‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 392 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

scription fautive de son prénom Vendelin Plus tard, il exploita rue Chabannais un atelier et un magasin qui paraissent avoir eu de l’importance1 2. Sa maison est citée dans les annuaires jusqu’en 1807.

Au nombre des Vainqueurs de la Bastille se trouvait l’ébéniste Jean-Gaspard Weber, né en 1770 à Eyershausen (Franconie). Il devait être fils du précédent, avec lequel il habitait rue Saint-Nicolas, n° 2. Incorporé dans la gendarmerie après la chute de la monarchie, il passa sous-officier en Vendée, et fut tué à l’attaque du bourg de Chemillé, le 11 avril 1793 3.

WECKER (François-Chrétien), natif de Northendans le diocèse de Mayence, devint maître à Grenoble avant 1756 ; il exerçait encore dans cette ville au début de la Révolution4.

WEISWÉ1LER (Adam), un des brillants ébénistes de son époque, passe pour être né à Neuwied-sur-le-Rhin, où il aurait reçu sa formation technique dans l’atelier de David Rœntgen 5. Fixé à Paris vers le début du règne de Louis XVI, il gagna la maîtrise le 26 mars 17786, s’établit rue du Faubourg Saint-Antoine, et se distingua bientôt dans l’ébénisterie de luxe. Ses talents lui méritèrent des commandes pour les maisons royales et, en particulier, pour le service de la Reine à Saint-Cloud. On a cru qu’après la chute de la monarchie il retourna en Allemagne7. C’est inexact. Moins éprouvé que beaucoup de confrères, — parce qu’il avait conduit son entreprise avec prudence et peu vendu à crédit8, — Weisweiler put surmonter la crise, et même acheter, en pleine Terreur, un immeuble qu’il paya 40.000 livres 9. Avec ses économies, il acquit encore deux autres maisons, dont l’une était située rue des Tournelles, n° 13 I0. Au début de l’Empire, on le retrouve dans cette dernière demeure, à la tête d’un magasin assez considérable”. Selon toute apparence, il avait plus ou moins abandonné ses travaux professionnels pour se consacrer surtout au commerce des meubles. Il ne quitta les affaires qu’en 1809, après avoir perdu sa femme, Barbe Conter, décédée à l’âge de cinquante-sept ans ”.

Cet artiste a mis son estampille A. WEISWEILER sur des meubles de fantaisie, qui rivalisent, en grâce et en légèreté, avec les plus délicates productions de Riesener ou de Carlin. Notre planche LXVI montre un petit bureau qu’il exécuta pour Marie-Antoinette, très probable ment avec le concours du ciseleur Gouthière. Aliénée sous la Révolution, cette table précieuse fut rachetée par Napoléon III dans la succession du prince de Beauvau, et se trouve maintenant au musée du Louvre13. Elle porte un pupitre à ressort en laque de Chine ; sur la ceinture en

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