‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 220 sur 397 · E. Charavay, loc. cit · texte numérisé non relu

E. Charavay, loc. cit

14. « Paris, 20 sept. 1793, l’an II de la République une et indivisible. — L’accusateur public salue le citoyen Nicolas et l’invite à mettre sur la liste des candidats pour jurés du Tribunal le citoyen Robert-Claude Lebesgue de la section des Arcis et qui était au jury d’accusation du Tribunal du 17 août 1792. C’est une excellente acquisition à faire parmi les jurés. Le citoyen Nicolas est invité à ne pas l’oublier. Salut et fraternité. — A.Q.. Fouquier » ( Papiers inédits trouvés cbe% Robespierre, 1. 1, p.268).

de Versailles1. — On n’a pu identifier avec certitude ce fournisseur de la Couronne. Peut-être faut-il voir en lui un marchand de Versailles qui se nommait en réalité Leblond, et dont la maison existait encore rue de la Pompe sous le règne de Louis XVI2.

LEBLOND (Gabriel), artisan privilégié du faubourg Saint-Antoine, travaillait rue de Charenton vers le milieu du xvme siècle avec ses deux fils, dont le plus jeune, né en 1735, portait aussi le prénom de Gabriel 3. Ces ébénistes fabriquaient spécialement des tables de fantaisie en merisier, en acajou et en marqueterie à fleurs. Ils produisirent en grand nombre des plateaux de lits à glace et pupitre, des petits bureaux pouvant s’adapter sur un fauteuil, des videpoches, des tables pliantes sur des pieds en Xque l’on dénommait en ciseaux, et des secrétaires à renversement dits en cabriolet ou à culbute 4 5.

LEBLOND (Jean-François), reçu maître-ébéniste à Paris le 28 juin 1751, s’établit dans le cloître Saint-Germain-des-Prés. Son atelier, qui semble avoir eu peu d’importance, ne disparut que sous le Directoire s.

LECHARTIER (Jacques), menuisier parisien, admis à la maîtrise le 9 septembre 1773, résida rue de Charenton jusqu’en 1 789 6. Il a laissé son estampille J. LECHARTIER sur de jolis sièges, dont quelques-uns offrent un riche décor d’entrelacs, lauriers et cordons de sequins. M. le comte de Bernard du Breil possède deux fauteuils traités par lui dans les formes souples et mouvementées du style rocaille, ce qui constituait une singularité à l'époque tardive où cet artisan obtint le droit de marque.

LECLERC (Charles-Michel), fabricant et marchand de meubles, né en 1743, mort à Paris le Ier novembre 1803 7. Après avoir passé maître le 19 septembre 1786,1! exploita un atelier et un magasin rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Sainte-Marguerite s. En 1792, cet ébéniste fut élu officier municipal de la section des Quinze-Vingts 9. On trouve dans les Petites-AJfiches plusieurs réclames concernant ses marchandises et, en particulier, des « petits meubles pour étrennes10 ». J’ai relevé sa signature C. M. LECLERC sur une table de lit en acajou, à tiroir et pupitre.

LECLERC (Claude), menuisier-ébéniste à Paris, gagna la maîtrise le 12 octobre 1785 M. Établi d’abord rue de Charenton, à F Agneau Pascal, il se fit connaître sous Louis XVI comme « menuisier en fauteuils » I2. Plus tard, ayant transféré son atelier rue de Charonne, n° 7, Claude Leclerc

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