‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 295 sur 397 · Id. O2. 483. Mandat de paiement du 3 pluviôse an III · texte numérisé non relu

Id. O2. 483. Mandat de paiement du 3 pluviôse an III

13. Catalogues des produits de T industrie française aux Exp. de 1806 et de 1809. — Basçar parisien, Paris, 1822, p. 406-407. — Alm. du Commerce.

à présenter des soumissions pour les palais de Napoléon Ier, il offrit de fournir « toutes sortes de meubles imaginables en tout genre, de son invention et de commande ». Il tenait alors dans son magasin un large assortiment d’ouvrages en noyer d’Auvergne, mais faisait également des ébénisteries d’art, entre autres de beaux bureaux en acajou ronceux qu’il vendait 7000 francs, avec un encrier supporté par quatre tortues de bronze vert-antique1. Papst concourut aussi à meubler les grands dignitaires de l’Empire1. Après avoir demeuré cour Saint-Joseph, rue de Charonne, et rue Saint-Antoine, n° 195, il transféra ses établissements dans l’impasse Saint- Sébastien, où son entreprise continua de prospérer sous la Restauration. En 1822, le Ba^ar parisien le citait comme un « excellent ébéniste travaillant surtout pour les manufactures royales et les ameublements des palais de S. M. ». Son nom figure dans Y Almanach du Commerce jusqu’en 1825.

Ce fabricant signait F. I. PAPST. Ses meilleurs ouvrages sont ceux qu’il créa dans le style Louis XVI, comme une table-rognon de l’ancienne collection Ch. Liandier, ou une console demi-lune que le vicomte de La Villarmois possède au château de Trémignon (Côtes-du-Nord). La pièce assez originale reproduite sur notre planche XLIX semble se rattacher à l’époque du Directoire. O11 voit au palais de Fontainebleau deux productions du même auteur, — une commode et un secrétaire, — qui datent du règne de Louis XVIII. Leurs formes lourdes et disgracieuses contrastent avec la finesse de leur ornementation, pour laquelle l’ébéniste employa d’anciens bronzes retrouvés dans les magasins du Garde-meuble. Sur l’abattant du secrétaire se détache un médaillon doré au mat qui représente YOffrande à T Amour, gracieux motif dont Riesener avait paré plusieurs de ses chefs-d’œuvre.

PARRAN (Benjamin), ébéniste, tapissier et miroitier anglais, devint en 1767 fournisseur attitré de la Cour britannique3. Il exerçait à Londres au moins depuis 1754, date à laquelle on le trouve cité parmi les souscripteurs au Drawing-Book de Chippendale.

PASCAL (François-Alexandre), nommé par Louis XVI menuisier du Garde-meuble, demeurait à Versailles, rue de Maurepas4 5. Avec beaucoup d’ouvrages usuels destinés au château de cette ville, Pascal exécuta les bâtis et profila les moulures de quelques beaux sièges, dont les sculptures furent confiées aux frères Rousseau s. Cet artisan, né en 1723, décéda le 25 avril 1 784 6. Sa veuve, Marie-Louise Strelle, et son fils Joseph lui succédèrent conjointement dans son emploi 7. Parmi leurs fournitures, on remarque plusieurs petits fauteuils de repos, de toilette et d’étude pour le Dauphin, et « une chaise brisée, garnie d’un faux-fond, pour le laboratoire du Roy », où Louis XVI se récréait par des travaux de serrurerie. Un de leurs derniers mémoires concerne la remise en état des banquettes devant servir à l’Assemblée des Etatsgénéraux 8.

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