‹ Les écoles du nord-ouestChapitre 54 sur 62 · A QUELLE DATE — AVANT OU APRES L’AMENDEMENT · texte numérisé non relu

A QUELLE DATE — AVANT OU APRES L’AMENDEMENT

Interpellation de M. A. Pavergne aux Communes et réponse du gouvernement, suivies d’un commentaire du “Nationaliste” :

Le gouvernement ou quelqu'un des ministres a-t-il eu connaissance de l’entrefilet suivant qui paraît chaque jour dans le “Canada”, de Montréal, sous le titre: “Le jugement de Mgr Legal”:

“Nous «omîmes satisfaits du système d’écoles que nous avons, et nous espérons qu’on nous le laissera.”

2. Ces paroles sont-elles extraites de quelque document dont le gouvernement ou quelqu’un des ministres ont eu connaissance?

3. En ce cas, le gouvernement ou le ministre qui connaît ce document aurait-il quelque 'objection à donner connaissance à la Chambre du document tout entier?

La réponse du premier-ministre est que le gouvernement a lu, commue tout le monde, la déclaration publiée par le “Canada”, mais qu’elle n’était pas extraite

d’un document en possession ou à la connaissance du ministère ; que de plus Mgr Legal n'avait jamais communiqué avec le ministère sur la question des écoles.

UN DEVOIR S’IMPOSE DONC AU “CANADA”: DIRE AU PUBLIC OU IL A PRIS SES INFORMATIONS, ET LES PUBLIER EN ENTIER.

Autrement, cette preuve ne vaut absolument rien, et ON PEUT LA NIER CRAINTE.

Ive 23 mai, lettre du député de Montmagny au “Canada”, restée sans réponse.

Nouvelle lettre adressée au “Canada” par M. Lavergne, dans le “Nationaliste” :

Oh ambre des Communes,

Ottawa, ce 27 mai.

M. Olivar Asselin,

directeur du “Nationaliste”.

Mon cher directeur,

Le “Canada”, lundi dernier, en réponse à une interpellation faite par moi aux Communes, disait que la déclaration publiée quotidiennement dans ce journal soius le titre: “Le jugement de Mgr Legal”, “faisait partie d’une interview donnée par l’évêque de Saint-Albert à un journaliste canadien”.

Trouvant ces renseignements par trop incomplets, j’ai immédiatement écrit au “Canada” pour savoir QUAND ET A QUI CETTE INTERVIEW AVAIT ETE DONNEE ET OU JE POURRAIS EN RETROUVER LE TEXTE.

Je n’ai pas eu l’honneur d’une réponse.

N’ayant pas gardé copie de ma lettre, je crois devoir écrire de nouveau au “Canada”, mais cette fois en me servant des colonnes de votre journal.

J, 'espère ainsi attirer son attention davantage, et obtenir les détails désirés. Veuillez croire, mon cher directeur, à ma haute considération.

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