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Fixation de la vapeur d’eau et de l'acide carbonique. — La vapeur d’eau a été retenue sur de la ponce sulfurique soigneusement préparée (LE BRETON [51]). Nous n’en avons pas suivi l'augmentation de poids au cours des mesures, Car nous n'avons jamais eu recours à la méthode de BENEDICT en circuit fermé pour évaluer la perspiration insensible. L’eau est retenue dans une grande colonne de ponce qui n’a pas été pesée. Un tube en « U » de 200 cm de capacité, rempli également de ponce sulfurique est placé entre la colonne initiale et les tubes destinés à fixer l’acide carbonique. Ce tube, régulièrement pesé, sert de témoin ; son poids ne doit pas varier au cours des mesures.
L’acide carbonique est retenu sur de la soude granulée. On réalise un mélange de ponce fraîche granulée à volume égal avec la soude. Par ce procédé, on évite l’obturation des tubes à soude par l’eau dégagée pendant la réaction de l’acide avec la soude. Les tubes qui contiennent le mélange soude-ponce ont une capacité de 200 ou 500 cm, selon la taille de l’animal -en expérience. L’excès d’eau non retenue par la soude est fixé sur un dernier tube en « U » de 200 cm* ou 500 cm’, rempli de ponce sulfurique.
Dans un tiers des mesures, l’acide carbonique a été retenu sur de la chaux sodée Darasse ou Rhône-Poulenc.
Pompe. — Pour assurer la circulation d’air dans le montage, nous avons utilisé deux pompes à palettes : l’une est la pompe même décrite et utilisée par BENEDICT, l’autre pompe a été calquée sur la première ; elle permet des débits d’air plus grands et est d’une construction un peu plus solide. Les deux pompes plongent entièrement dans un bain d’huile et sont mues par le même moteur. Avec le grand modèle de pompe, nous avons réalisé les débits d'air suivants :
150 à 200 litres par heure chez la Marmotte,
100 à 150 litres par heure chez le Hérisson,
80 à 100 litres par heures chez le Hamster pesant de 400 à 500 grammes.
Les débits qui ont oscillé de 60 à 120 litres par heure ont été réalisés indifféremment par les deux types de pompes. Ces débits ont été employés dans les expériences sur le Spermophile, le Pigeon, le Loir, le Lérot, le Hamster doré et le Muscardin. Un débitomètre, placé entre la pompe et le spiromètre, indique à tous moments l'intensité de la circulation d’air.
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Cage à métabolisme. — Ce n’est qu’exceptionnellement que nous nous sommes servis de la cage à joint d’eau du montage original de BENEDICT. Son mode de construction nécessitant le fonctionnement à l’air, nous ne l’avons utilisé qu'aux températures de 18° à 23° réalisées normalement au laboratoire. A toutes les autres températures, nous avons eu recours à une cage en laiton du genre de celle décrite antérieurement par nous [46 b]. La capacité de la cage était adaptée à la taille des animaux à étudier : une cage de 2,5 litres a été employée dans les cas où le poids de l’animal ne dépassait pas 100 grammes. Pour les animaux pesant de 100 à 500 grammes, nous avons eu recours à des cages de 5,5 litres de capacité ; quand l’hibernant pesait environ 1 kilo, comme le Hérisson et certaines Marmottes, nous avons choiïsi une cage à métabolisme de 10 litres ; enfin les Marmottes pesant de 1500 à 2500 grammes ont été placées dans des cages de 14 et 15 litres.
La cage à métabolisme est placée entièrement sous l’eau dans un thermostat dont on modifie la température à volonté. Un ou deux thermomètres émergeant des cages indiquent les variations de température de l’atmosphère intérieure au cours de la mesure. L'animal en expérience est placé dans une deuxième cage de contention de dimensions réduites et finement grillagée. La tête de l’animal est toujours orientée vers l’arrivée de Pair.
Inscription des mouvements. — La cage de contention repose sur une plaque d’aluminium qui est maintenue à une de ses extrémités à 0,5 ou 2 cm. au-dessus du fond de la grande cage par deux petits pivots fonctionnant en charnière. L’extrémité opposée de la plaque d’aluminium repose sur un tambour de Marey portant une petite pièce de liège sur sa membrane, ou sur une petite poire de caoutchouc. Selon le poids de l'animal on réalise un contre-poids par des élastiques de force appropriée. Ainsi est évitée une déformation trop forte du système inscripteur. On peut, à l’aide de ce dispositif fonctionnant en statographe, inscrire des mouvements aussi fins que la polypnée thermique. (Sauf indication spéciale, toutes les mesures d'échanges d’hibernants ont été faites entre 14 h. 30 et 17-h.: 30).
B. Mesure de la perspiration insensible.
C’est la méthode de HALDANE [39] dont nous nous sommes servis pour évaluer la perspiration insensible. Cette méthode nous a semblé pratiquement la meilleure pour atteindre notre but, l’animal à étudier étant toujours exposé à une atmosphère sèche. Dans tous les cas où nous n’avons pas opéré à la température du laboratoire nous avons procédé de la façon décrite antérieurement par nous [46 b]. C’est surtout dans nos mesures sur le Pigeon que nous nous sommes écartés sensiblement de la température de la pièce où nous faisions les pesées. Afin de réduire au minimum l’erreur toujours possible dans la pesée de la cage, nous avons fait des mesures de 2 heures. La constance des Quotients Respiratoires des Pigeons à jeun est la meilleure preuve que notre erreur ne pouvait être que minime.
Nous avons utilisé les mêmes tubes en U que ceux décrits dans la méthode de BENEDICT pour recevoir le mélange de soude granulée et de ponce. L’eau de l’atmosphère, en amont de la cage, a été fixée sur de la ponce sulfurique contenue dans des tubes identiques tandis que l’eau émise par l’animal a été retenue indifféremment sur de la ponce ou par des barboteurs à plaque de pâte de verre (Schott Jena) chargés d’acide sulfurique.
Il est naturel que nous ayons rejeté toutes les mesures où l'animal a souillé sa cage au cours de la détermination. Cet inconvénient est d’ailleurs exceptionnel dans les mesures d’une durée de 2 heures (Spermophile et Hamster). Dans le cas du Pigeon nous avons utilisé le dispositif de CAsPARi- ZunTrz [19] pour recueillir les évacuations eloacales.