‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 201 sur 397 · Alm. des Adresses de Paris · texte numérisé non relu

Alm. des Adresses de Paris

6. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris. — Alm. de Paris, 2e partie, 1786.

7. Arch.de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 878, p. 230,262.

— Cf. Id. Bilans, cart. 116, faillite du march. Carré, 1777, etc.

8. Arch. nat. O1. 3639. Mém. de Hauré, 2e sem. 1786. — Bibl. nat. Mss. fr. 7815, fol. 124.

9. Arch. nat. F12. 158, n° 9700. — Cf. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, t. I, p. 271.

10. Arch. nat. Y. 14084. Scellés après décès de l’ébén. Cl. Revault, 16 oct. 1757.

11. Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1782-1789. — Arch. nat. H2. 2118. — Annonces, Affiches et Avis divers, an IV, p. 6683, 6729, 6859.

12. Liste générale ..., 1782-1789. — Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 2578. Journal du march. Collignon, fol. 22, 24, 25. —Id. Bilans, cart. 94, faillite du march. Mennesson, an XIII.

conseillers de sa communauté1. Cet artisan, qui écrivait son nom Kinds, mais qui marquait G. KINTZ, a laissé de bons ouvrages en acajou et en bois de rapport, notamment des consolesdessertes à tablettes d’entrejambe.

KIRSCHENBACH (Jean-Jacques) exerçait depuis plusieurs années comme ouvrier libre, lorsque la maîtrise lui fut conférée le 8 avril 1778 2. Établi rue du Faubourg Saint-Antoine, en face de la rue deCharonnc, cet ébéniste s’adonnait avec sa femme, Marie Lôtesse, au commerce des meubles et des bois d’industrie 3. Il travailla pour la marquise de Montesquiou. De nombreux marchands lui achetèrent des pièces en acajou massif et en noyer couleur d’acajou, telles que des bureaux à cylindre, des tables à damier, des nécessaires de toilette4. Sa maison existait encore en 17905.

KLANCK (Johann-Christoph), ébéniste allemand, florissait à Francfort au milieu du xvme siècle. Après avoir étudié son art à Vienne et à Berlin, il se fit connaître par d’admirables ouvrages de marqueterie, composés avec des bois teints qu’il nuançait et assemblait à la perfection. Il semble avoir produit surtout des boîtes et des tabatières décorées de petits personnages. Klanck exécuta pour le roi d’Espagne, Ferdinand VI, une cassette sur laquelle il avait représenté des sujets d’histoire et qui lui fut payée cent ducats, valant un millier de livres d’argent français. — Miné par les tourments que lui infligeait une épouse acariâtre, il fit une maladie de langueur et succomba, dans la force de l’âge, en 1762 6.

KOBIERSCKY (Jean-Georges), ébéniste à Paris, était fils de Geoffroy-Henry, qui avait exercé la même profession à Copenhague7. Avant 1789 8, il s’établit sur la place de la Porte Saint-Antoine et entreprit avec succès la fabrication des cartonniers de luxe. Le Garde-meuble lui demanda plusieurs ouvrages de ce genre, valant de 500 à 1300 livres9. L’un d’eux était plaqué à compartiments de bois satiné et de bois jaune; un autre offrait deux corps de casiers en acajou verni, flanqués de colonnes et de pilastres. Au printemps de 1791, cet artisan construisit encore un beau serre-papiers en acajou, avec des ornements dorés au mat, pour le cabinet de Louis XVI aux Tuileries I0; il livra en même temps des tables et encoignures destinées au palais de Saint-Cloud ‘F L’année suivante, Kobierscky épousa une jeune orpheline, Marie- Françoise Formy, nièce de Jacques Hardouin-Mansart, ancien architecte du Roi ; mais, à cette époque, ruiné sans doute par la Révolution, il avait dû fermer son atelier et n’avait pour toute fortune que ses outils de travail ,2.

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