‹ Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésiesChapitre 28 sur 31 · LUCIE, LE COLONEL, HUBERT · texte numérisé non relu

LUCIE, LE COLONEL, HUBERT

LUCIE (frappée de l'air inquiet d'Hubert >.

D'où VOUS vient donc, Hubert , VOUS si gaicrordinairo, Ces traits bouleversés , cet air d'anxiété?

HUBEUT.

Voici , je le crains bien , la triste vérité : Senor comte en rentrant , ma chère demoiselle , A trouvé son cousin.

LUCIE

Oui , je me le rappelle.

HUBERT

Ainsi que don Jodet , revenu brusquement , Comme s'il se passait un grave événement.

— ia —

LUCIE ■avt'c vivacité)

Et puis, et puis, Hubert? je suis toute tremblante...

HUBERT

J'ai d'abord entendu la voix haute , éclatante Du senor San - Marcel , je crois, et puis Monsieur M'a demandé sa boîte à pistolets.

LUCIE { avpc accablement ].

Malheur î...

HUBEHT.

Ensuite ils sont sortis, et suivant l'apparence, Ils se battent tous deux en ce moment , je pense.

LUCIE là son [)ève).

San - Marcel ! quand Hubert l'a nommé devant moi , (' Dans les pressentiments j'eus toujours confiance) Je n'ai pu retenir un mouvement d'efTroi : Ainsi, ^ans deviiiei" qu'en son extravagance

Il venait ce malin dans le projet sanglant De provoquer Torval , j'ai senti cependant Un serrement de cœur, qui m'était une preuve Que m'attendait du sort une cruelle épreuve.

(En ce mora^nl Hubert court vivement vers la porte et revient précédant Torval qui entre le bras en écharpe, suivi de don Jodel.)

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