‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 355 sur 397 · Arch. de la Seine, Enregist. Tables des Décès. Reg · texte numérisé non relu

Arch. de la Seine, Enregist. Tables des Décès. Reg

— Arch. de l’Égl. luthérienne à Paris. Reg. des Décès de 1809 à 184 /, p. 10.

13. Arch. nat. H2. 21 18. Comptes de la Communauté, 1780- 1781 : « Ne font aussi les comptables aucune recette relativement aux saisies faites sur les sieurs Schiler, Louasse, Brevart, Tramey, attendu qu’ils se sont fait recevoir maîtres, conformément aux autorisations de M. le Lieutenant général de police ».

— Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1782-1789.

14. Arch. de l’Égl. luth, à Paris. Reg. des Mariages célébrés en la chapelle de V Amb . de Suède, de 1764 à 1806, p. 106-107. Mariage de Johann-Martin Schüller et de Christiana-Veronica Eker, 2 août 1784.

Louis XVI portant son estampille J. M. SCHILLER. Mrae Demachy possède de lui, au château d’Ognon (Oise), une assez curieuse commode en bois d’acajou et de cèdre.

SCHLICHTIG (Jean-Georges), originaire d’Allemagne, avait une quarantaire d’années lorsqu’il gagna la maîtrise à Paris le 2 octobre 1765 1 ; il devint plus tard député ou conseiller de sa corporation2. Habile marqueteur, ce fabricant se distingua dans l’ébénisterie d’art et mérita de travailler pour la famille royale. Il exerçait rue Saint-Nicolas 3. Après sa mort, survenue en février 1782 4 5, sa veuve, Élisabeth-Adrienne Petit (1729 *j- 1808), conserva quelque temps la même boutique, puis se retira dans une situation aisée s. Le legs Camondo a fait entrer au musée du Louvre une précieuse commode signée I. G. SCHLICHTIG 6. Cette pièce porte aux angles le chiffre de Marie-Antoinette incrusté en nacre ; ses panneaux offrent des marqueteries de bois et d’ivoire qui représentent des perspectives d’architecture et des personnages en costumes du temps (planche LX). — Les œuvres de ce maître ont souvent un caractère original où se reconnaît le goût d’un étranger. Le musée d’Art industriel de Christiania montre une de ses productions typiques : c’est une table à coiffer en bois de rose, dont les formes lourdement contournées relèvent plus du rococo allemand que de notre style Louis XV.

SCHMIDT (Antoine-Marie), un des fournisseurs de la Cour sous Louis XVI, était natif de Herrnsheim (Hesse) et fils d’un sculpteur 7. Venu chercher fortune à Paris, il se maria au mois d’octobre 1782 dans la chapelle de l’Ambassade de Suède, en présence de l’ébéniste Joseph Lepage8. Après avoir passé maître le 4 février 1784, il s’établit rue Chabanais 9. La même année et les suivantes, Schmidt fut occupé à divers travaux pour les Menus-Plaisirs. Il livra notamment des tables de brelan, de quadrille, de piquet, destinées aux maisons royales I0. En 1788, il construisit une très grande table d’acajou massif, composée de six feuillets mobiles ayant ensemble vingt-deux pieds de long sur neuf de large, pour servir dans le cabinet de physique des Enfants de France au château de Versailles 11 . Cet ébéniste continuait de travailler sous le Consulat, mais sa situation était alors peu brillante et finit par devenir tout à fait mauvaise I2. On a relevé son estampille A. M. SCHMIDT sur quelques meubles en acajou, dont une petite bibliothèque vitrée à filets d’ébène et canaux de cuivre.

SCHMITZ (Guillaume) fit partie d’une des 13 mai 1789 I}. Il résida rue Poissonnière, puis semble avoir eu peu d’importance.

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