‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 203 sur 397 · Minutes de Me Cousin, not. à Paris, loc. cit · texte numérisé non relu

Minutes de Me Cousin, not. à Paris, loc. cit

KOCKE (Bernard), habile ébéniste, natif de Gros-Edern en Rhénanie, vint avant 1739 exercer sa profession à Strasbourg. Ses talents lui méritèrent la faveur du cardinal Louis- Armand de Rohan, évêque de la ville. Kocke produisit, pour la bibliothèque de ce prélat, six petites armoires d’une charmante élégance, façonnées en acajou clair et finement parées de bronzes à rocailles1. Sur la présentation de ce chef-d’œuvre, il fut reçu dans la communauté des menuisiers français de Strasbourg2, le 19 janvier 1741, avec les vives félicitations de ses juges3. Bientôt après, Kocke forma le projet de se rendre à Paris, ayant peut-être l’intention de s’y établir. En vue de son voyage, il demanda des lettres de recommandation au cardinal de Rohan, son protecteur. On ignore ce qu’il devint dans la suite.

L’ancien palais épiscopal de Strasbourg conserve encore cinq des précieuses bibliothèques que le maître créa pour cette résidence. La sixième, soustraite pendant la Révolution, figurait dans l’importante collection de M. Rodolphe Kann 4 5, récemment acquise par M. Duveen.

KŒCHLY (Joseph), probablement d’origine suisse, devint maître ébéniste à Paris le 3 septembre 1783 \ Il travaillait cour Saint-Joseph, rue de Charonne, où il décéda le 14 janvier 1798, âgé de cinquante ans6.

KŒNIG résidait à Bordeaux, rue Surson, dans le faubourg de Chartrons, vers 1790 7.

KQENIG (Pierre-Philippe). Voy. Cuny.

KOFFTER (Jean-Mathieu), né à Vienne (Autriche)en 1736, mourut à Paris le 4 avril 1 796 8. Arrivé en France avant la fin du règne de Louis XV 9, il exploita une fabrique et un magasin de meubles cour du Puits, n° 18, dans l’enclos de Saint-Jean-de-Latran, un des lieux de franchise qui abritaient le travail libre. En 1791, Koffter adressa au comité de la section une lettre où il se disait académicien de sa ville natale et faisait valoir les services qu’il avait rendus à l’État en formant de nombreux élèves dans le dessin et l’ébénisterie I0. Après sa mort eut lieu une vente publique de ses marchandises qui comprenaient, suivant les annonces, « quantité de meubles de laque, d’acajou, de rose, de placage, garnis de cuivres dorés d’or moulu » ".

KOHL (Pierre-Nicolas-Joseph), ébéniste à Paris, né en 1743, mort le 26 octobre 1798 I2. Ayant acquis la maîtrise, le 23 juin 1779 '3, il s’installa rue Poissonnière, où il paraît avoir pratiqué à la fois la menuiserie en sièges et l’ébénisterie commune. Cet artisan compta parmi ses clients le prince de Nassau qui lui devait en 1783 une somme de 634 livres'4. Dans

1. Ernst Polaczek. Das HanJwerk der Fransfsischen Schreiner der Stadt Strassburg (Elsasser Monastschrift, 1910, p. 321 et suiv.) ; — An\tiger für Elsassischer Alterthumskunde, Strasbourg, 1913, p. 404 et suiv.

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