‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 35 sur 127 · QUATRIÈME LIEUTENANT-GOUVERNEUR DE MANITOBA · texte numérisé non relu

QUATRIÈME LIEUTENANT-GOUVERNEUR DE MANITOBA

C'est en Décembre 1882, que l’Honorable James Cox Aïkins fut préposé à l'administration de Manitoba. Plus heureux que ses prédécesseurs, il trouva l'organisation des pouvoirs et des intérêts publics assez avancés pour qu'il pût exercer ses fonctions en se reposant sur la responsabilité de ses ministres. °

L’Acte de Manitoba était compris; les tentatives faites pour en éluder la signification véritable avaient échoué aux pieds du trône: ceux qui avaient cru pouvoir tenter cette voie avaient eu à se repentir et à l'abandonner. L'usage des deux langues officielles, le fonctionnement d'écoles en harmonie avec les vues des deux sections de la population, tout cela avait contribué à rendre aux fertiles plaines de la vallée de la Rivière-Rouge la quiétude et le contentement dont ses habitants jouissaient autrefois. Les projets administratifs de Lord Selkirk, maintenus par la Compagnie de la Baie d'Hudson, garantis par l'Angleterre et le Canada, et soutenus par les lois de Manitoba, avaient réussi à établir l’ordre et l’harmonie. À l'appui de cette assertion, je puis invoquer le témoignage d’un des hommes les plus ardents à | poursuivre un

ren 1

ordre d'idées dont le seul résulial ne peui ‘être que que da perte de ces incomparable bienfaits de la paix, de l'harmonie, de la bonne entente et de la confiance mutuelle. Le Rév. Dr G. Bryce écrivit en 1882, un livre intitulé : « Manitoba, its infancy, growth and present condition ».

Celui qui se montre aujourd’hui le partisan si actif et si impétueux de l'asservissement des Catholiques en matière d'éducation, contrairement aux vues bien clairement manifestées par Lord Selkirk, celui-là même n’a pas toujours pensé ou écrit comme il agit aujourd’hui. A la page 351 de son livre, on lit le passage suivant :

Page 1