‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 347 sur 397 · Arch. nat. Y. 14061. Scelles · texte numérisé non relu

Arch. nat. Y. 14061. Scelles

Georges. De son mariage avec Jeanne-Madeleine Gareau, il eut quatre enfants : un fils auquel est consacrée la notice suivante, et trois filles qui s’unirent aux menuisiers Jean Mouette, J. -B. Lelarge et Claude Séné, tous habiles fabricants de sièges. La veuve de ce maître conserva le fonds pendant une dizaine d’années, puis, l’ayant cédé à son fils Jean-Étienne, devint bourgeoise de Paris \ Elle employait la marque S? GEORGE (sic), imprimée en lettres irrégulières.

SAINT-GEORGES (Jean-Etienne), fils du précédent, né en 17231 2, inhumé à Paris, en l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, le 20 octobre 1790 3. Après avoir épousé une fille du menuisier Destrumel 4, il gagna la maîtrise le 10 avril 1747 5 et s’associa avec un de ses beaux-frères, Claude Séné, pour exploiter l’ancien atelier de son père, rue de Cléry, vis-à-vis la rue Saint-Philippe, au Grand Saint-Georges6 . Il se distingua dans son métier et eut des relations avec nombre de marchands 7 auxquels il fournissait des bois de lits et de sièges sculptés par Pierre Groult, Vincent Nauroy, Nicolas Grouël et Guillaume Hutin 8. Malheureusement il manquait d’ordre dans ses affaires et de sérieux dans sa conduite9. La situation de sa maison 11e fut jamais brillante. En 1780, Séné se sépara de lui, et, peu après, Saint-Georges dut déposer son bilan, qui se soldait par un déficit d’environ 16.000 livres I0. 11 continua néanmoins d’exercer jusqu’à sa mort.

Ses ouvrages sont signés J. E. SAINT GEORGES. On en connaît de gracieux spécimens, surtout dans le style transitoire Louis XV à Louis XVI, comme un petit fauteuil à bras contournés et à pieds fuselés que possède Mme la marquise de La Londe.

SAINT-GERMAIN (Joseph de), ébéniste à Paris, fut le père du fameux fondeur Jean-Joseph de Saint-Germain (1720 f 1791)- Vers le milieu du règne de Louis XV, il résidait dans le faubourg Saint-Antoine, sur la paroisse Sainte-Marguerite11.

SANSON (Louis-Jean-Baptiste) exploita un atelier de menuisier en meubles à Paris, rue Saint-Nicolas, entre 1771 et 1804 rî, d’abord comme ouvrier libre, puis comme artisan patenté. Il vendait sous le Consulat des mobiliers de salon en acajou et des sièges en merisier, la plupart avec des montants en volutes, dits « à crosse » I?.

SAR (Jean-Girard-Théodore), né en 1724 ’4, se fit recevoir maître à Paris le Ier octobre 1766 IS. Il exerça rue de Lappe l6,où il demeurait encore, retiré des affaires, à la veille de la Révo-

1. Arch. nat. Y. 12039, *9 mars 175° P Y. 12040, scellés et information après le décès de J.-M. Gareau, veuve Saint- Georges, 11 oct. 1753 .

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