‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 337 sur 397 · Ibid., p. 68, n · texte numérisé non relu

Ibid., p. 68, n

5. Carie Dreyfus. Musée du Louvre. Mobilier du XVIIe et du XVIIIe s. 2e éd. Paris [1922], n° 150. — Id. Musée du Louvre. Le Mobilier français . Ép. Louis XVI, pl. 33.

que leur entreprise ne pouvait léser les maîtres tourangeaux, dont aucun n’était capable de pratiquer l’ébén isterie. Leurs dires furent reconnus exacts et ils obtinrent gain de cause. Mais en 1777, la communauté de menuisiers se reconstitua sur de nouvelles bases, déclarant s’adjoindre les ébénistes. L’aîné des frères Rœtters, — vulgairement connu sous son seul prénom de Gaspard, — prit alors des lettres de maîtrise. Il continua de jouir à Tours d’une sorte de monopole pour la fabrication des meubles de luxe jusqu’en 1781, année où un autre artisan d’origine germanique, Joseph Œben, vint lui faire concurrence. Peu après, vers 1785, les frères Rœtters disparurent de la ville \

ROGER (Antoine-Symphorien), reçu maître menuisier-ébéniste à Paris le Ier septembre 1779, devint député ou administrateur de sa corporation 1 2 3. Cet artisan, établi rue Vieille-du- Tentple, travaillait à la fois pour le bâtiment et pour le meuble5 6. Il produisit tardivement des ouvrages de style Louis XV. Son estampille A. S. ROGER figure sur une jolie commode de ce genre, conservée dans l’hôtel de Reinach à Bâle 4.

ROHT (Michel-François), ayant passé maître à Paris le 18 août 1773, exerça rue Zacharie jusqu’à la Révolution K Au début de l’Empire, il demeurait rue de Charenton n° 28é. On a relevé sa marque M. F. ROHT sur des meubles en acajou de bonne fabrication courante.

ROMAIN (François CREPI, dit). Voy. Crépi.

ROMNEY (John), le père du peintre, appartenait à une famille de petite bourgeoisie anglaise, originaire d’Appleby sur les confins de l’Ecosse. Ruinés par les guerres civiles, les Romney avaient émigré dans le comté de Lancastre. John adopta la profession d’ébéniste et s’établit vers 1730 à Beckside, près Dalton-in-Furness. C’est là que George Romney naquit en 1734, troisième de onze enfants. Avant de se vouer aux beaux-arts, celui-ci apprit le métier de son père, avec lequel il travailla jusqu’en 1751 7.

RONDEAU (Nicolas), né en 1755, exploita un petit atelier d’ébénisterie rue du Fauboürg Saint-Antoine, entre 1787 et 1802, d’abord comme ouvrier libre, puis comme artisan patenté8.

RÔNTGEN, RÔTIG, RÔTTERS. Voy. Rœntgen, Rœtig, Rœtters.

ROUBO (André-Jacob)9, menuisier-ébéniste et auteur technique, né le 6 juillet 1739 a Paris, où il mourut le 10 janvier 1791. Fils et petit-fils de compagnons menuisiers, il commença dès l’âge de onze ans l’apprentissage de son état. En même temps, désirant compléter l’instruction assez sommaire qu’il avait reçue à l’école, il étudiait avec ardeur les mathématiques, la méca-

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