‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 190 sur 397 · E. Singleton. Dutchand Flemish Furnilure, p · texte numérisé non relu

E. Singleton. Dutchand Flemish Furnilure, p

13. Record Office à Londres. The Miscellaneous Accounts, vol. 443 à 446.

14. Alm. du Commerce d' Arts et Métiers pour la ville de Bordeaux, 1785, p. 309 (sous le nom de « lit »); 1791, p. 90.

JOHNSON. Voy. Jensen.

JOLLAIN (Adrien-Jérome), reçu maître ébéniste à Paris le ieraoût 1763 appartenait à une famille d’horlogers, et travailla spécialement pour les ouvriers de cette profession, auxquels il vendait des boîtes de pendule1 2 3. On a relevé sa marque A. J. JOLLAIN sur des ouvrages de ce genre en marqueterie à cubes et à Heurs. Il a laissé aussi des commodes décorées dans le même goût. Ce fabricant habitait le cloître Saint-Jean-de-Latran, où sa veuve lui succéda vers 1788.

JOLY (Jean-Alexandre), natif de Nancy, devint maître ébéniste dans cette ville le 8 février 1786 b

JOMBERT. Voy. Joubert.

JONES (Benjamin), menuisier-ébéniste américain, établi à Beverley, près de Boston, mourut en 1776. Outre des bois de sièges, il fabriquait des tables et des commodes, en noyer, en merisier et en érable 4 5.

JOSEPH (Joseph BAUMHAUER s, dit) fut un des ébénistes attachés au service de la Cour sous Louis XV. Natif d’Allemagne, il vint dans sa jeunesse se fixer à Paris, où il épousa vers 1743 Reine Chicot, fille et sœur de maîtres menuisiers. Malgré ses talents et les facilités que son mariage lui donnait pour accéder à la maîtrise, il végéta durant de longues années dans une situation subalterne, ce qui pourrait s’expliquer par l’inconduite que lui attribuent certains documents de police6. En février 1767, Joseph était encore ouvrier aux gages de son compatriote François Reizell 7. Mais bientôt après, — peut-être grâce à la protection du duc d’Aumont qui devait le favoriser de ses commandes, — il obtint un brevet d’ébéniste privilégié du Roi lui conférant les prérogatives des maîtres sans l’incorporer à la communauté des menuisiers parisiens8. Depuis lors il signa ses travaux de l’estampille <$* JOSEPH •£, où son nom se trouve inscrit entre deux fleurs de lys par allusion à ce privilège royal. Sur la fin de sa carrière, il possédait un atelier de huit établis rue du Faubourg Saint-Antoine, à la Boule blanche. Sa maison était en pleine prospérité lorsqu’il succomba de 22 mars 1772 9.

Cet artiste a laissé des œuvres somptueuses traitées dans un goût un peu lourd, mais avec une admirable finesse. Habile dans toutes les branches de son métier, Joseph semble avoir donné ses préférences aux marqueteries en bois de rapport ; il faisait aussi de belles pièces en laque de Chine, utilisait parfois l’acajou et imitait avec succès les meubles de Boulle.

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