Alm. des Bastimens, 1774, p
belle bergère à décor de fleurs, qui fait partie des collections de Chaalis léguées à l’Institut par Mme Edouard André.
CAMBIER (Narcisse), ébéniste à Paris, rue de Charenton, eut en janvier 1794 un procès devant le tribunal de commerce avec une marchande pour laquelle il avait fait plusieurs meubles en acajou. Le principal objet du litige était un secrétaire garni de bronzes qui fut estimé 500 livres '.
CAMBON (Pierre), maître menuisier et ébéniste de la corporation d’Avallon, exploita dans cette ville, entre 1751 et 1772, un atelier très actif où il occupait une quinzaine d’ouvriers1 2.
CAMPBELL (Robert), ébéniste et tapissier à Londres, Marylebone Street, était fournisseur attitré du prince de Galles et du duc d’York vers le milieu du règne de George III. Il inventa un genre de bureau dans le corps duquel se repliait une échelle de bibliothèque ayant six pieds de haut. Sheraton a donné un dessin de ce meuble dans son Cabinet Makers and Upbolster’s Draiving-book publié en 1791.
CAMUS (Barthélemy), né en 1737, gagna la maîtrise à Paris le 6 janvier 1774 3 et se fit connaître comme fabricant et marchand d’écrans rue Traversière-Saint-Antoine4. 11 décéda rue de Longpont, le 30 juillet 1803 5 6.
CANABAS (Joseph GENGENBACH, dit), ébéniste originaire d’Allemagne, né en 1712, mourut à Paris le 11 janvier 1 797 é. Dès 1 75 5, il se trouvait établi rue de Charonne, comme artisan privilégié du faubourg Saint-Antoine. Ses talents furent employés à cette époque par les ébénistes Migeon et Œben qui lui achetaient notamment des « bureaux en limaçon », des & écrans à secrétaire » et des tables démontables pour servir en voyage et aux armées 7. Ces meubles de fantaisie semblent avoir été la spécialité de Canabas. Devenu maître le Ier août 1 766 8, il continua d’en vendre un grand nombre 9. Il fut amené alors à prendre un atelier plus considérable dans la grande rue du Faubourg, vis-à-vis de la rue Saint-Nicolas. Pendant la Révolution, Canabas réussit non sans peine à sauver sa maison I0, qui était redevenue très prospère lorsqu’il succomba sous le Directoire. Ses marchandises furent peu après dispersées en vente publique : elles comprenaient, d’après les annonces, des « secrétaires, commodes, guéridons, bureaux, tables à coulisse et à patins, tables de nuit à cylindre, consoles, toilettes d’hommes et de femmes, chiffonnières, fauteuils de bureau et autres objets, pour la plus grande partie en acajou massif, ornés en cuivre et dans le dernier goût 11 ».
1. Arch. de la Seine. Consulat. Rapports, cart. 20, 23 nivôse an II. — - V. aussi Arch. de la Préf. de Police. Commissaires de Police. Quinze-Vingts. N° 1, 15 août 1791.
2. E. Chambon. La corporation avallonnaise des Men. -Ebénistes, 1906, p. 16 et pass.