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Spermophile en automne

a) L’état de sommeil hibernal du Spermophile est précédé d’un état de torpeur avec fléchissement de la température centrale ; dans un milieu de 14° à 15°, la température rectale du Spermophile est de 20° environ.

b) Le réchauffement du Spermophile en état de torpeur se: fait avec une production de chaleur de l’ordre de 720 Calories par mètre carré de surface et 24 heures.

c) Le métabolisme de base du Spermophile est réduit d’environ 30 p. 100 en automne par rapport au mois de mai (600 Calories en mai, 480 et 420 en octobre).

d) Les fluctuations du Q. R. que l’on peut observer chez les Spermophiles qui se réchauffent semblent avoir une double origine : 1) les Q. R. de 0,91 et 1,01 sont dûs exclusivement à des irrégularités dans l’élimination de l’acide carbonique ; ils n’ont donc très vraisemblablement pas de signification méta-

Ca ne +

bolique. 2) les Q. R. moyens de 0,8 peuvent avoir une origine métabolique, les animaux n’ayant pas été soumis à un jeûne prolongé et contrôlé.

F. — Lorr (Myoxus Glis).

Nous avons fait un très grand nombre de déterminations d’échanges sur le Loir à l’état de veille. L’ensemble des résultats obtenus, est consigné sur le tableau XVIII et la figure 6.

aie ca lorique

Thermogénèse du Loir en fonction de la température du milieu.

Les animaux vivent en société par 4 ou 6 individus dans des cages des mêmes dimensions que celles décrites dans le cas des Spermophiles. La température de la pièce où ils séjournaient a oscillé pendant l’année entre 11° et 19°, pouvant exceptionnellement atteindre 22 ou 23° en juillet. Le jeûne con-

du Loir [e] O Oo O (eXe] © © © © e © [e) © (e} OO © 9 © © (°] ce [e] [e] o %o o © o o © © O [e] [e] (os) eg En D RE POP EE PE PT RE Re LS 25 20 15 © 70 G +0- 5 10 15 FIGURE 6.

TABLEAU XVIII

Echanges respiratoires du Loir à l’état de veille à différentes températures.

7 = 3.8 | 5 | Mois de #2 | & | l’année Calories SS |K entre sa ï ; : Un par Tempéà < a | lesquelles Poids en | Température ee Calories par mètre rature 24 0 les grammes | de la mesure HOire kilo et heure | Carré de | rectale È Ë & | mesures surface et] moyenne ê E Ê ont été 24 heures 0% | © faites 2 A , FA x 4e août (140) (3300) (0,699) (2,709) (416) (3405) 4 7 199 2906 0,731 3,789 527 3804 décembre (262) (2800) (0,766) (4,960) (629) (908) juillet (140) (2700) (0,706) (3,591) (543) (3702) 6 8 200 2591 0,740 4,133 582 3802 septembre (262) (2308) (0,766) (x,657) (659) (395) mars (90) (21492) (0,705; (5,315) (756) (3609) 10 |15 196 1907 0,733 6,920 957 3704 décembre (281) (1802) (0,767) (9,482) (1143) (3800) juillet (145) (1607) (0,699) (7,047) (1095) (3602) 5 8 194 12°8 0,744 8 628 1183 3607 octobre (242) (1001) (0,786) (10,039) (1309) (3706) mai (111) (803) (0,717) (7,982) (1243) (3700) 6 7 192 3°6 0,737 11,182 1504 37°9 octobre (273) (109) (0,794) (13,891) (1697) (3900) juin (139) (—0°6) (0,727) (10,450) (1430) 3 :| 169 — 1°4 0,745 11,772 1545 —— juillet (230) (—1°8) (0,753) (13,198) (1720) mai (155) (—501) (0,713) (11,586) (1559) (3606) 4 5 187 — 609 0,733 13,360 1783 37°7 septembre (225) (—801) (0,749) (14,345) (2115) (3806) avril (155) (—1108) (0,733) (14,586) (1976) (3707) 4 6 | 195 —1308 0,741 15,479 2175 35°5 août (215) (—1409) (0,765) (16,970) (2353) (3403) (août (187) (—2004) (0,744) (14,950) (2221) 2 2 212 —20°4 0,750 15,668 2235 = — laoût (237) (—20°4) (0,755) (16,380) (2249) * entre parenthèses les limites extrêmes observées. ** jeûne de 7 heures avant les mesures.

ES HE tee = £ Æ æ

trôlé, suffisant pour obtenir un Q. R. de lipides, a été de 7 heures à 20°. Sauf dans le cas, où les animaux ont vécu à la glacière à 8° ou à l’étuve à 28°, cette durée de jeûne a toujours été suffisante. Dans ces deux cas particuliers, il a fallu parfois pousser le jeûne plus loin, comme il a été noté sur les tableaux de chiffres s’y rapportant.

Pour obtenir les résultats consignés dans le tableau XVIII nous avons étudié les échanges sur des animaux réveillés adultes pesant 100 à 200 grammes. Les mesures ont été effectuées

à partir du mois d'avril jusqu’en décembre. Dans un grand nombre de mesures nous avons suivi la tempér ature rectale des animaux : nous avons observé une fois chez un Loir vivant à 20° une température de 34°5. Dans les mesures faites à la neutralité thermique, la température en fin de mesure a oscillé entre 39°8 et 38°1. Jusqu’aux températures de —8°, la température rectale, mesurée en fin d'expérience, n’est pas tombée à des valeurs inférieures à 36°. Ce n’est que dans les mesures faites entre — 13° et — 15° que la température rectale est descendue à 35°3, 35°1, 34°4. L'animal est par conséquent arrivé à son « sommet » de production calorique. L’examen de la figure n° 6 nous révèle le même fait, car entre — 11° et -— 20°, la production n’augmente plus : la courbe régulièrement ascensionnelle depuis la neutralité thermique jusqu’à —10° se maintient au même niveau entre — 10° et — 20°. La moyenne des huit mesures faites entre — 11°8 et —20°4 donne une production calorique de 2190 Calories par mètre carré de surface et 24 heures. La production minimale obtenue entre 29° et 23°7 (13 mesures) se chiffre par 561 Calories. Le Quotient métabolique de Giaja est par conséquent de 3,9. Nous sommes en présence d’une valeur typique d’homéotherme parfait. La pente de la thermogénèse de réchauffement est très accusée : pour un écart de 39° (29° et — 10°) la production augmente de 1629 Calories, ce qui correspond à une augmentation de 7,4 p. 100 par degré d’abaissement de la température. BENEDICT [9], dans ses recherches sur le Rat, constate une augmentation de 5,1 p. 100 pour un écart de 18° (entre 28° et 10°).

Il résulte de cet exposé que la régulation chimique est très bien développée chez le Loir : il réagit au refroidissement de courte durée (3 à 4 heures) comme un homéotherme. Une seconde question se posait, à savoir comment le Loir réagit au

TABLEAU XIX

Thermogénèse du Loir adapté à 3 températures différentes.

nu o Be Te cope 0 GI CREME ETS RE EE = ER © ë 2 Ë Heu breancl + à es! nm — d G = 2 .

E4% ë re a 5 2 * Poids Tempéra- | Quotient Calories Len io Sun CES EE Es en ture de la respi- par kilo Le jee 26 Tes Re E ‘rammes mesur. {oi tI CAES ë o S s 5 2 E £ £ g$ e esure ratoire e ieure 24 heures En E fe “ a Des = Œ* = © © = HV SEA LE 26-837 (177) * (2707) (0,704) (3,350) (476) 280 | 23-737 188 2800 0,728 4,468 612 16-9-37 (207) (2804) (0,746) (5,007) (684) 19-8-37 (177) (1906) (0,746) (6,701) (902) 290 1957-27 3 | 178 1909 0,776 7,153 966 25-8-37 (180) (2004) (0,809) (8,018) (1086) de 23-/-97 15-9-87 | 1 | 209 8°0 0,729 9,910 1411 22 10-8-37 (170) (100) (0,714) (10,521) (1398) Cr 28-7-37 | 3 | 192 191 0,718 11.063 1532 LE ie OO CUS (206) (191) (0,731) (11,823) (1676) | 2797-37 (115) (2900). (0,707) (4,720) (551) 18° | 10-7-37 4 | 127 2808 0,720 4,962 598 | 30-7-37 (142) (2802) (0,731) (5,353) (625) 29—7-37 (123) (2197) (0,703) (5,921) (250) 189 | 10-7-37 | 4 | 135 2202 0,718 6,547 803 23-7-37 (147) (2205) (0,740) (7,378) (881) 3-8-37 (117) (901) (0,707) (9,19) (1120) 180 | 10-7-37 4 | 126 10°0 0,722 10,145 1215 6-8-37 (135) (1026) (0,722) (11,516) (128) 12-8-37 (137) (100) (0,706) (9,940) (1232) 180 | 10-7-87 | 4 141 18 0,722 10,866 1358 16—-8—37 (148) (205) (0,730) (14,975) (1491) ES + | 29-737 (112) (2795) (0,787) (6,768) (765) 8° 17-37 GRI2S 2801 0,761 6,897 826 ‘| 24-8-37 (147) (29014) (0,719) (7,587) (877) rs 20—7-3 (105) (2009) (0,694) (7,529) (960) Re, 4-7-37 IPSRE 2104 0,714 9,581 1137 3-9-37 (450) (2409) (0,751) (13,447) (1532) 24 5-8-37 (142) (904) (0,716) (11,824) (1560) He 17-37 4 | 123 909 0,727 14,768 1785 9-8 -37 (435) (1102) (0,748) (18,501) (2159) Fe 13-8-37 (115) (009) (0,721) (15,810) (1946) LU 1-7-37 | 4 | 124 103 0,737 17,730 2140 17-8-37 (133) (195 (0,744) (20,020) 19357) * Entre parenthèses sont représentées les valeurs expérimentales extrêmes. Jeûne de 7 heures à 20° avant chaque mesure.

#* Jeûne de 12 heures, dont 7 à 27°.

séjour prolongé à basse température. Pour répondre à cette question, nous avons réparti 9 Loirs en trois groupes égaux : l’un est placé le 1.7.37 au réfrigérateur réglé à 8°, le second séjourne à 18° à partir du 10.7.37., et le troïsième est placé le 23.7.37 à l’étuve réglée à 28°.

Les mesures d'échanges ont été faites entre le 20.7.37. et le 16.9.37. Comme le montre le tableau XIX, où sont-consignés les chiffres expérimentaux, la thermogénèse du Loir adapté a été suivie à quatre températures différentes.

Les Loirs jeûnent 7 heures à 20° avant chaque mesure. Les chiffres obtenus sur les animaux séjournant à 18° ne diffèrent que très peu des chiffres obtenus sur les Loirs « adaptés » à 28°. Mais les valeurs recueillies sur cet hibernant vivant en été à 8°, sont augmentées aux quatre températures étudiées : les augmentations sont les suivantes :

ATTa”neütralite thermique ‘de... ur + 33 p. 100 A 00 2 CAR Re TO MU ee EE + 18 p. 100 ADS detre ND ORNE L 97 p. 100 AL ORAN EN EE be he ER CR ee + 40 p. 100

Comme les échanges augmentent à peu près autant à la neutralité thermique et à 1°, le rapport entre la thermogénèse à 1° et la thermogénèse à 28° ne varie pas :

1532 2124 TRES 2,5 et

En résumé, les conclusions générales auxquelles nous aboutissons après cette étude sur le Loir sont les suivantes :

1° Le Quotient métabolique du Loir est un Quotient d’homéotherme (3,9).

2° La pente de la thermogénèse de réchauffement du Loir est très accusée ; elle correspond à une augmentation de 7,4 p. 100 des échanges par degré d’abaissement de température.

4° Le séjour prolongé du Loir, en été, à 8°, provoque une adaptation très nette de sa calorification à cette température qui se traduit par une augmentation des échanges de 30 p. 100 environ.

G. — LÉROT (Myoxus arbor).

Nous avons étendu les expériences d’adaptation à une autre espèce de Myoxus, le Myoxus arbor, de poids nettement inférieur à celui du Loir. Nous avons opéré de la même manière

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