‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 95 sur 397 · Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris · texte numérisé non relu

Liste générale des Mes Men.-Ebén. de Paris

7. Arch. nat. 0‘. 3453, — O'. 3615, fol. 218. — O1. 36324 3654. — Bibl. nat. Mss. fr. 7817.

diamants de la Couronne. Ce cabinet, plaqué en ébène, présentait des incrustations de jaspe et de lapis, avec des frises dorées d’or moulu et des bas-reliefs dorés au mat; une doublure de tôle rendait les tiroirs inviolables b Daguerre entreprit d’autres précieux ouvrages pour les Enfants de France, pour Madame Elisabeth à Montreuil et pour le comte d’Artois au pavillon de Bagatelle1 2 3. Outre des ébénisteries, il faisait exécuter sous sa direction des bronzes d’ameublement: il fournit au fermier-général Grimod de la Reynière quatre grandes girandoles et au comte de Vaudreuil d’autres candélabres à dix lumières que Thiéry mentionne avec admiration dans 1 z Guide des Amateurs à Paris (1787) 5. On trouvait aussi chez lui des porcelaines, des cristaux, des bijoux et toutes sortes de curiosités. La Reine, qui l’honorait de sa faveur, lui confia une partie de ses objets d’art après les journées d’octobre4. Au printemps de 1793, ce marchand se retira des affaires et eut pour successeur son ancien associé Lignereux5. Plusieurs années après, les annonces de ventes continuaient à signaler spécialement les meubles « de Daguerre», dont le nom restait une recommandation pour les connaisseurs 6. Un superbe secrétaire d’acajou, vendu par lui à mon trisaïeul en 1784, est conservé chez M. Roger de Salverte, au château de Rouvres, près Dijon.

DAHLIN (Nils), fournisseur de la cour de Suède, reçu maître à Stockholm en 1761, mourut dans cette ville le 4 novembre 1787 7. Il a laissé au château royal de Tullgarn un bureau de forme contournée, sur pieds cambrés, en laque noir, richement orné de bronzes à rocailles. Cette table est accompagnée d’un grand serre-papiers de même style (planche XIV). Les deux pièces, qui ont appartenu à la reine Louise-Ulrique, portent la marque N. DAHLIN avec la date de 1771 8. D’autres productions de l’artiste offrent des compositions nuancées à dessin de fleurs ou d’attributs. Ses ouvrages, traités dans le goût français, ont une noble et charmante élégance.

DAHLSTRÔM(Karl-Fredrik), ébéniste suédois, obtint des lettres de maîtrise à Stockholm le 29 avril 1765. Sa signature manuscrite figure sur une importante commode en marqueterie, dans le genre rococo allemand, qui fait partie du mobilier royal de Suède au palais de Stockholm9.

DAMOIS (Antoine), établi rue Traversière au faubourg Saint-Antoine vers la fin du règne de Louis XVI I0, exerça jusqu’en 1811. On le trouve cité à cette date, dans les comptes du Garde-meuble impérial, pour la fourniture de secrétaires, commodes et buffets en noyer

DAMON (Jean), ébéniste parisien, né en 1750, travaillait dans l’enclos Saint-Denis sous le Directoire 12 ; il résida ensuite rue de la Vieille-place-aux-Veaux, où il mourut le 14 mars 1808 I5.

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