ROSINA
TROISIÈME MAA"I)0LI3m'E
Rosina si gentille , Blanc et parfumé lis , Toi qui . sous ta mantille .
Sais appeler les Ris , Ta guitare Andalouse Prends en tes blanches mains Sur la verte pelouse Chaque printemps reviens.
Le printemps est , ma belle , La saison des plaisirs , Et l'agile hirondelle Ramène les désirs ; Et la muse muette Pendant les froids autans, Quand naît la violette , Retrouve ses accents.
Les seigneurs de Castille , De te plaire jaloux, Sont de ton œil qui brille , Dit-on , amoureux fous.
De grâces , de jeunesse , Suave et jeune fleur , Ce n'est pas la richesse Oui feia ton bonheur.
A ton Peblo fidèle Hien n'a pu t'arraclier.
Et sage autant que belle A lui ton cœur entier!