JOHN MAYHEW
Armoire en acajou sculpté, fournie vers 1765 au roi George III d'Angleterre ( Château de Windsor).
jusque sous l’Empire On a retrouvé des réclames qu’il avait fait imprimer au revers d’anciennes cartes à jouer: Grande me du Fauxbourg Saint-Antoine, au Nom de Jésus, à droite en entrant par la porte Saint- Antoine, Magnien, ébéniste. Son Attelier est dans le grand passage en face les Quinze- Vingts. Il tient aussi Magasin de toutes sortes de Meubles \
Vers la fin du règne de Louis XVI, ce fabricant exécuta quelques travaux pour le mobilier de la Couronne, entre autres une commode destinée aux appartements de la princesse de Lamballe dans le château de Fontainebleau 3. Il fournit encore deux tables à ouvrage en acajou, sur des pieds à jour, pour Mme Thierry de Ville d’Avray, dont le mari était commissaire général du Garde-meuble4. En novembre 1799, le Tribunal de commerce le désigna comme expert dans un litige où il avait pour co-arbitres ses confrères Riesener et Jacob s. Il ne cessa d’exercer que dix ans plus tard, après la mort de sa femme é.
Cet ébéniste est l’auteur de gracieux ouvrages signés : C. M. MAGNIEN. Champeaux a relevé son estampille sur une coiffeuse à fleurs provenant de la famille Artaud, du parlement de Paris, et qui se trouvait naguère chez Mme Brunet, à Avallon 7. Le cabinet de M. C. Côte à Lyon renferme une petite table, de forme échancrée, en mosaïque à rosettes, qui porte la même empreinte. On la rencontre assez souvent sur de jolies commodes en bois de rose 8. Une pièce de ce genre appartenait naguère à Mme la duchesse de Sesto 9 ; une autre figure dans la collection de Mme Lefuel.
MAHÉ, menuisier provincial du temps de Louis XVI, employait la marque V-B. E. MAHE -f imprimée en cercle. M. le duc de Trévise possède une suite de quatre chaises à dossier ovale, dont une est frappée de ce poinçon.
MAHEU, ébéniste parisien, exploita un atelier rue de Charenton, n° 192, sous le Directoire et le Consulat I0.On le trouve cité dans le livre-journal du marchand Bonnichon pour des fournituresde meubles en acajou, parmi lesquels une « table à thé superbe », de style antique11.
MAIGNAN (Jean) travailla rue du Faubourg Saint-Antoine, puis rue de Charenton, depuis 1776 jusqu’en 1802. D’abord artisan libre I2, il prit rang de maître le 24 août 1786 I3. Il ne paraît avoir fait que des ouvrages ordinaires 14.
MAILLE, ou MAILHE, transcriptions inexactes du nom de Malle.
1. Arch. delà Seine. Livres de Commerce. Reg. 1961. Journal des frères Presle, march. tap., p. 457. — Bilans, cart. 76, bil. du tap. Beaufillot, 1789 ; cart. 77, bil. du tap. Lœuillart, 1790; cart. 81, bilans du tap. Guilbert, 1792; cart. 86, bil. du tap. Boucher, an VII. — Annonces, Affiches et Avis divers > 1790, p. 605. — Alm. du Commerce, 1805. — Alm. portatif des commerçants de Paris, 1806.