‹ Les ecclésiastiques et les royalistes français réfugiés au Canada à l'époque de la révolution--1791-1802 [microform]Chapitre 66 sur 81 · M. DES JARDINS AU COL. SIMCOE · texte numérisé non relu

M. DES JARDINS AU COL. SIMCOE

Juin 1794.

Monsieur,

Il y a longtemps que je me serais reproché un silence qui semble m'accuser d'un coupable oubli de vos bontés, si je n'avais pas les plus légitimes excuses.

J'ai attendu Jusqu'au printemps des émigrés français qui m'avaient témoigné le plus grand empressement pour venir s'établir dans le Haut-Canada. Mon attente a été trompée, sans doute par le réveil de leurs espérances du côté de notre patrie. Je comptais ou vous les présenter moi-même ou , du moins vous oflFrir, par leur occasion, l'hommage que je vous dois si justement.

Outre cela, depuis le commencement de mars, j'ai été cruellement malade, sans que mon indisposition ait pris un caractère marqué, si ce n'est dans le courant de mai, qu'alors s'est déclarée une fièvre tierce dont les docteurs pensent que j'ai apporté le germe du Haut-Canada.

J'emploie les premiers moments de ma convalescence à vous oSrir mon respect et à vous prier de me pardonner de ce que je vous l'offre si tard.

J'ai reçu par M. A. McDonnell la carte que m'a bien voulu envoyer M. de Simcoe.— Je suis extrêmement flatté de son attention et reconnaissant du présent. J'y ai vu avec plaisir la position reconnue du lac Simcoe. Je me flatte de retrouver cette année, où la prochaine, occasion de faire un nouveau voyage dans le Haut-Canada, et je serai heureux d'y recevoir de Votre Excellence les marques d'une bienveillance aussi encourageante que celle que Votre Excellence m'a témoignée l'an passé.

' ' Je suis, etc.,

Dbsjaedins, Ptre.

Pièce Z, page 97.

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