Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésies
0 vous , qui descendez de notre grand Henri , Soiiiïrez, Reine, en ce jour que mon frère chéri * Vous présente, en mon nom, respectueux hommage, JLes vers rapidement écrits sur cette page.
* M. le comte Alexandre de Golonna-Walewski , frère de l" auteur, aujourd'hui ambassadeur de France en Angleterre, venait d'être alors nommé en la mpme qualité près Sa Majesté la Reine d'Espagne.
4 — Heureux, si , dans ces temps pleins d'agitations , Vous daignez y trouver quelques distractions !
Un soir, j'étais assis sur les cimes glacées Qui couronnent le front des hautes Pyrénées , Lorsquun parfum charmant du sollbérien Vint pénétrer mes sens, et m'inspira soudain Ces Échos imparfaits, qu'à vos pieds accompagne Le nom harmonieux de votre belle Espagne. Reine , ces humbles vers vous porteront mes vœux Pour que vos jours futurs soient des jours glorieux ; Pour que Dieu vous bénisse , et que le ciel sourie A celle qui rendit le calme à sa patrie ! Oh ! combien du Seigneur les grands enseignements Doivent-ils nous frapper dans les événements ! Et combien devons-nous, dans une foi profonde. Attendre le retour des choses de ce monde î
Naguère notre France, en un repos lionii»eiir, Croyait en lessentir sans cesse la faveur ; Et près d'elle existait une noble contrée Par la guerre civile en tout lieu déchirée : C'était l'Espagne ! Eh bien ! c'est la France à son tour Qui s'agite...* et la paix rétablit son séjour Dans les États soumis à votre doux empire , Reine," qu'aime l'Espagne et que l'Europe admire!
* Ces vers étaient écrits avant le grand acte du 2 décembre 1851. Aujourd'hui la France entre dans une ère nouvelle, grâce au prince Louis-.Napoléon , qui a si bien mérité de rEurope et de la société tout entière.