‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 166 sur 397 · Vente à Paris, 27 mai · texte numérisé non relu

Vente à Paris, 27 mai

11. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris (1782-1787). — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 62, faillite du tap. Rondet,

queurs de la Bastille. Après le io Août, il devint brigadier de gendarmerie, passa ensuite dans une compagnie de vétérans et quitta le service sous le Consulat

GRÜBER, dit Grubert, établi vers 1790 rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Sainte-Marguerite, fabriquait des meubles en acajou tels que des écrans à plateau de marbre servant de table à déjeuner1 2 3. Il faisait aussi des chaises étrusques incrustées de cuivre, dans le genre de celles que Georges Jacob venait d’exécuter à cette époque d’après les dessins du peintre David5 *. On le retrouve plus tard rue Neuve-Égalité ou d’Aboukir qu’il habita jusqu’en 1808 4.

GRUNDLER possédait en 1780 un atelier d'ébénisterie, comme ouvrier privilégié, dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine, près de l’asile des Enfants-Trouvés *. En 1791, il fournit des commodes en secrétaire et des pupitres de musique à la maison Frost et Cie, rue Croix-des-Petits-Champs é.

Selon toute apparence, cet artisan eut pour fils le général Louis-Séba.stien Grundler, né à Paris le 29 juillet 1774, mort dans sa propriété du Plessis (Aube) le 27 septembre 1833. Avant de se vouer à la carrière des armes, celui-ci avait appris le métier d’ébéniste dans le faubourg Saint-Antoine7. A dix-sept ans, il s’enrôla au Ier bataillon des volontaires de Sainte-Marguerite et fit campagne en Argonne contre les Prussiens. Il servit ensuite avec distinction en Italie, en Hollande, en Espagne, en Russie, conquit ses grades à la pointe de l’épée, devint baron de l’Empire et grand-officier de la Légion d’honneur. Créé comte par Louis XVIII, il fut nommé lieutenant-général par Charles X. Son nom est inscrit au côté nord de l’Arc-de-Triomphe de l’Étoile.

GRUYÈRE (Pierre-François), fabricant de billards à Paris, rue de la Roquette, se fit recevoir maître menuisier-ébéniste le 20 juillet 1786 8. Il continuait encore son commerce au début du dix-neuvième siècle9.

GUELER (François KELLER, dit), passé maître à Paris le 19 septembre 1786, habita d’abord rue du Vertbois10, puis rue Beauregard, n° 186 ", d’où il disparut sous le Directoire.

GUÉNERIE, compagnon menuisier à Nantes, y dirigeait vers 1784 d’importants ateliers appartenant au marchand Cormeray (Voy, ce nom). A partir de 1787, Guénerie exerça pour son propre compte, comme « menuisier forain chambrelan », sur la paroisse Saint-Similien I2.

GUÉRARD (Pierre), ébéniste parisien, venait de faire enregistrer ses lettres de maîtrise au

1. J. Durieux. Les Vainqueurs de la Bastille, Paris, 1911, p. 184. — Arch. nat. T. 5141, 5. Papiers du député Osselin. Liste des Vainqueurs de la Bastille, n° 256.

2. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2278, Journal de Frost et Cie (1790-1791); Reg. 2441, Journal du tap. Bonnemain jeune (1786).

Page 1