‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 62 sur 111 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Techniques utilisées.

1° Méthodes en circuit ouvert.

a) MÉTHODE DE HALDANE.

Nos premières recherches qui datent de Fhiver 1932-33 ont été réalisées sur des Chauves-Souris de 20 g. environ. Ne disposant à cette époque ni d'appareil à analyse des gaz, ni de circuit avec pompe, nous nous sommes vus obligés d'utiliser Ja méthode pondérale de HALDANE [20]. Nos conditions expérimentales rendaient l’emploi de cette méthode particulièrement délicat, Pour remédier autant que possible aux inconvénients rencontrés, nous avons opéré sur un lot de plusieurs animaux et prolongé les mesures pendant 24 heures environ. Mais, méme dans ces conditions, les quantités d’acide carbonique et d’eau à mesurer étaient faibles. Nous avons utilisé des petits tubes en «<U> avec bon rodage pour fixer l’eau et lacide carbonique. Les tubes chargés de soude granulée ou de ponce sulfurique pesaient moins de 300 g.. [ls étaient pesés sur une balance de précision après avoir été soigneusement essuyés et séchés, La plus grande difficulté résidait dans la pesée exacte de la cage. Nous avons indiqué il y a plusieurs années tous les soins que l’on doit porter à cette opération [26 a]. Pour réaliser une température rigoureusement constante pendant les mesures, nous avons dû plonger la cage dans un thermostat à eau. Avant la pesée — au début et à la fin de la mesure — on sèche soigneusement la cage et on la ventile ; il faut qu’elle soit à la même température que le laboratoire où on la pèse. Notre cage en verre soufflé est munie de 2 bouchons rodés avec robinets également rodés. Même chargée des petites cages individuelles contenant les Chauves-Souris, son poids reste inférieur à 500 g.; elle peut donc être pesée sur une balance de précision. Dans presque toutes nos mesures, nous l’avons pe-

es

Dr CHARLES KAYSER.

sée contre une cage de volume et de surface à peu près identiques, soumise aux mêmes conditions expérimentales, mais dépourvue d'animaux ; on réduit ainsi les erreurs au minimum.

Dès nos premières mesures, nous nous sommes aperçus que les Chauves-Souris soumises à un courant d’air sec de 20 litres à l’heure perdent des quantités d’eau très considérables. Pour éviter une dessiccation des animaux — la momification des cadavres de Chauves-Souris est connue de tout le monde —— nous avons placé sur le circuit, en amont de la cage, un barboteur de BENDER-HOBEIN chargé d’eau. Les deux exemples de mesures que nous relatons montrent que, quoique d’un emploi très délicat, cette méthode a pu donner des résultats satisfaisants

Page 1