Arch. nat. Y. 12058, 19 avril
15. Arch. de la Seine. Enregist. Tables des Décès. Q.8. 40, 3 ventôse an VIII.
On connaît quatre estampilles différentes employées par les membres de cette famille. Toutes portent, devant le nom patronymique, la seule initiale de Jean, sans doute parce que René et Michel se considéraient l’un et l'autre comme les continuateurs de leur père. Celui-ci avait signé ses travaux I. WADAL, en grandes lettres, avec l’N à rebours. Sur des ouvrages d’une époque postérieure, se rencontrent les inscriptions I. NADAL, dans le même format que la précédente mais gravée correctement, puis J. NADAL, en plus petits caractères ; elles paraissent devoir être attribuées à Michel le jeune. Quant cà René, il adopta la marque I. NADAL LAINE, où son surnom se trouve imprimé en un mot, tel qu’il l’orthographiait dans ses signatures manuscrites h
Chacun de ces artisans a laissé de fort belles œuvres. Mais les plus nombreuses et les plus parfaites sont celles que Nadal l’aîné créa dans le goût classique. Le musée du Louvre en montre un précieux exemplaire2 3, reproduit sur notre planche XLVII. Ce fauteuil, dont le dessin et la facture témoignent d’un goût très délicat, porte une fine tapisserie de Beauvais d’après les cartons du peintre Jacques; toutefois il s’en accommode mal, car sa forme réclame une garniture en « demi-bergère » comportant un carreau de duvet. Jadis doré, il ornait un des salons du château de Fontainebleau, et possédait un pendant qui existe encore dans les réserves du Garde-meuble. Le Petit Trianon a recueilli du même auteur des chaises assez simples, mais d’un modèle peu banal, avec un dossier lobé et des pieds à traverses. M. Ernest Dumonthier, dans un album consacré aux Bois de sièges du Mobilier national , a fait figurer d’autres ouvrages de ce maître dépendant des collections de l’Etat h Au musée des Arts décoratifs, Jean-René Nadal est représenté par un charmant fauteuil qui provient du palais des Tuileries.
NAISH (Catherine), ayant sans doute succédé à son mari, tenait à Londres un atelier de menuiserie en meubles, vers la fin du règne de George IL Attachée au service de ce souverain depuis 1759, elle travailla pourla cour britannique jusqu’en 17 68*. Outredes commodes et des tables à manger, elle exécuta pour les résidences royales quantité de sièges en noyer, en acajou et en bois laqué à décor chinois. Une de ses plus curieuses productions fut une suite de quatre fauteuils, offrant sur le dossier et les accotoirs des sculptures à jour qui simulaient des rubans entrelacés, tandis que la ceinture et les pieds imitaient des tiges de bambou. On remarque encore, parmi les fournitures de Kate Naish, une chaise en écoinçon ( [corner-chair ), sorte d’ouvrage dont l’ancien mobilier anglais présente peu d’exemples.
NAUPT. Voy. Haupt.
NAUROY (Etienne), menuisier parisien, appartenait probablement à la même famille que Pierre Nauroy, tapissier en renom dans les dernières années du xvne siècle, et Vincent Nauroy, sculpteur pour meubles sous Louis XVI. Après avoir fait enregistrer ses lettres de maîtrise le 11 avril 1765 s, il exploita un atelier rue Saint-Merry6, produisant des bois de sièges qu’il mar-
1. Un mémoire du maître, signé Nadal Laine, est conservé 4. Record Office à Londres. The Miscellaneous Accounts, vol.
dans un des cartons de l’Apanage d’Artois (Arch.nat. R1. 312). 453 3455.
2. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Le Mobilier des XVIIe et 5. Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y. 9328.
XVIIIe s., 2e éd., Paris[i922], n° 215. 6. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 72, bil. du march. de bois