h55 | 0,622 |.0,03 #1 0,50 %| 21,0 | 13,6 TROT ee
» 1202 | 0,945 | 0,50 %| 0,23 %| 17,7 | 16,2 DR RM PRET ES ne L Loir N° 23 pesant 130 grs.
21-438 | 6n 0,671 | 0,03 %| 0,66 %| 12,08 | 8,11 | 9,43! 6,32 | 10,25 |, » 2830 | 0,867 | 0,66 %| 0,28 %| 13,95 | 12,10 | 4,54 | 3,93 4397 PAU
23-41-38 6n 0,647 | 0,08 % | 0,87 %| 14,59 9,44 | 114,39 | 7,36 | 10,80 EE » 0n50 | 1,113 | 0,87 %| 0,28 %| 28,55 |-31,88 | 3,09| 3,44 rs %
Enfin, nous avons réussi à réaliser des Q.R. de l’ordre de 0,3 en faisant respirer au Loir endormi un mélange gazeux dont la teneur en acide carbonique était augmentée. Nous donnons ci-contre un protocole expérimental un peu détaillé.
Expérience du 9.3.38.
Loir N° 22, pesant 80 g.
Volume de la cloche à échanges 393 cm?—(ramené à 0° et 760 mm) — 379,8 cm?
Volume de la pipette à gaz.... 1165 cm®—(ramené à 0° et 760 mm) -— 1067 cm3
Volume total (corrigé) 1446,8 cm
Durée de la mesure 55 minutes.
La composition du gaz contenu dans la pipette est la suivante au début de lexpérience
O, — 19,462 p. 100 Nous intercalons par conséquent dans CO, — 1,5539 p. 100 le circuit une pipette à gaz qui, au lieu
de contenir de l’air atmosphérique pur, contient un mélange gazeux où nous trouvons, par rapport à l’air atmosphérique normal 1,474 p. 100 d'oxygène qui manquent et 1,5239 p. 100 d’acide carbonique en excès.
L'analyse des gaz, en fin d'expérience, donne les valeurs
suivantes ODA AIS AO D EL00 O1 pM0lequieman quent par rapport à la com-
position normale de l’air CO; p. 100 —: 1,2009 p. 100 CO; — 1,1709 p. 100 en trop
A l’aide de ces données nous calculons
1° La composition de l'air du circuit, au début de l’expéfience :
10,670 X 1,474 — 15,728 cm d'oxygène qui manquent par rapport à l’air atmosphérique normal, 10,670 X 1,5239 — 16,260 cm# d'acide carbonique en excès.
2° La composition finale de l'air du circuit a été
14,468 X 1,217 — 17,608 cm* d'oxygène qui manquent 14,468 X 1,1709 — 16,941 cm* d'acide carbonique en excès.
Le changement de composition centésimale de l'atmosphère du circuit relevant des échanges respiratoires de l’animal au cours de la mesure est le suivant
CO: : 16,941 O: : 17,608 — 16,260 — 15,728 0,681 1,880 0,681 ORNE — — (0,362 1,880 OMCORSOMMEÉDAMNEURE RAM in en 2,051 cm?
COMÉiMINCADaADHeURC CRE AR enr ar 0,743 cm?
Oxygène consommé par kilo.et heure . ......,.... 25,63 cm Acide carbonique éliminé par kilo et heure...... 9,286 cm5
Quoique nous n’ayons pas de preuve directe fournie par les variations de la réserve alcaline chez le Loir, nous croyons être en droit de conclure de toutes ces expériences que les Q.R. anormaux observés chez le Loir en état de sommeil hibernal dans les mesures d'échanges par confinement sont des Q.R. « apparents » et non métaboliques. Le Q.R. métabolique normal de 0,71 est masqué par des rétentions ou des décharges d’acide carbonique que fait le Loir quand la concentration de cet acide de l’atmosphère confinée augmente ou diminue au cours de la mesure.
TABLEAU XVI
Consommation d'oxygène du Loir à l’état de sommeil hibernal en présence et en l’absence de faibles concentrations d’acide carbonique de l’atmosphère confinée.
Concentration finale de l’acide carbonique de l’atmosphère con finée
Date de la mesure
N° d’ordre Poidsdel'incividu en grammes Température à laquelle les mesures ont été Quotient Oxygène consommé par kilo et heure en cm Moyenne ae la consommation d'oxygène en cm?
absorption du CO? sur de la chaux sodée
Moyenne des 6 mesures :
Moyenne des 6 mesures :
c) Effet des concentrations faibles d’acide carbonique sur la valeur de la consommation d'oxygène du Loir en état de sommeil hibernal. — En opérant à température rigoureusement constante et en ayant soin de ne jamais déranger le Loir dans son sommeil, on observe une belle constance de la consommation d'oxygène. Les expériences faites sur le Loir N° 23 entre le 25.4.38 et le 5.5.38 le démontrent nettement (tableau XVI).
Ces mêmes expériences montrent aussi que des concentrations de 0,30 à 0,59 p. 100 d’acide carbonique n’augmentent pas la consommation d'oxygène qui reste la même en présence de telles concentrations d’acide carbonique ou en l’absence de toute trace d’acide carbonique de l’atmosphère confinée (14,05 cm# d'oxygène consommé par kilo et heure et 14,56 cm d’oxygène consommé). ; |
Mais si on laisse accumuler l’anhydride carbonique de facon à déterminer une chute du Q.R. on peut observer une augmentation de la consommation d'oxygène. L'expérience du 9.3.38 que nous avons rapportée avec quelque détail en est un exemple typique (la consommation d’oxygène atteint 25 cm* par kilo et heure). Les deux dernières expériences relatées au tableau XIV en sont deux autres exemples caractéristiques. Nous retrouvons dans le cas du Loir au cours du sommeil hibernal, le même phénomène que celui découvert par KRroGH [27] sur la Grenouille et que nous avons décrit plus haut (2° partie de ce travail) : de faibles concentrations d’acide carbonique (0,5 à 1 p. 100) de l'atmosphère confinée augmentent la consommation d'oxygène du'poikilotherme ou de l’hibernant endormi. Nous n’avons pas cru, contrairement à LüpickE [30], être en droit d’attribuer à ce phénomène la cause du fléchissement du Q. R., car l’effet stimulant de l’acide carbonique sur la consommation d’oxygène s’observe en présence de Q. R. inférieurs ou égaux à 0,70. Il peut même arriver que cet effet s’observe avec un retard, dans la seconde mesure, durant laquelle la concentration en CO, de l’atmosphère diminue, comme dans l’expérience du 23.438 relatée au tableau XV. Ces constatations nous amènent à rejeter l’Aypothèse de LünickE [30] que la rétention d'acide carbonique peut modifier le Q. R. par un processus métabolique.
d) Variations de la consommation d'oxygène du Loir en état de sommeil hibernal en fonction de la température du milieu, —- Notre technique du confinement modifiée nous a permis d'aborder l'étude de la consommation d'oxygène et de la calorification du Loir en fonction de la température du milieu. Dans le cas de la Marmotte et du Spermophile, nous avions constaté que le facteur essentiel qui déterminait l’intensité de la calorification était la profondeur du sommeil. Grâce à notre nouvelle technique, nous avons pu expérimenter sur des animaux qui dorment très tranquillement pendant de longues périodes sans qu'aucun agent extérieur vienne modifier la profondeur de leur sommeil. C’est ainsi que nous avons pu étudier l’effet d’une différence de 2° de la température du milieu sur la calorification du Loir en état de sommeil hibernal. Pour réussir ces expériences, il nous a fallu opérer aux deux températures dans des conditions rigoureusement identiques : même animal, étudié dans la même cloche, en utilisant les mêmes tubes de connection et la même pipette à gaz. L'ensemble des chiffres obtenus est consigné au tableau XVII.
TABLEAU XVII
Echanges respiratoires du Loir à l’état de sommeil hibernal. Valeur du coefficient de van’t Horr. Mesures faites à 2 températures différentes sur le Loir N° 23, pesant 130 g.).
Température à Oxygène ë Quotient consommé par Date de la mesure à laquelle la D se kilorotrE CL LHAtE respiratoire K110 et heure
en cm3
24-38 FA 10° 0,702 16,25 2—-4-—38 10° 0,743 15,00 &—4-38 10° 0,705 16,18 L—h-38 10° 0,705 16,29 4k-4-38 10° 0,694 15,36 5—-4-38 109 0,745 15,58 Moyenne : 6 mesures faites à 400 0,711 15,78 54-38 8° 0,756 13,38 6-4-38 go 0,717 12,45 7-k-38 80 0,685 19,25 7-k-38 80 0,676 13,32 7-k-38 8° 0,775 14,34 8-4-38 80 0,743 12,54 8—-4-38 80 0,716 13,14 8—-4-38 8° 0,706 13,51 Moyenne : 8 mesures faites à 8° 0,722 13,24
Si nous calculons à partir de ces chiffres le coefficient de van’t HoFr par extrapolation, nous obtenons
ue d — 2,54 n’:xX 10 + a n — 2,0 Qx —= 1,96 Qu ne A 1308 Re
Il en résulte que le Loir à l’état de sommeil se comporte en véritable poikilotherme car l'intensité de ses échanges respiratoires double pour une élévation de la température du milieu de 10°.