‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 70 sur 397 · Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y · texte numérisé non relu

Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y

18. Id. Y. 13669. Scellés après décès du 111e men. J. -A. Gauthier, 4 juin 1767.

ans plus tard. On lui doit de bons ouvrages signés I. CHENEVAT, parmi lesquels une suite de six chaises en bois sculpté et doré, à décor de fleurs et rocailles, qui parurent à l’une des ventes Lelong en 1903.

CHERÉ (Benoit) n était pas, comme on l’a dit, un ébéniste, mais un marchand-bijoutier du temps de Louis XV, qui tenait boutique à Paris, quai des Orfèvres, sous l’enseigne du Christ d'or 1 . Comme beaucoup de ses confrères, il vendait des meubles précieux en même temps que des objets d’art et de curiosité. Au mois de novembre 1741, Cheré fournit à la Maison du Roi, pour les présents diplomatiques, un médaillier en bois d’amarante, plaqué à compartiments et enrichi de bronzes dorés, qui lui fut payé 240 livres1 2 3.

CHEVALIER (Tean-Étienne) exploitait, dans les dernières années du xvme siècle, rue du Faubourg Saint-Antoine, n° 266, un atelier assez important qui produisait des tables à jeu de bouillotte et autres ouvrages en acajou 5. Sa maison esteitée dans Y Almanach du Commerce jusqu’en 1808.

CHEVALIER (Michel), maître ébéniste à Grenoble, florissait entre 1691 et 1720, date probable de sa mort. Il était le beau-père de l’ébéniste Thomas Hache4.

CHEVALLIER F Aine (Jean-Mathieu CHEVALLIER, dit), notable fabricant et marchand de meubles à Paris, né en 1696 5, mort en 1768 6. Lorsque la maîtrise lui fut conférée le 5 mars 1743 7 8, il tenait déjà un magasin d’ébénisterie rue de Grenelle, près de la fontaine de Bouchardon, sous l’enseigne parlante : A la Croix de Chevalier 8 . Il donna dans la suite une grande extension à son commerce 9, eut des relations d’affaires avec André-Charles Boulle I0, l’un des fils du célèbre ébéniste, et concourut à meubler l’hôtel du duc de Talmont11, ainsi que le château de Vilgénis acheté en 1744 par Mademoiselle de Sens12. Après une honorable carrière, il s’éteignit dans sa soixante-treizième année, ayant travaillé jusqu’à ses derniers jours. Son atelier disparut avec lui, mais le magasin fut conservé par sa veuve, Agnès Dénié, qui ne mourut que huit ans plus tard 13 .

Ce maître signait I. M. CHEVALLIER, bien qu’il écrivît son nom : Chevallié. Il est représenté au musée des Arts décoratifs par un petit secrétaire droit, en bois de placage, production d’ailleurs peu saillante de sa vieillesse. On connaît de lui quelques jolies tables, dont un spécimen faisait partie de l’ancienne collection Jacques Doucet14. Une superbe commode de cet ébéniste, en marqueterie à fleurs, richement ornée de bronzes à rocailles, dragons et magots, figurait en 1903 dans la vente Cronier, où elle obtint une enchère de 43.000 francs.

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