Annonces, AJ fiches et Avis divers, 1792, p
n° 1514, vis-à-vis les Feuillants, à côté de la place des Piques1 », aujourd’hui place Vendôme. Elle est citée dans les annuaires jusqu’en 1812.
On trouve fréquemment la marque L. MOREAU sur de jolis ouvrages, d’un goût très fin, mais fort différents les uns des autres et qui trahissent même parfois, dans leur style ou leur facture, des tendances tout opposées. Sans nul doute le maître ne produisait lui-même que la moindre partie des marchandises vendues avec la garantie de son estampille. Une longue énumération des pièces sur lesquelles on a relevé cette empreinte offrirait donc peu d’intérêt. La plus remarquable est une commode à coins arrondis, en bois d’acajou ronceux, richement garnie de bronzes, qui faisait partie de l’ancienne collection Lafaulotte2 3. Il suffira de citer encore une commode en laque de Chine que renfermait naguère le château de Voisenon, près Melun5, un beau meuble en marqueterie qui dépendait de la succession de l’antiquaire Chappey 4, et une charmante jardinière ayant appartenu à Mme Lantelme s.
MOREAU (Pierre), menuisier en meubles, né en 1722, mort à Paris le 27 juin 1798 6. Il travailla dans sa jeunesse chez Silvain-Nicolas Blanchard7, se fit recevoir maître le 30 mai 1765 8, puis exerça rue de Cléry pendant sept ou huit ans, après lesquels il abandonna son métier. Il demeurait en dernier lieu cour des Fontaines, au Palais-Royal. Ses productions portent la marque P. MOREAU. Notre Mobilier national en possède un exemplaire qui provient du château de Marly: c’est un fauteuil à dossier mouvementé et pieds fuselés, offrant, dans les détails de sa structure et de sa décoration, certains détails d’une invention très originale.
MOREL, ébéniste parisien établi rue et porte Saint-Honoré sous le Directoire, fit paraître dans les Petites Affiches des réclames concernant ses marchandises en acajou et en noyer de la Guadeloupe9. Fixé plus tard rue Gaillon, n° 1 6, il soumissionna pour la fourniture des palais impériaux et obtint quelques commandes de l’Etat î0.
MORIAERD, mauvaise transcription de l’estampille MCRIAERD, appartenant à l’ébéniste Mathieu Criaerd, dit Criard père.
MOUETTE (Jean-Baptiste), menuisier en meubles à Paris, né en 1697 “, acquit la maîtrise le 19 juillet 1740 I2, après son mariage avec une fille du menuisier Étienne Saint-Georges. Il travailla rue de Cléry, à la Toison d’or. En 1747, il eut un procès devant le tribunal consulaire avec deux de ses ouvriers nommés Panette et Valois I?. Il exerçait encore six ans plus tard'4.
MOULINET (Pierre), passé maître menuisier à Tours en 1731, fut un des jurés de sa corporation et mourut en 1784. Il fabriquait spécialement de grandes armoires en bois d’orme *5.
1. Annonces, etc., 1793, p. 1771 . — Journal de Paris, 16 avril 1 793 •
2. Vente à Paris, 13 avril 1886, n° 964 (reprod.). Le catalogue attribue par erreur à ce meuble la marque morlau.