‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 82 sur 111 · SOS SOS · texte numérisé non relu

SOS SOS

Il nous paraît intéressant de noter que le chiffre le plus bas obtenu à la fin de la période de sommeil est le même que celui obtenu fin juin (167 Calories par mètre carré et 24 heures, tableau XXIII, de la première partie de ce mémoire.

2) à 20°, la production la plus forte a atteint la valeur de 20,61 Calories par kilo et heure ou 1427 par mètre carré et 24 heures. Nous sommes en présence d’un chiffre d’homéotherme de même taille (CHEVILLARD indique des valeurs de 21,0 à 29,0 Calories par kilo et heure pour la Souris blanche à 21°).

Cette valeur n’est atteinte que grâce à des mouvements ; comme en été, la Chauve-Souris ne peut produire beaucoup de chaleur qu’en fournissant un travail musculaire intense. La production minima a été de 0,553 Calories par kilo et heure ou 38,26 Calories par mètre carré et 24 heures. Notons que nous n'avons jamais obtenu en été un chiffre aussi bas à 20”. Le chiffre minimum a été de 1,2 Calories par kilo et heure, soit une valeur double de cette observée en hiver. C’est la même valeur que nous retrouvons dans les mesures du 3/4-4-33 et du 16/17-12-32. :

3) à 12°5, le rapport entre les calorifications extrêmes est de 1 : 16. La production de chaleur la plus forte a été de 2,93 Calories par kilo et heure ou 204,8 par mètre carré et 24 heures.

La production la plus basse a été de 0,3 Calories par kilo et heure ou 20,2 Calories par mètre carré et 24 heures. Ce chiffre est le même que celui que nous avons obtenu en été à 9°2 (0,3 Calories par kilo et heure ou 21,1 Calories par mètre carré et 24 heures).

4) Mais si en été il y a identité de la production calorique de la Chauve-Souris dont la température rectale est de 11°2 ou de 8°2, nous observons en hiver une chute de la production aux températures inférieures à 10° ; c’est ainsi qu’à 4°5 la production tombe en hiver à 0,1 Calories par kilo et heure ou 7,4 par mètre carré et 2} heures.

La Chauve-Souris se comportant hiver comme été en poikilotherme et n’atteignant une calorification d’homéotherme que par des mouvements, il est facile — contrairement à ce que l’on observe chez tous les autres hibernants — d'établir une courbe représentant la calorification en fonction de la température du milieu. Nous avons calculé le Q;, pour les pro-

ductions de chaleur qui s’étendent de 4° à 19° ; les résultats

ont été les suivants

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