Id. ibid. Y. 9328. Ier août
qu’il livrait au Garde-meuble étaient bâtis en chêne de Hollande, « sec au moins de quarante ans » ; ils avaient une longueur d’environ quatre mètres et reposaient sur quinze pieds en colonnes1. On peut voir plusieurs dessins de ces sortes de meubles dans les œuvres gravées de Lalonde2. juste Chardin faisait à l’occasion d’autres ouvrages d’ébénisterie, car un de ses mémoires mentionne « 21 tables ambulantes, toutes de bois de noyer, garnies d’écritoire, encrier et poudrier de cuivre, avec un bouton de fer à chaque pied en place de sabot » 3. Le nom de ce fournisseur reparaît régulièrement dans les comptes royaux jusqu’en 1776, date à laquelle Chardin cessa de travailler pour la Cour. Il s’éteignit à quatre-vingt-onze ans, le 11 août 1794, rue Révolutionnaire 4 5 (ci-devant Princesse), dans la maison qu’il habitait depuis son enfance et qu’il avait achetée en 1747 au marquis de Boulard s.
CHARLES (Claude), devenu maître menuisier à Paris le 21 février 1 7 3 S 6, demeura rue d’Argenteuil, puis rue des Rosiers-Saint-Germain, jusqu’à la fin du règne de Louis XV7. D’après une annonce parue dans les Petites Affiches en 1756, il fabriquait une sorte de « lit de camp qui se montait en deux minutes et coûtait six louis, bien conditionné et renfermé dans un sac, avec un tabouret brisé et une table 8 ».
CHARRIER (André), né en 1753 9, exerça rue de Charenton en vertu des privilèges du faubourg Saint-Antoine, et travailla très activement pour le commerce. En juillet 1790, le tapissier Poly devait à cet ébéniste plus de douze mille livres 10.
CEIARTIER (Jacques-Charles-Denis), ayant passé maître à Paris le 31 mai 1760 ”, exploita un fonds de marchand ébéniste-miroitier rue Saint-Antoine, près de la rue Royale (aujourd’hui de Birague). En 1775, il fournit à M. Delahante, fermier général, une suite de six meubles, — deux consoles, deux encoignures, une table demi-ovale et une table à déjeuner, — tous en bois de rose et de violette, garnis de jolies frises en bronze doré à fleurs et rosaces. Ces pièces, conservées dans la famille de leur premier possesseur, ont figuré à l’Exposition centennale de 1900 Jacques Chartier mourut avant 1782, date à laquelle sa veuve continuait de tenir le magasin de la rue Saint-Antoine13.
Etienne-Louis, sans doute fils du précédent, reçu maître ébéniste le n avril 1781 ‘4, s’établit fabricant et marchand de meubles rue Neuve-des-Petits-Champs ; il y demeura jusqu’à la Révolution. On le retrouve ensuite marchand-tapissier rue de la Tonnellerie, d’où il disparut vers 1804 IS.
1 . Arch. nat. O1. 3311 et suiv. ; O1 . 3543 ; O1. 3616 à 3625.