NAPLES ET PARME
>APLES ET PARME
Ma lyre , il faut encor poursuivrp.
Et consacrer un de tes chants , Une des pages de ce livre A d'autres augustes Infants !
Jl est de la tige espagnole , Tige féconde en royautés,
Deux loris rameaux qu'une auréole
Accompagne de ses clartés.
Sur le rivage d'Italie
Ils fleurissent dans leur éclat ;
Le royaume au duché se lie
Par lois de famille et d'État.
Voluptueuse Parthénope
Au pied du Vésuve fumant ,
Tu me rappelles l'antilope
Non loin du tigre se jouant.
Et toi , Parme , est-il rien qui plaise
Plus que les sites enchanteurs ,
Où sont les palais des Farnèse
El tes villas aux mille fleurs?
Le roi du saint pontife Pie
Protégea les affreux revers
— ii:^ —
Alors que dans Rome eiivaliie S'agitaient des hommes pervers.
Le duc Infant Louis de Parme De rien n'a lieu d'être jaloux .
Passant des jours dorés, que charme Des arts l'assemblage si doux.
Le roi sur les riches Siciles Étend un sceptre respecté:
Le duc sur des plaines fertiles Voit régner son autorité.
Roi Ferdinand , daignez entendre Avec faveur mon chant lointain ; Tel qu'alcyon , il va s"étendre Sur le bleu flot napolitain. Porté par la brise légère, Au duc Louis il parviendra.
Et peul-èlre son noble père Du poëte se souviendra (1).
{Ij L'auieur fait ici allusion à une époque heurouse de sa vie qui s'écoula à Florence. Il y était honoré des bontés du Grand-Duc de Toscane et de l'Infant de Lucques, père du duc de Parme. Il n'oubliera jamais non plus la bienveillance avec laquelle il fut accueilli par Leurs .Majestés Louis ^apoléon, ancien roi de Hollande, père du Prince Président, et Jérôme .Napoléon, ancien roi de Westphalie.
L'AMOIR ET L'ARGEM'