‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 273 sur 397 · PHILIPPE-CLAUDE MONTIGNY · texte numérisé non relu

PHILIPPE-CLAUDE MONTIGNY

Bureau Louis XVI en marqueterie à grecques. ( anc . coll. IL J. A/...).

exécutés pour le mobilier royal vers la fin du règne de Louis XVI. Le maître a laissé de très bons ouvrages en acajou datant de la même époque, entre autres un curieux guéridon, soutenu par trois colonnettes accouplées, qui parut à la vente Surmont (mai 1912); deux meubles à hauteur d’appui de l’ancienne collection V. Demonts ', et un beau bureau à cylindre que possède Mme la baronne de Caix de Chaulieu (planche XLVI). Chez M. Paul Marmottan se trouvent six fauteuils marqués du nom de Bernard Molitor et qui paraissent se rattacher à la période impériale : ce sont des sièges en acajou, de forme gondole, avec des accotoirs figurant des aigles aux ailes relevées.

MONDON (François), maître ébéniste à Paris, né en 1694, mort en 1770 \ On a des raisons de croire qu’il se rattachait à une famille du Dauphiné d’où sortirent aux xvne et xviii1 2 siècles de nombreux menuisiers et tourneurs. La plupart de ces artisans vécurent à Grenoble, mais tous ne restèrent pas dans cette ville. L’un d’eux s’établit à Dijon ; un autre, ayant poussé jusqu’à Copenhague, s’intitulait en 1711 « maistre-menuisier chez le roy de Danemarc 3 ». — L’ébéniste qui nous occupe eut une situation notable dans la communauté parisienne. Après avoir été juré de 1736 à 1738 4 5, il fut élu principal de ce corps le Ier août 1764 s. Domicilié rue du Faubourg Saint-Antoine, vis-à-vis la rue Saint-Nicolas, sous l’enseigne de La Pie6, François Mondon fabriquait avec succès des meubles de luxe, et surtout des commodes en tombeau, plaqués à compartiments et filets7. On rencontre assez fréquemment de pareils ouvrages portant la marque MOnDOH imprimée en grandes lettres, avec cette singularité que les deux N ont la forme de caractères minuscules. Une pièce de ce genre se trouve chez le comte A. de Salverte, au château de Grümesnil (Eure).

François-Antoine, fils du précédent, obtint ses lettres de maîtrise le 31 décembre 1757 8, mais ne les fit enregistrer que treize ans plus tard9, après la mort de son père dont il avait été le collaborateur. Il transféra ensuite l’atelier rue de Charenton, où il continuait d’exercer en 1783. Il produisit à son tour de belles commodes, en bois de placage, ornées parfois de bronzes remarquables tels que des mascarons à têtes de singe I0. Ses travaux sont signés F. A. MONDON.

MONGENOT (François) né à Lucey (Lorraine) en 1732”, mort à Paris le 23 février 1809”. Ce menuisier-ébéniste, qui devint maître le 21 juillet 1761 '3, demeurait rue Traversière-Saint-Antoine. II ne semble avoir produit que des meubles modestes en bois de noyer ’4,

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