Bibl. des Arts décor. Coll, de Documents, Recueil
qui veut dire conseiller. Il faut présider aux assemblées qui se tiennent tous les premiers mercredis du mois pour délibérer sur les affaires d’icelle et avoir par votre présence un jeton qui vaut 1 liv. 8 sols, pourboire demy-boùteille. L’auteur de cette institution a bien vu ; il a imaginé que les menuisiers ne pouvoient paraître au Conseil sans avoir le gosier sec... Que voilà bien des honneurs et guères de profit! ». Ce cri du cœur trahit un homme court d’argent: Topino l’était sans cesse. Déjà, en 1770, il avait déménagé furtivement du logis qu’il occupait au coin de la rue Saint-Nicolas, pour frustrer son trop confiant propriétaire des loyers échus depuis quinze termes h Dans la suite, il ne semble pas avoir mis plus d’empressement à payer ses ouvriers et ses fournisseurs. Les troubles de la Révolution mirent le comble à son désarroi. Le 21 décembre 1789, il dut se déclarer en faillite \
Cet ébéniste a laissé sa marque C. TOPINO sur des ouvrages composés avec goût, mais plus recommandables par l’élégance de leur aspect que par la finesse de leur facture. Les collections de l’Etat renferment de lui une commode en acajou, qui orne maintenant le palais de Fontainebleau. On connaît d’autres commodes, des encoignures et des consoles frappées de son estampille 1 2 3 ; cependant ses plus nombreuses productions, et les meilleures, sont des tables de fantaisie. Il en faisait de toutes les sortes : rondes, ovales, carrées, en corbeille et en jardinière, «. à l’anglaise » et « à la jésuite 4 5 », en acajou incrusté de cuivre, en laque de Chine, en bois des Indes massif, en placages bordés de grecques, en mosaïques à carreaux et en marqueterie à sujets divers. Un type de meuble qu’il répétait volontiers est le genre de petit secrétaire dont notre planche LXV montre un spécimen appartenant à Mme la comtesse J. d’Arlincourt. Des morceaux analogues ont figuré dans les collections de lord Cavendish-Bentinck s, de Mme la marquise de Louvencourt 6 et de M. V. Demonts 7. Celle de M. Jacques Doucet contenait une charmante table de Topino, traitée un peu dans la manière des ébénisteries anglaises 8. Citons encore, comme exemples de ses travaux, un guéridon de marqueterie sur quatre pieds en colonnettes que possédait M. Alphonse Kann 9, et un petit meuble-casier, avec des cloisons à jour, qui se trouvait naguère au château de la Mérantais, près Versailles10.
TORELLE (Louis-Fortin), menuisier-ébéniste à Paris, reçu maître le 31 juillet 1750 ”, mourut vers 1780. Il tenait un magasin de meubles et faisait des encadrements rue des Lyonnais, au faubourg Saint-Marcel
TOURNAY exerçait sous Louis XVI la profession d’ébéniste à Bordeaux, en vertu des franchises accordées dans cette ville aux ouvriers forains. Sa boutique était située rue Forandège, au-dessus de la place du même nom.