fournisseurs de la Couronne ,s. Je n’ai trouvé aucune pièce d’archives qui confirme cette assertion; mais les collections de l’Etat renferment plusieurs ouvrages du maître qui pourraient provenir de l’ancien Gardemeuble. M. Ernest Dumonthier, dans son livre sur les Bois de sièges du Mobilier national, a. donné
1. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1782-1785. — Cf. Archives de la Seine. Bilans, cart. 56, bilan du tap. Guyard,