‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 315 sur 397 · Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y . 9331, 2 avril · texte numérisé non relu

Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y . 9331, 2 avril

u. Id. O1. 3626, mémoire de 1777, art. 4, etc.

12. Comptes de Louis XVI publiés par le comte de Beauchamp, années 1774 à 1778 ; sous les noms de « Reuwelle », puis « Querrelle » et « Queruelle ».

13. Cette pension, qui se montait à 400 livres, fut mise àla charge de Dubuisson lorsqu’il succéda à Quervelle comme ébéniste du Garde-meuble (Arch. nat. Y. 453, n° 40, 17 oct. 1778).

14. Id. O2. 483; compterendu du citoyen Suzanne, caissier comptable du Garde-meuble, an II (art. 39).

Q.UILLARD (Pierre), né en 1673, s’établit maître et marchand-ébéniste à Paris, quai de la Mégisserie, du Grand Monarque Plus tard, sans renoncer au commerce, il devint bourgeois de la ville de Versailles, où il avait acheté une maison de plaisance rue des Coches. Il s’y éteignit le 20 juillet 1746. Ses obsèques eurent lieu le lendemain, en présence de son gendre, Dominique Cardonne, « premier commis du contrôle général de la Maison de Madame la Dauphine » 1 2 3 .

RaHOW (Jean), ouvrier ébéniste d’origine allemande, âgé de quarante-cinq ans, fut un des Vainqueurs de la Bastille. Comme beaucoup de ses frères d’armes, il s’enrôla en 1792 dans la 35e division de gendarmerie5.

RAISIN (Jean-Georges) gagna la maîtrise à Paris le 27 février 1755 4. On le trouve cité dans le livre du marchand-ébéniste Migeon pour la fourniture de nombreux ouvrages en bois de noyer, tels que des secrétaires de campagne, des servantes, des bois d’écrans, et des petites tables spécialement faites pour s’adapter sur les bras de fauteuils5. Après avoir habité au faubourg Saint-Antoine, il s’installa rue d’Antin, d’où il disparut entre 1782 et 1785.

RANNIE (James), natif d’Écosse, mourut à Londres en janvier 1 766 6. Il était depuis longtemps l’associé de Chippendale, avec lequel il demeurait 60, Saint-Martin’s lane.

RASCALON (Barthélemy-Mammès), menuisier-sculpteur à Paris, né vers 1745, habitait rue de Cléry dans les dernières années du règne de Louis XVI. On l’appelait Rascalon le jeune 7 pour le distinguer de son frère Antoine, habile ornemaniste qui décora le mobilier du salon d’été de Mesdames de France au château de Bellevue8. Lui-même se voua d’abord à des travaux du même genre et se fit recevoir en 1781 dans la communauté des peintres et sculpteurs9. Plus tard il entreprit la fabrication des meubles, ayant sans doute obtenu un brevet de privilège qui l’assimilait aux maîtres menuisiers. En août 1789, il était créancier du tapissier Muret, pour une somme de 6.000 livres I0. Il a laissé sa marque B. M. RASCALON sur de jolis bois de sièges, comme deux fauteuils à lyre qui figuraient dans l’ancienne collection Lefèvre-Bougon ".

RATIF. (Jean-Frédéric), ébéniste parisien, devint maître le 15 juillet 1783 I2.Cet artisan, établi rue Lenoir, au faubourg Saint-Antoine15, produisit des meubles de luxe, qu’il ornait de

1. Arch. nat. Y. 13751. Scellés chez l’ébén. Pierre Quillard, 20 juillet 1746.

2. Arch. municip. de Versailles. État civil. Paroisse Notre- Dame, Sépultures, 1746, fol. 36.

3. Arch. nat. T. 5 14 S 5. Papiers du député Osselin, Liste des Vainqueurs de la Bastille, n° 130 ; — C. 35.208 », Pr.-verb. du 25 avril 1790. — J. Durieux. Les Vainqueurs de la Bastille. Paris, 191 1, p. 177.

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