BIENNAIS AU SINGE VIOLET A PARIS
Récompensé de la confiance qu’il avait eue dans l’étoile de Bonaparte en fournissant le jeune général à crédit, Biennais devint l’orfèvre attitré de Napoléon Ier et des deux Impératrices. Après avoir livré les instruments du sacre, il vendit à la Cour une quantité d’œuvres artistiques en bronze, en argent et en vermeil, exécutées pour la plupart sur les dessins de Percier1 2. Il continuait d’ailleurs à produire des meubles et notamment les tables à jeu des palais impériaux 3. Mais il était réputé surtout pour les nécessaires de voyage, à la confection desquels il apportait le goût le plus délicat et les soins les plus minutieux. La duchesse d’Abrantès en parle dans ses Mémoires, disant que « personne ne les a jamais faits comme lui». Un de ces nécessaires, qui provient de l’Empereur, se trouve au musée Carnavalet; le musée des Arts décoratifs a recueilli une pièce analogue et deux autres font partie de la collection de M. Puyforcat. Dans la vente Ferréol de Bonnemaison (1827), figurait un pupitre de quatuor, en acajou sculpté et incrusté d’ivoire, portant la signature de Biennais. On a relevé sa marque sur plusieurs chaises de toilette munies, dans leur dossier en accoudoir, d’un casier gainé pour tenir des flacons.
BILIZIG (Julien). — Au musée de la Bibliothèque de Grenoble, est conservé un lit breton de chêne sculpté, qui porte l’inscription : Tait par moi Julien Bilizig, menuzier, l’an ij22 4 *.
BILLIARD (Claude), né en 1688 s, était maître ébéniste à Paris, rue de Beaune, vers le milieu du règne de Louis XV6. Il demeura plus tard rue de Verneuil, où sa femme mourut le 4 avril 1760 7, A cette date, Billiard, âgé de plus de soixante-dix ans, avait fini d’exercer et souslouait sa boutique.
BIRCKEL (Jean-Frédéric), né à Beblenheim, en Haute-Alsace, le 9 octobre 1726; mortàBonneuil-sur-Marne, le 12 mai 1809 8. Il était agrégé à la corporation des menuisiers ébénistes de Paris, quand il se maria en 1783, dans la chapelle de l’Ambassade de Suède, avec une jeune fille bavaroise, Marie-Frédérique Weber, qui appartenait comme lui à l’Église luthérienne 9. La maîtrise lui fut conférée le 13 juin 1786 I0. Après avoir travaillé rue du Faubourg-Saint-Antoine, il changea plusieurs fois de domicile, et résidait rue de la Roquette, n° 40, à l’époque du Direc-
1. Cf. la carte-adresse de Biennais, reproduite dans le Dict. de V Ameublement de Henry Havard, t. III, col. 1117.
2. La bibliothèque des Arts décoratifs à Paris possède un recueil des dessins originaux de Percier pour les ateliers de Biennais (O. 1 5 1).